Mardi 11 août 2009

La récolte française de céréales à paille se situerait cette année à 53,3 millions de tonnes (Mt), selon les estimations publiées lundi par le Service de la statistique et de la prospective du ministère de l'Agriculture, qui tablait sur 52,6 Mt un mois plus tôt. «La bonne récolte d’orge compense en partie la baisse de la production de blé» par rapport à l'an dernier, commente-t-il

 

La récolte de blé tendre est évaluée à 36,1 Mt, contre 35,75 Mt attendues début juillet. Elle serait en baisse de 2% par rapport à 2008, mais supérieure de 4% par rapport à la moyenne des cinq dernières années (2004-2008). Les surfaces sont en repli de 3% par rapport à l'an dernier et le rendement moyen, à 73,8 q/ha, gagne 1 q/ha.

 

«Globalement, la moitié des régions ont eu une hausse de rendement : + 6 q/ha en Champagne-Ardenne, troisième région productrice de blé tendre. Le Centre et la Picardie, première et deuxième région productrice, perdent 1 q/ha de rendement», précise le SSP.

 

Avec 2,1 Mt, la production de blé dur reste stable. La région Midi-Pyrénées, qui produit un quart de la récolte française de cette céréale, voit néanmoins sont rendement chuter de 9 q/ha.

 

La production d’orge se situe 18% au dessus de la moyenne 2004-2008, et établit un nouveau record en 2009 avec 12,6 Mt, soit 3% de mieux que le précédent record de 2008. La sole augmente de 2%, et le rendement moyen s’accroît de 1 q/ha.

 

La production d'orge d'hiver s’établit à 9,1 Mt, en hausse de 5% par rapport à la récolte 2008. Celle d’orge de printemps ne varie pratiquement pas, avec 3,5 Mt récoltées en 2009, et un rendement qui plafonne à 66 q/ha.

 

A 2 Mt, la production de triticale marque elle aussi un nouveau record. Elle est en augmentation de 8% par rapport à 2008, et de 14% par rapport à la moyenne quinquennale.

 

La production de colza est estimée à 5,3 Mt, contre 4,8 Mt prévues un mois plus tôt. Il s'agirait, pour cette production oléagineuse, du plus haut niveau historique (précédent record à 4,7 Mt en 2008), «grâce à l’effet conjugué d’une progression de la sole (+2%), et surtout d’un très bon rendement moyen qui dépasserait 36 q/ha, soit 3 q/ha de plus qu’en 2008», commente le SSP.

 

Après quatre années successives de baisse, la récolte de pois protéagineux est en hausse. Avec 529.000 tonnes, elle gagne 17% par rapport à 2008, mais reste encore en retrait de 48% par rapport à la moyenne quinquennale. Les surfaces sont en progression de 10%, et le rendement, estimé à 48 q/ha, gagne 3 q/ha par rapport à 2008.

 

La récolte de féveroles s’élève à 393.000 tonnes, en hausse de 25% par rapport à 2008, et de 24% par rapport à la moyenne quinquennale.

 

La première prévision du SSP pour la récolte 2009 de maïs grain se situe à 15,3 Mt, en diminution de 3% par rapport à 2008, mais encore supérieures de 6% à la moyenne quinquennale. Les surfaces seraient stables par rapport à l'an dernier.

 

La production de tournesol est quant à elle attendue à 1,7 Mt, en hausse de 5% par rapport à 2008. Les surfaces gagnent 9%.
Source : La France Agricole du 10/08/09

Petit commentaire, je ne comprends toujours pas comment "Agritel" a pu prendre comme base de rendement moyen 2008, 73,9 qx/ha, alors que les stats connues à ce jour donnent 72,8 qx/ha. Je n'en reviens toujours pas de commettre une erreur de ce type et donc tout logiquement d'annoncer de ce fait une production nationale de blé aussi élevée.
J'avais mis un petit billet on pariant sur le chiffre magique de 78qx/ha ou 7,8 T/ha avant que sorte l'estimation faite part cette Société, et j'ai effectivement visé juste.
Pourquoi ce chiffre ? Tout simplement, car le record Français était tout juste en dessous des 7,8 T/ha.
Rappelez-vous, à plusieurs reprises, je vous ai parlé du paradoxe des rendements de blé entre les scores cités plutôt à 3 chiffres de certaines parcelles et la difficulté d'obtenir les moyennes par exploitation.
Rien ne remplacera le terrain pour affiner ces enquêtes et estimer au plus près certaines données.
Enfin, ce n'est que mon avis, d'un ancien jeune qui a eu la chance d'avoir des responsabilités professionnelles au niveau national très tôt.
¨.S : nous avons aussi ODA qui sort son estimation de blé à 38,2 MT pour la France en 2009.
Qui aura le bon chiffre ? feuilleton à suivre ...

Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 10 août 2009

Vous me direz, quel est le rapport ? Juste pour répondre à ceux qui se demandent qui se cache derrière ce blog et notamment "Claude".
Je pense être quelqu'un de tout à fait banal, mais qui est depuis un certains nombres d'années passionné par le monde qui nous entoure et notamment le monde économique et plus particulièrement son fonctionnement.
Il se trouve qu'il y a près d'un an (aux alentours du 11 septembre 2008), suite à une discussion passionnée avec mon maître (c'est à dire mon père), je mentionnais le fait qu'il fallait que les bourses tiennent leurs niveaux qui étaient le leurs de début septembre 2008, si non on aurait au minimum une décennie à s'en remettre; et en bon fils de paysan, j'utilisais le raisonnement basic de la théorie de l'économie et de la création de richesse avec pour contre exemple celui donné par le Japon depuis le début des années 90. Et malheureusement, il y eu Lehman Brothers et ...

11 mois plus tard, au regard de l'article ci-dessous, j'ai malheureusement l'impression que l'élève est entrain de dépasser le maître (j'arrivais aux mêmes conclusions que le courageux économiste et prix Nobel 2008). J'aimerai tant avoir tord.

Bonne lecture, et surtout gravez-le, imprimez-le, encadrer-le pour la suite des évènements économiques mondiaux.


On a évité une nouvelle "Grande dépression" mais le redressement sera lent, selon Krugman :

Le monde a échappé à une "Grande dépression 2.O" mais cela va prendre au moins deux ans avant que l'économie mondiale ne se redresse totalement, a estimé lundi le prix Nobel d'économie américain Paul Krugman, à Kuala Lumpur (Malaisie).

Bien que le pire de la crise financière soit passé, le monde fait face maintenant à un ralentissement économique durable comparable à la "décennie perdue" que le Japon a subie dans les années 1990, a-t-il ajouté lors d'un discours devant un forum international de chefs d'entreprise.

"Comment s'en sort-on? La réponse technique est: Dieu seul le sait. Nous manquons terriblement de modèles", a dit M. Krugman, professeur d'économie à la prestigieuse université américaine de Princeton.

Dans le passé, des pays pouvaient se redresser rapidement grâce à leurs exportations, a-t-il ajouté, mais "à moins de trouver une autre planète pour y exporter, nous ne pouvons pas avoir un redressement économique porté par les exportations dans ce contexte de crise financière mondiale, ce qui signifie que nous sommes dans une situation grave", a-t-il ajouté.

Et il est hautement improbable que les autres solutions possibles -- hausses des dépenses de consommation, des investissements des entreprises et de l'immobilier -- puissent faire redémarrer l'économie américaine ou mondiale cette fois-ci, a estimé M. Krugman.

"Il semble que nous ayons évité la Grande dépression 2.0" mais "je suis persuadé qu'un redressement total ne pourra avoir lieu avant au moins deux ans et probablement même plus", a-t-il ajouté.

Il a comparé la situation de l'économie planétaire à "une version mondiale de ce qu'a subi le Japon quasiment tout au long des années 1990. Formellement, le Japon n'a connu que quelques périodes de récession au cours de sa décennie perdue, mais au final cela n'a été qu'une longue période de croissance molle", a-t-il dit.

Les autorités économiques devraient adopter davantage de mesures de relance, fixer des objectifs d'inflation plus élevés et encourager les investissements des entreprises.

"Nous ne savons pas lesquelles de mesures pourraient fonctionner, nous devons donc toutes les essayer", a recommandé M. Krugman.

Il a également préconisé de restructurer le système financier pour éviter une nouvelle crise, avec une régulation bancaire plus efficace et un encadrement des risques que les grandes institutions financières peuvent prendre.

"Le principe général, c'est que tout ce qui dans une crise a besoin d'être sauvé -- par exemple une banque -- doit être réglementé à l'instar d'une banque quand vous n'êtes pas une crise", a ajouté M. Krugman.

"Je ne crois pas que cela arrivera. D'une certaine façon, la manière dont nous avons agi pour éviter une complète répétition de la Grande dépression a eu un inconvénient: nous avons probablement sauvé l'économie trop tôt, avant qu'une volonté politique en faveur d'une réforme fondamentale n'ait été suffisamment forte pour susciter des changements", a-t-il estimé.

