Jeudi 2 juillet 2009

Manquant de repère après la journée de mardi, je positionnerai juste 2 graphes ci-dessous on attendant d'y voire plus clair grâce notament au "Weather market" (ou les températures élevées vont occasionner des dégats en terre à faible réserve hydrique dans les grandes plaines céréalières de la moitié Nord, ainsi que les températures élevées attendues aux Etats-Unis et dans d'autres pays)..

Wheat échéance Septembre 2009 à 5,355 $ le boisseau


Il faut maintenant franchir les 5,50 $ le boisseau pour retrouver le sourir.

14H30 : les cours du blé sur le MAT échéance Novembre 2009 à 141€


Idem, il faudra franchir en clôture les 143€ pour que l'espoir renaisse, avec un stop très serré à 139€ (c'est très chaud, comme le climat en ce moment).

Pour répondre à Toto, on mettant les graphes en ligne, je me suis fait la même remarque, n'y aurait-il pas une figure à déchiffrer sur le moyen terme ? Ci-dessous, le Wheat en rapproché (juillet) :
Par Claude
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Mercredi 1 juillet 2009
Tout d'abord un grand merci à vous fidèles lecteurs et acteurs de ce blog qui après un an et demi d'existence vient de battre de nouveaux records d'audience avec sur le mois de juin avec les statistiques suivantes :

- 8 000 visiteurs uniques (7 985 exactement)
- 17 500 pages vues
- journée record le 30 juin = 1 150 pages vues et 375 visiteurs uniques
- position du blog sur la plate-forme = 422 ème / plusieurs dizaines de milliers

Ce blog est avant tout un lieu de partage de l'information concernant les marchés des matières premières agricoles. Comme vous le savez, je travaille dans la profession agricole, et de ce fait, je ne peux coller directement à l'actualité très dense des marchés, mais depuis plusieurs semaines, je m'emploie à mettre sur pied une équipe de personnes toutes professionnelles dans leurs domaines de compétences respectives afin de mettre en ligne un site Internet dédié à la profession agricole au sens large du terme.
Cela prend plus de temps que prévue (démarches de création, juridique, partenaires, d'organisation etc ...), mais soyez en sûre, je souhaite vous apporter un outil dans l'utilisation que vous pourrez en faire vous apportera pleinement satisfaction.
Nous sommes le 1er jour de la nouvelle année de commercialisation et le blog "Marché des céréales" va continué à vous accompagner en attendant que le relais soit pri par le site portail Internet.
Vous souhaitant une bonne moisson à tous, je vous ai mis un peux de lecture ci-dessous dans vous trouverez les liens et la source en bas de page.
Encore merci à vous fidèles lecteurs.



Les politiques agricoles et la tourmente des marchés mondiaux des matières premières



Intervention prononcée par Lucien Bourgeois, Economiste, Membre de l’Académie d’agriculture, lors de la table-ronde Quelle politique agricole au défi de la crise alimentaire modiale ? du 9 juin 2008.

 

Merci, Monsieur le Président.
Effectivement, le spectacle offert par les marchés agricoles a complètement changé depuis trois ans. Nous nous étions habitués à une certaine morosité de ces marchés. Les prix baissaient assez constamment et un leitmotiv revenait, en particulier en Europe :
« Mais pourquoi s’obstiner à maintenir une agriculture en Europe alors que le Brésil ne demande qu’à devenir la ferme du monde ? »

Une idée prédominait : Les aides à l’agriculture visaient à rendre les exploitants agricoles plus compétitifs afin qu’à terme cette agriculture restructurée puisse se suffire à elle-même et fournir encore un certain nombre de matières premières. Mais nous allions surtout vers une conception paysagère de l’agriculture visant un environnement protégé, des paysages de qualité, une conception d’enfant gâté que je qualifie volontiers de « politique Marie-Antoinette ».

L’Europe était donc très perplexe par rapport à son domaine agricole. La conscience des dettes que nous avions par rapport à l’après-guerre subsistait, mais à mesure que cette période s’éloignait - le mur de Berlin n’est plus qu’un souvenir - l’agriculture était de plus en plus considérée comme un empêcheur de tourner en rond. Chacun se souvient de la célèbre diatribe de Tony Blair en juin 2005 : L’agriculture coûte à peu près 40% du budget européen, il est inadmissible de continuer à distribuer à l’agriculture cet argent qui serait plus utile à la recherche et aux secteurs de pointe !

L’effervescence qui agitait le marché des matières premières industrielles (hausse fulgurante des prix du cuivre, du pétrole, du manganèse, du cobalt etc.) a longtemps contrasté avec la morosité persistante du secteur des produits agricoles. Mais les observateurs ont été rassurés par la hausse observée depuis quelques années, d’abord sur le maïs, ensuite sur un certain nombre de produits. L’année dernière à pareille époque, l’effervescence sur le maïs se propageait au blé puis aux produits laitiers. Cette hausse des produits laitiers a fait ressurgir le spectre de la pénurie mondiale, suscitant un vent de panique renforcé par les prévisions de croissance démographique (on prévoit un accroissement de deux milliards et demi d’habitants). Je rappelle que la situation alimentaire mondiale est assez mauvaise : huit cent cinquante millions de personnes (selon les chiffres de la FAO) souffrent de la faim, deux milliards souffrent de carences alimentaires préoccupantes et, dans nos pays, l’obésité frappe environ un milliard de personnes. Moins de la moitié des six milliards et demi d’habitants sont dans une situation relativement normal. « La poule au pot tous les dimanches » de notre bon roi Henri IV reste un rêve pour beaucoup de personnes dans le monde qui n’ont pas accès aux protéines animales.

L’augmentation des prix des matières premières alimentaires (expliquée par la démographie mondiale, la météo et la forte demande de nos amis chinois), le risque de pénurie mondiale ont suscité l’idée qu’il fallait augmenter la production par tous les moyens, même et y compris avec les OGM, dans tous les pays où c’était possible. La réalité est à mon avis un peu différente de cette idée un peu passéiste de l’agriculture. Le secteur agroalimentaire est encore extrêmement puissant en France, les IAA (industries agroalimentaires) constituent le premier secteur industriel de notre pays et l’Union européenne reste le premier producteur de blé et de lait du monde. Chose plus souvent ignorée, l’Europe a dépassé les Etats-Unis sur le plan des parts de marché mondial en matière d’agroalimentaire. Ceci n’est pas dû aux aides à l’exportation, celles-ci ont en grande majorité disparu et cette conquête par rapport aux Etats-Unis date de 2006.

La cause, évidente pour un étudiant de première année d’économie, est que l’Europe est beaucoup plus spécialisée que les Etats-Unis sur les produits transformés . Ce n’est pas un hasard si Nestlé est la première firme agroalimentaire du monde. Nestlé est la première firme à avoir bien compris le fonctionnement de l’Europe et de la PAC et si elle a maintenu son siège social en Suisse, c’est parce que les Suisses ont compris qu’ils pouvaient, sans payer les inconvénients de l’Europe, en garder tous les bénéfices (en faisant de la surenchère fiscale pour attirer les sièges sociaux).

Je ne les critique pas : ils ont extrêmement bien utilisé la mécanique qu’était la Politique agricole commune pour assurer leur expansion. On peut dire de façon caricaturale que toutes les entreprises agroalimentaires européennes ont bénéficié, grâce à l’aide du contribuable, d’une matière première de qualité européenne au coût mondial.

Revenons sur la cause de la hausse des prix. J’ai regardé les statistiques du marché du blé, du maïs. Quelle n’a pas été ma surprise de constater que 2007 a vu la récolte la plus importante qu’on ait jamais connue. On nous disait que la moisson avait été mauvaise en Europe et que la sècheresse récurrente en Australie devenait de plus en plus problématique. Certes, la moisson a été difficile en Europe mais grâce aux capacités techniques la production n’en a été que peu affectée (à 5% près, on était dans les mêmes quantités que d’habitude). La sècheresse australienne a joué beaucoup plus mais si l’Australie est un grand pays exportateur (les vingt millions d’habitants ne consomment qu’une faible part des céréales produites) en termes de production, l’Australie produit les bonnes années 2% de la récolte mondiale, moins de 1% les mauvaise années. La production australienne, qui peut atteindre parfois trente-cinq millions de tonnes, ne joue donc qu’à la marge. En 2007, l’accroissement de la production de maïs aux Etats-Unis a été de soixante-dix millions de tonnes : en une année le seul accroissement de leur production fait deux fois la production de l’Australie les bonnes années !