"En d'autres termes, je crains bien que tout va recommencer dans un avenir pas très lointain", a conclu l'économiste.

M. Krugman a obtenu en 2008 le prix Nobel d'économie pour ses travaux sur le libre-échange et la mondialisation.

Source : AFP le 10/08/2009 à 12:27

Un homme averti en vaut deux.

Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 9 août 2009

Faisant suite à l’article de presse (reportage sur 2 page) paru dans l’Union de ce dimanche 9 août 2009 (Marne, Ardenne, Aisne) en 2ème page concernant la moisson 2009, où le journaliste de l’Union m’a interviewé pour faire le point sur le marché, je souhaite apporté ces compléments d’informations concernant les fondamentaux.

Une coquille s’est glissée à la question suivante : « Et quel est, selon vous, son juste prix ? », « j’estime qu’il se situe autour de 200, 220 euros la tonne ».

Ma réponse concernait l’explication des cours sur la campagne 2007 ; et donc mon avis concernait rétrospectivement parlant la campagne de vente de l’année 2007, la juste valeur des cours du blé récolte 2007 se situant aux alentours de 200, 220 €/t (le reste étant imputable à la spéculation). J’ai précisé dans la foulée, que cette année 2007 était à supprimer de la mémoire des producteurs (car trop atypique), pour éviter d’être sans arrêt à contre courant pour vendre sa récolte.


Vous trouverez ci-dessous des éléments à mettre en perspectives sur le plan des fondamentaux.

Concernant les stocks mondiaux, avec la récolte mondiale 2007 (moindre), la projection des stocks finaux au 30 juin 2008 était estimée à 116 MT soit un peu plus 60 jours de réserves. Avec la récolte mondiale 2008 exceptionnelle de blé (environ 682 MT) par rapport à une consommation mondiale hors crise de 650 MT (environ 640 MT cette année avec la crise), les stocks fin au 30 juin 2008 seraient de 160 MT (+ 44 MT d'après de dernier rapport du CIC en date du 25 juin 2009) et la projection avec la récolte 2009 nous amènerait à un stock fin au 30 juin 2010 de 167 à 171 MT, soit une réserve de plus de 3 mois.

> Concernant la projection des cours du blé sur le marché à terme 2009/2010, l'équipe du blog "Marché des céréales" voit un prix cible aux alentours de 145 €/t (moins la base d'un montant maxi de 25€, soit un prix agriculteur de 120€/t), avec des fluctuations de +/- 20€/t soit des bornes de fluctuations comprises entre 125 et 165€/t sur le MAT EuronextLiffe sur le courant de l'année de commercialisation 2009/2010.

> Un élément comme la grippe "A" pouvant engendrée des baisses sur le marché dû à une moindre consommation (moins de sortie plaisirs du type "restauration"), ou à l'inverse des hausses contenues dû à un événement du type du phénomène El nino (retour probable dans les semaines à venir) pouvant engendrer des épisodes de sécheresse dans l'hémisphère Sud pour certains pays (comme l'Australie qui exporte beaucoup).




Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 7 août 2009

Je souhaite attirer votre attention au sujet de la journée de ce vendredi concernant pour le marché à terme des Volumes qui seraient historique pour un vendredi.
Tandis que le sucre poursuit son envolée magistrale (535€ échéance octobre 2009, à + 16,5€)  dans des volumes conséquents (près de 7 000 lots), je pense que nous assistons à un probable retournement de situation sur le marché du blé avec un premier indicateur, les VOLUMES qui sont colossaux à cette heure-ci (16h30), soit plus de 15 500 lots d'échangés dont plus de 11 000 pour l'échéance novembre 2009. Dans le même registre, je constate que le certificat quanto sur le Wheat (1171N) a lui aussi de gros volume à l'achat avec près de 10 000 pièces échangés (la moyenne journalière étant plutôt aux alentours des 250 pièces échangés avec des pointes à 2 000).
Le second indicateur est la bougie de ce jour qui est en train d'être formée, on est sur le point d'avoir un magnifique "Doji" avec un RSI qui pour la seconde fois en moins de 2 semaines se retrouve en zone de sur-vente (avec une probable divergeance haussière) et donc près à rebondir.
Lorsque l'on regarde les bandes de Bollinger, on observe que es cours sont sortie hors de la Boll inférieure, pour la réintégrer aussitôt.