La première chose qui m’avait frappé était donc que la récolte n’avait jamais été aussi importante dans l’histoire, certains pays ayant fait de très bonnes récoltes. Quant aux importations chinoises de blé et de maïs, elles avaient diminué tandis qu’elles augmentaient sur le soja. On aurait pu s’attendre à une flambée des cours sur le soja mais non sur le blé et le maïs. C’est oublier que l’Europe et les Etats-Unis pratiquaient depuis un certain nombre d’années une politique très malthusienne par la baisse des prix qui entraînait une volonté de réduire la production. On a donc essayé, par des mesures de régulation de la production, comme le gel des terres, de diminuer la production dans nos pays. Puis, la diminution des stocks - parce qu’ils coûtaient cher – a donné le signal aux spéculateurs de toute la terre, d’où l’effervescence sur ces marchés.

J’ajoute à cela un élément extrêmement important qui a joué en très peu de temps, c’est la décision du gouvernement américain d’affecter à la production d’éthanol une partie (20% à 30%) de sa production de maïs. Les Etats-Unis produisant la moitié de la récolte mondiale de maïs, c’est 10% à 15% de la production mondiale qui est affectée à un usage non alimentaire. Ce fut la cause des « émeutes de la tortilla » au Mexique il y a presque deux ans. Soixante millions de tonnes (affectées par les Américains à la production d’éthanol), c’est la totalité du marché mondial du maïs. On comprend bien que, si une année donnée, au lieu de fournir du maïs pour les aliments du bétail ou pour les tortillas mexicaines, on en consacre une grande partie à la fabrication d’éthanol, ça pèse beaucoup sur le marché. C’est ce qui s’est passé. On a donc vu une montée fulgurante des cours en 2006 qui s’est calmée un peu en 2007 en raison d’une production importante. Mais on assiste à quelque chose de tout à fait étonnant : le prix du maïs a encore augmenté de 30% depuis le début de cette année alors que la récolte n’a jamais été aussi importante dans l’histoire (environ six cents millions de tonnes au début des années quatre-vingt-dix, sept cent quatre-vingts millions de tonnes aujourd’hui, soit 30% de plus).

Malgré cette production abondante, le prix continue à augmenter parce que les Etats-Unis ont annoncé qu’il fallait passer de soixante millions à cent millions de tonnes (soit 1,5 fois le marché mondial). Nous avons eu la chance d’avoir une récolte exceptionnelle en 2007, que se passera-t-il demain si la récolte est normale, voire insuffisante ?

Le marché des produits laitiers a connu une effervescence qui s’est calmée depuis deux ou trois mois. Les prix du beurre et du lait sont revenus à leur niveau de l’année dernière. Le prix du blé, en baisse rapide, est lui aussi, en train de revenir à son niveau de l’année dernière.

L’effervescence est donc relativement cantonnée au maïs et au soja. Cet oléagineux sert en particulier à la fabrication d’aliments du bétail et il a fait partie des importantes augmentations d’importation de la part de nos amis chinois. La Chine a choisi à peu près la même stratégie que l’Europe mais, avec encore moins de terre disponible par habitant que l’Europe, les Chinois ont choisi d’importer les aliments du bétail : très vigilants sur leur sécurité alimentaire, ils n’importent ni maïs, ni blé pour l’alimentation humaine mais beaucoup de produits pour les aliments du bétail.

Le prix du sucre est inchangé depuis plusieurs années parce que le Brésil, premier producteur de sucre du monde, a des capacités de croissance de sa production qui lui permettent de fournir le marché mondial du sucre tout en faisant de l’éthanol.