Concernant l'objectif de baisse à CT des 128 voir 125, nous avons touché les 127€ ce matin avant de rebondir vers les 130€ en ce moment (17H00).
On peut considérer que les mauvaises nouvelles sont maintenant dans les cours, et que l'on devrait assister à un changement de direction dans les séances à venir dans le cas ou le support du Wheat  à 4,85$ échéance septembre 2009 sera préservé à la clôture.
 D'un point de vue des fondamentaux, les données sont maitenant connues, de nouveau une récolte importante en France, Allemagne et probablement en Angleterre, mais des chutes (estimées) de 10 à 30 % en Espagne, Roumanie, Hongrie, Bulgarie, Ukraine, Russie.
La Chine où les informations sont d'une "transparence irréprochable", avec ces 110 jours sans pluie ne reproduira sans doute pas le même score que l'année 2008, les Etats-Unis, où le blé d'Hiver ne fait pas des scores exceptionnels à comparer de 2008, mais bien sûr ce qui compte avant out c'est le blé de pintemps sur le Continent Nord Américain (info en attente).
Donc oui, la récolte de blé sera importante, mais non ce ne sera pas le score de 2008. Ah, j'oubliai l'Afrique du Nord, oui ils font de bons scores (conséquences : problème pour l'export des blé français), mais excepter le Maroc, où avec les pluies pléthoriques des 6 derniers mois (du jamais vue depuis 50 ans), ils font une récolte record en blé aux alentours des 6,5 MT, les autres pays de l'Afrique du Nord devraient avoir des récoltes hétérogènes.

A moins d'intégrer de suite la "grippe A" dans les cours, et là effectivement eon peut fcontinuer la chute des cours jusqu'à l'objectif des 115€/t échéance 2009, hypothèse que je me refuse de prendre en compte pour le moment; Il sera toujours temps à partir de la 2ème quinzaine de septembre 2009.


On suit tout cela sur la fin de soirée.

Clôture du Wheat ce vendredi soir échéance septembre à 4,89$ le boisseau, juste au-dessus du support à 4,85. Je vous rappelle pour mémoire, que la zone à ne pas franchir à la baisse pour garder la tendance TTLT en cour, est de 4,55 $ le boisseau.
Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Jeudi 6 août 2009
Bonjour à tous,

De passage devant mon écran, suite à l'estimation réalisée de la production de blé en France pour 2009 mardi soir et du fait de la réévaluation de la production de blé en Allemagne, ainsi qu'à de mauvaises statistiques économiques aux USA (chômages ...), les cours dublé sont repartis à la baisse dès mercredi après midi, et ce jeudi, les 132€ n'ont finalement pas résisté longtemps, les cours sur l'échéance novembre 2009 se repliant rapidement vers les 130,5€.
C'était ma crainte depuis que nous sommes venus comblé le gap des 138€ sans parvenir à le dépasser. La direction était toute tracée pour de ce fait repartir à la baisse; ajouter à cela une hausse important de l'Euro ou plus précisément une baisse du dollars et le tour est joué.

Avec le graphe du blé échéance Novembre 2009 sur le MAT c'est plus clair :



La consommation ..., La reprise économique ..., La production ...
Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 4 août 2009

 Bonjour à tous,

Je profite de cette semaine ensoleillée qui va permettre à nos amis les Nordistes de pouvoir terminer leur moisson dans d'excellentes conditions climatiques, pour faire un point en avant première sur les premières estimations de rendements "Blé tendre" en France pour cette récolte 2009 qui s'annonce comme un excellent cru sur le plan de la production, mais un moins bon en terme de qualité, ce qui marquera un paradoxe pour cette moisson.

C'est bien sûr grâce à votre réactivité sur ce blog (la petite bête qui monte ...) et à toutes mes connaissances au sein de la profession agricole que je puis m'essayer à cet exercice au combien difficile à cette heure de pouvoir donner ces chiffres en avant première :

                                      Surface 2008         Rendement 2008       Surface estimée 2009    
Nord-Pas de Calais    290 000                   90                                            289 000
Picardie                         542 000                  89,5                                         523 000
Haute Normandie       267 000                   92                                            255 000 
Basse Normandie      210 000                   78                                            210 000
Bretagne                       306 000                  72,5                                         304 000
Ile de France                243 000                   83                                            245 000
Champagne Ardenne 399 000                   73,5                                        401 000
Lorraine                         245 000                   69                                           241 000
Alsace                              44 000                    72                                             46 000
Bourgogne                    321 000                   64                                           319 000
Franche-Comté              68 000                   62                                              66 000
Auvergne                       109 000                   55                                           107 000
Centre                            727 000                   69,5                                        722 000
Pays de Loire               387 000                   68                                            378 000
Poitou Charentes        404 000                   65                                            375 000
Rhône alpes                117 000                    57,5                                        105 000
Aquitaine                       109 000                   52,5                                           91 000
Midi Pyrénées               239 000                   56,5                                         210 000

France métro             5 060 000                   72,9                                       4 920 000    

Source : SAA 2008 et source : conjoncture 2009

En 2008, la production de blé tendre Français a donc été de :
5 060 000 hectares * 72,9 qx/ha = 36,9 Millions de tonnes.