Quels éléments peut-on retirer de ces observations ?

La suite : http://www.fondation-res-publica.org/Les-politiques-agricoles-et-la-tourmente-des-marches-mondiaux-des-matieres-premieres_a299.html
Vous y trouverez un fichier PDF de l'exposé : http://www.fondation-res-publica.org/attachment/98515/?PHPSESSID=caef3b1c269096dfc0e330c0eedb1cd9

Source : Fondation Res Publica
Lundi 09 Juin 2008
Par Claude
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Mardi 30 juin 2009

PARIS, 30 juin (Reuters) - Le contrat de référence du marché à terme du blé européen, novembre BL2X9 a clôturé une séance mouvementée, en baisse de 3% à 139,50 euros/tonne après avoir touché un plus bas depuis plus de six mois après la publication par l'USDA de ses estimations de surfaces aux Etats-Unis.

Dans son rapport publié ce jour, l'USDA a relevé très au-dessus des attentes du marché à 87,04 millions d'acres (35,2 milions d'hectares), les surfaces consacrées au maïs aux Etats-Unis, la céréale dont le bilan mondial était attendu le plus tendu en 2009-2010.

Estimée à 12,3 millions de boisseaux, la production américaine de maïs pourrait être la deuxième meilleure récolte enregistrée après le record de 13,04 millions de 2007 et un printemps humide qui a perturbé les ensemencements.

Les surfaces de soja gagnent de leur côté 2% par rapport à l'an dernier à 77,48 millions d'acres, laissant présager une récolte également record qui compenserait la baisse des stocks.

Pour le blé, l'USDA table sur 59,78 millions d'acres, un repli de 5% par rapport à la saison dernière mais un niveau supérieur aux attentes du marché qui tablait sur 58,24 millions d'acres.

"Le rapport a été très surprenant et la réaction à la hauteur de la surprise", a commenté un intermédiaire du marché à terme.

Plus de 12.000 lots ont ainsi échangés sur la seule échéance novembre.

"Les chiffres annoncés par l'USDA vont permettre de pallier à un éventuel pépin météo dans les semaines à venir", a ajouté un autre.

Le maïs à Chicago est tombé jusqu'à sa limite journalière de baisse de 30 cents par boisseau, un plus bas depuis quatre mois, tandis que le blé (SRW) est descendu jusqu'à 5,50 dollars le boisseau.

Malgré la réduction de la chute des cours à Chicago en cours séance, le blé européen a clôturé en-dessous de son support majeur de 140 euros/tonne (à 139,5€/t), ce qui pourrait l'emmener vers son plus bas depuis l'ouverture du contrat de 131,75 euros/tonne, touché le 5 décembre dernier.

Source : Reuters 30/06/09 à 18h40 (Valérie Parent)

Voici donc la cause à notre retournement brutale de marché.
Je reste partagé sur le fait de ce qui vient de se produire ce jour, car si l'on y regarde de plus près, on a ce soir sur le Wheat un premier signal de retournement de marché avec l'indicateur suivant : le Stochastique lent (ce dernier était en sur-vente depuis plusieurs semaines, rarement vue). Et de plus des Volumes records, alors ... je reste dubitatif sur la signification de la séance d'aujourd'hui et de nos 16 000 lots échangés sur le blé au MAT.
Il me semble que le marché raffole des contre-pieds. Demain étant un autre jour ... et surtout le 1er jour de la nouvelle campagne de commercialisation pour la récolte 2009/2010, on saura très vite si les opérateurs auront récupéré leurs esprits.

Par Claude
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Mardi 30 juin 2009

Attention, journée cruciale aujourd’hui pour suivre la nouvelle tendance des cours des céréales pour la nouvelle récolte avec le rapport USDA qui tombera cet après midi.

 

Les opérateurs ont depuis plusieurs semaines débouclé leurs positions sur les céréales on attendant de commencer à y voire plus clair sur les premiers éléments de la nouvelle récolte 2009/2010.

 

On peut s’attendre ce jour à voire des mouvements importants se mettre en place concernant les différentes commodities agricoles (l’ancienne campagne prenant fin ce jour et la nouvelle commençant le 1er juillet). Dans un contexte économique très dégradé (baisse de la consommation), des stocks importants (pour le blé), une situation climatique en demi teinte (sec à un endroit, humide à un autre etc …), des cours des céréales qui ont fortement baissé sur les 4 dernières semaines.

Donc touts les intervenants sont prêts à se positionner dans un sens comme dans l’autre en fonction des prémices du rapport de l’USDA de cet après midi.

 

Allez, pour une fois, je vais me mouiller, et vous annoncer que mon sentiment est relativement haussier à C.T pour 66% (avec un risque baissier à 33%).

Plus clairement, cela signifie que pour les 3 à 6 mois à venir, je vois les cours du blé sur le MAT évolué entre :

-         150 à 165 €/t en règle générale

-         165 à 180 €/t si des éléments extérieurs venaient à provoquer une tension

-         135 à 150 €/t si le pessimiste l’emportait (récolte importante sur le globe et continuation de la crise)

Je précise que cela n’est que mon avis personnel, et n’est en aucun cas un avis tenant effet de prédiction. J’attends vos points de vue et je souhaite vos vives et chaudes réactions à ces dernières lignes.

 

Regardant maintenant le graphe pour le blé sur le MAT échéance novembre 2009 :



Le Stochastique se redresse pour la première fois depuis plus de 4  semaines.
Les cours viennent de repasser au-dessus de la moyenne mobile à 7 jours.
Hier, nous avons assisté à la fermeture du 1er gap baissier (il en reste 2).
La tendance baissière établie depuis le 2 juin (magnifique canal) est rompue.

En aparté, sur la moitié Sud du département de la Marne, avec les journées de dimanche et lundi, nous venons d'assister à un décrochage des blés assez rapide (le potentiel de ces parcelles est irrémédiablement atteint) et cela va aller en s'aggravant (malheureusement).
En est-il de même dans vos régions respectives ? J'attends vos réponses dans la rubrique commentaire. Merci d'avance.

Par Claude
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Lundi 29 juin 2009

Depuis ce week-end, nous assistons à une montée en puissance des températures sur la France entière, avec une prévision à 7 jours confirmant ce scénario sans une goutte d’eau à prévoir.

Cela ne serait pas inquiétant, si nos sols étaient largement pourvus en réserve hydrique, mais il me semble que le sud du bassin parisien va commencer à souffrir, car nos réserves hydriques sont très faible et de plus avec des ETP de 6 ou 7, la migration des réserves vers le grain va se faire mais avec une baisse du potentiel.

Il se peut donc qu’à l’échelle d’une partie de la France, les quintaux commencent à s’envoler, et de ce fait que les estimations pour les céréales (hors escourgeon) soient revues à la baisse. On jetant un rapide coup d’œil sur le continent européen, il me semble que nous ne soyons pas les seuls dans ce cas de figure, alors attention au retour des fonds sur nos chères commodities agricoles et notamment le blé.

De plus, avec des indicateurs mathématiques qui sont tombés au maximum de leurs points bas, on pourrait assister à un mini rallye sur les cours, d’autant plus que des gaps baissiers ont été semés lors de la phase brutale de baisse, il se pourrait donc que d’un point de vue technique, nous assistions à un comblement de ces gaps (150/151€ et 156/157€).

 

Pour ceux qui doutaient de mon optimisme, comme j’aime à le rappeler, en bourse, c’est au moment où le sol semble se dérober sous nos pieds que les professionnels les plus ardus commencent à se remettre en position (et ensuite le troupeau suit), donc vous devinez au bout du compte qui sont les gagnants et les perdants, comme toujours les 1ers et les plus audacieux (mais attention, cela n’étant pas une science exacte, on se brûle les ailes un moment ou un autre quelque soit son niveau de maîtrise du risque).



A suivre de près, car cela pourrait démarrer sur les chapeaux de roues dès ce lundi, donc possibilité d'accompagner le mouvement avec des certificats pour les plus réactifs d'entre vous.

15 H 30 : les cours du blé échéance novembre 2009 reprennent des couleurs à 144€ (après avoir comblé le 1er gap des 144,5€ que j'ai oublié ce matin).
Concernant les certificats, je vous en propose 2 ci-dessous (décorélés de la parité), dans le 4719S semble le plus intéressant et certains ne s'y trompent pas avec déjà plus de 2 000 titres échangés par rapport à une moyenne de 250 titres.

Certificat quanto ABN AMRO/RBS Société Générale
Code 1171N 4719S
Sous Jacent Blé US Blé US
Achat 35,31 40,7
Vente 35,66 40,93
Spread 0,35 0,23
Carnet d'Ordre 5 000 1 000
les cours (achat et vente) sont constatés à 15h45 sur le site de Boursorama.
Par Claude
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Samedi 27 juin 2009

En quinze ans, les surfaces de pois, féverole et lupin sont passées de 750.000 à 165.000 hectares. Pour stopper ce déclin et la perte d’indépendance en matière protéiques, un plan de relance des protéagineux est enclenché. L’interprofession (Unip) et les chambres d’agricultures ont donc organisé une journée technique mardi dernier, le 23 juin, à Paris. Appel à la mobilisation et rappel des aides mises en place.

 

« Nous sommes dans une situation d’urgence, a martelé Pierre Cuypers, président de l’Unip en ouverture des débats. C’est pourquoi un plan de relance, qui doit en premier lieu profiter à l’alimentation animale, est lancé. Il y a une forte incitation règlementaire des pouvoirs publics pour augmenter les surfaces de protéagineux. Objectif ? Remonter à un niveau de 400.000 hectares d’ici 2012. En novembre, l’Union européenne a, pour cela, pérennisé l’aide spécifique de 55,57 €/ha jusqu’en 2011 inclus dans le cadre du découplage des aides. Suite au bilan de santé de la Pac, fin février, le gouvernement a, de son côté, dégagé une enveloppe de 40 millions d’euros pour la production de protéines végétales. Et un soutien pluriannuel de 800.000€/an sur cinq ans en faveur de la recherche et de la création variétale complète ce plan. Nous devons tous nous mobiliser pour relever le challenge. Pour réussir, à nous de mettre en avant les atouts agronomiques, environnementaux et économiques des protéagineux.»

Modalités en cours

Les modalités d’application nationales de ces aides sont en cours. « Elles devront notamment préciser le périmètre des cultures éligibles, les conditions d’éligibilité et le niveau d’aide qui sera vraisemblablement calculé en divisant l’enveloppe de 40 millions d’euros par le nombre d’hectares et donc dégressif au fil de la remontée des surfaces, précise Eric Giry, sous-directeur des produits et marchés végétaux au ministère. Les montants indicatifs seraient de 150 €/ha en 2010 pour une surface cible de 267.000 ha, de 125 €/ha en 2011 pour une surface cible de 320.000 ha et de 100 €/ha en 2012 pour une surface cible de 400.000 ha. »

Eric Giry a souligné, qu’en plus de « ces nouveaux leviers au service d’une volonté politique », il existait aussi des soutiens indirects via les dispositifs de type agro-environnemental pour lesquels l’introduction de protéagineux dans les assolements participe à l’atteinte de leurs objectifs. « Telles que les mesures de réduction de la fertilisation (Mae territorialisées), et, l’an prochain, la Mae rotationnelle "bilan de santé" en zone intermédiaire (60 millions d’euros) et l’article 68 "diversité des assolements" (90 millions d’euros) », a-t-il détaillé. 
Source : Terre net du 26/06/09

Par Claude
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Jeudi 25 juin 2009
Magnifique "Doji" constaté ce jour en chandelier japonais et en plus avec un volume de plus de 7 400 lots sur l'échéance novembre 2009. Alors il ne reste plus que la journée de demain pour finir la semaine sur une note positive !!!



Et de surcroît, les marchés financiers comme annoncé en début de semaine étaient près du gouffre, mais comme d'habitude c'est à ce moment que les contrariens passent à l'achat, et comme par magie la hausse revient tout naturellement.
Est-ce que sera le même cas d'école sur le blé ? rien n'est moins sûr à cause des stocks et aucune visibilité crédible sur la récolte à venir.
Par Claude
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Mercredi 24 juin 2009

Terre-net Média a demandé à un agriculteur conseiller en gestion d’expliquer le raisonnement qu’il a tenu pour commercialiser au mieux sa récolte de blé de 2008. C’est sur le marché à terme qu’il a réalisé les meilleurs profits en vendant un cinquième de sa récolte.

 

Le marché à terme est comme le marché physique un outil de commercialisation. Comment peut-on l’optimiser ?

Le marché à terme n’est pas le recours de la dernière chance pour commercialiser son blé. Pour une année donnée, il faut anticiper en commençant à s’intéresser à la vente de sa récolte un an avant, c'est-à-dire avant de l’avoir semée et en l’occurrence de l’avoir récoltée et stockée. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il faille engager toute sa production sur le marché à terme. En revanche, ce mode de commercialisation est un moyen de réaliser précocement des arbitrages en tentant de couvrir une partie des charges engagées.

 

Et pour être un peu moins seul à prendre ses décisions, pourquoi ne pas échanger ses réflexions à plusieurs pour confronter ses points de vue ?

Dans tous les cas, le marché à terme n’est pas un outil de commercialisation qui peut être employé pour tenter de compenser des coûts de production trop élevés et un manque de productivité.

Les cours affichés reflètent une appréhension du marché à quelques mois et non pas l’évolution des coûts de production de l’exploitant ou de celui des intrants et de l’énergie. En revanche, le marché à terme peut être un outil de commercialisation destiné à valoriser des produits que le marché physique ne permet pas de faire à un temps donné.

Le marché à terme permet donc de mieux vendre sa production ?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord s’entendre sur ce qu’on entend par bien vendre. S’il s’agit de vendre sa récolte au meilleur prix, l’avenir le dira. Car le marché à terme correspond à une position que l’on prend par anticipation. S’il s’agit de garantir son chiffre d’affaires, la réponse est en revanche « oui ». Et il est alors possible d’affirmer, dans ce cas de figure, qu’un agriculteur sera parvenu à bien vendre sa récolte si dans un contexte de prix défavorable, il couvre ses charges.

Dans un contexte haussier, il faut accepter que la position prise sur le marché est le fruit d’une décision et non pas la manifestation d’une quelconque frilosité, celle de redouter l’avenir et ne pas avoir attendu que les cours soient encore meilleurs pour vendre. Car dans tous les cas, les bonnes décisions sont celles qui couvrent des risques définis à un moment donné !

Vendre sa récolte est-il, comme celui de produire, un métier à part entière?

Un agriculteur est par essence un spéculateur. Il refuse souvent de vendre en espérant des jours meilleurs. Or la pire des choses est justement d’attendre. Donc, soit il délègue la vente à un Os qui se charge de vendre ses récoltes, soit il décide de vendre lui-même sa récolte, ce qui suppose qu’il a la capacité de prendre lui même position sur le marché en fonction de paramètres et des objectifs précis qu’il s’est donnés.

 

Il faut rester modeste et ne pas espérer ne faire que de bons coups ! J’ai vendu 200 tonnes de blé à 188€ en 2008 par anticipation en juin - échéance novembre 2008, c’est à dire à un prix moyen supérieur à mon prix de revient de l’époque (160€/t). Ma position paraissait prudente aux yeux des experts puisqu’ils prédisaient de nouvelles hausses. Or il n’en a rien été et ceux qui ont attendu ont perdu beaucoup d’argent puisque le prix du blé s’est effondré. Les pertes subies sont parfois énormes car certains céréaliers ont engagé toute leur récolte.
Personnellement, j’ai attendu que les cours se redressent pour écouler à nouveau 200 tonnes à 147€ ce qui au total, sur les 400 tonnes vendues, mon prix de vente moyen s’est établi à 166€ la tonne.
Je ne suis pas sûr au final d’avoir bien vendu. Mais je suis sûr d’avoir mieux vendu mes 400 tonnes que certains de mes confrères puisque je suis parvenu à couvrir mes charges. Le reste de ma récolte est encore stocké et il m’appartient à prendre dorénavant position pour l’écouler dans les meilleures conditions.

Or je n’ai aucune lisibilité sur le marché. J’ai seulement mis une option sur le marché à terme indexée sur le matif avec un déclanchement à 160 euros.

Source : Terre-net Média 23/06/09

Le marché est en attente d'une direction (blé à 142€ sur novembre 2009).

Par Claude
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Mardi 23 juin 2009

Sur le front des devises, dans l'attente de la réunion de la Réserve fédérale américaine demain et mercredi, le billet vert reprend près de 0,62% face à la monnaie unique à 1 Euro pour 1,3865 Dollar entre banques.

Par ailleurs, les derniers chiffres de la "U.S. Commodity Futures Trading Commission" montrent que les Hedge-fund et autres grands spéculateurs ont réduit leurs positions longues sur le WTI sur la semaine close le 16 juin. Les positions spéculatives longues (ou paris sur une hausse future des prix), étaient supérieures aux positions courtes de 26.430 contrats, mais en baisse de 45% par rapport à la semaine précédente !

La situation toujours aussi tendue au Nigéria n'a donc que peu d'impacts sur les cours de l'or noir ce lundi. Pourtant les militants du Mouvement pour l'Emancipation du Delta du Niger ont de nouveau revendiqué l'attaque de deux pipelines au cours du week-end. Des pipelines appartenant au géant pétrolier Royal Dutch Shell...

Source : Boursier.com du 22/06/09

Regardant de plus près le pétrole : WTI échéance Aout 2009 clôture ce 23 juin à 68,6 $ le baril


On comprend mieux maintenant pourquoi les fonds spéculatifs ont commencé à se retirer du pétrole. Nous avons une première indication avec le MACD qui a coupé à la baisse sa ligne de signal, ainsi qu'avec le canal haussier.

Par Claude
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Lundi 22 juin 2009


142,25 € en clôture sur l'échéance novembre 2009, cela commence à devenir alarmant à plus d'un point.

La violence de la chute des cours (canal baissier fortement pentu), me laisse à penser que sur une matière première du type du Blé où les stocks sont importants, que la crise économique est loin de se terminer et d'ailleurs les spéculateurs se sont vite retirés, alors qu'ils commencent seulement à déserter les marchés boursiers avec la rupture du support du Dow Jones à 8580/8600 point, ainsi que la chute des cours du pétrole qui commence avec la journée de ce lundi.
Attention, cela peut faire de nouveau mal à la tête ...
Les indicateurs techniques sur le blé se sont fortement détendu et pour le moment, aucun signe de reprise en vue avec la première journée de cette nouvelle semaine à l'approche des futures récoltes de juillet.
Comme indiqué dans l'une de mes précédente analyse du milieu de la semaine dernière, les marchés peuvent aussi bien aller dans un sens comme dans l'autre. Il faudra attendre la confirmation avec la journée de demain, mais il me semble que nous nous dirigions tout droit vers le Sud (seul espoir, le CAC40 avait comme objectif les 3120 points sans remettre en cause le scénario haussier, autant dire que la marge de manooeuvre est maintenant limitée à sa portion la plus congrue possible).

Je reviens ce soir avec la clôture du Wheat qui me semble se diriger tout droit vers les 5,20 $ sur l'échéance en rapprochée.

IL SEMBLE QUE LORSQUE TOUT LE MONDE COMMENCE A ETRE NEGATIF, C'EST LE MOMENT OU QUELQUES PROFESSIONNELS PRENNENT LE CONTRE PIEDS :



EST-CE QUE CELA SE VERIFIRA UNE NOUVELLE FOIS ?

Superbe support à 5,40 $ sur l'échéance en rapprocher avant l'ultime à 5,20$.
Par Claude
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