En 2009, la production de blé tendre Français serait donc de :
4 920 000 hectares * 76,6qx/ha = 37,70 Millions de tonnes (*)

Soit un différentiel de + 0,8 Million de tonne avec 140 000 hectares de moins, et donc une augmentation de + 6,2 % de la productivité à l'hectare pour la moyenne France.

(*) = données issues des calculs de l'équipe Marché des céréales
La colonne "Rendement approché 2009"  est volontairement restée vierge (secret maison des données récoltées sur la France entière auprès des professionnels du monde agricole), mais elle doit vous servir pour mettre vos informations personnelles dans la rubrique commentaire.
C'est un travail de fourmi, mais hyper important pour permettre à "Marché des céréales" de gagner ses galons en matière de notoriétés.
A vos calculettes et à tout de suite sur la rubrique commentaire. 

Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Lundi 3 août 2009

Bonjour à tous,

Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour être de plus en plus nombreux mois après mois sur le blog "Marché des céréales" avec une progression de + 16% entre le mois de juin et juillet soit :

- sur le mois de juillet 9 106 visiteurs uniques (7 983 sur le mois de juin, 7 000 sur le mois de mai)
- concernant le nombre de pages vues, le compteur s'est arrêté sur 22 460 pages par rapport à 17 487 pour le mois de juin.
La barre des 10 000 visiteurs uniques sera-t-elle atteinte en Septembre ? le mois d'août étant réservé aux grandes vacances, mais il se pourrait que le mois d'Août 2009 soit le mois du rebond ..., c'est ce que nous allons voire dans cet essai de synthèse.

Reprenons donc les fondamentaux pour analyser le marché et commençons par la genèse du réveil du marché des céréales et notament les cours du blé. C'est bien l'année 2003 que nous devons avoir en tête, car cette année là, c'est là que se produisit l'avénement de la volatilité sur les cours avec des blé qui sont passé d'un cours de 125 €/t à la récolte à 165€/t à mi-novembre 2003 (tout cela de mémoire). Pour rappel, 2003 étant l'année de la cannicule avec tout l'effet médiatique autour des personnes agées.
Ensuite, nous avons retrouvé des années de productions normales et donc des cours qui sont retombés dans leurs létargies aux alentours des 120€/t.
Entre deux, l'Asie aux sens large c'est réveillée sur le plan économique avec des taux de croissance à 8% puis 10 et enfin 12%. Cela a eu pour conséquence de sortir de la pauvreté des dizaines puis des centaines de millions de personnes, dont les premiers besoins à assouvir sont de se nourrir correctement. Donc augmentation de la consommation de poulet (3kg de céréales pour fournir 1k de poulet), de viande rouge, de lait etc ...
Vous comprenez maintenant que les données entre la dernière décénnie du 20ème Siècle (mise en place de la réforme de la PAC, négociation de l'Uruguay Round à l'OMC, les accords de Marrackech ...) et celle de la 1ère décénnie du 21ème siècle avec cette folie économique grâce aux crédit abondant et aux réveils des économies de l'Asie et de quelques grandes nations agricoles comme le Brésil, l'Argentine, la Russie ..., la DEMANDE des matières premières agricoles signait donc son grand retour sur les marchés.
Ajouter à cela une année 2007 à son maximum concernant la spéculation sur les marchés et une sécheresse dans un grand nombre de pays producteurs et vous avez un cocktail détonant pour voir exploser à la hausse les cours des céréales et des oléagineux.
En 2007, les cours se sont réveillés sur le mois de mai début juin. Je me souviens cette période comme ci c'était hier. C'était vraiment une période très excitante, surtout sur le mois de juin où le téléphone a commencé à chauffer pour devenir tout rouge, surtout lorsque les 165/166€ ont été franchis à la hausse. Et oui on y revient au 165/166€ tonne (chiffre à garder en mémoire). C'était magique, les cours sont montés à 180€ puis 200 puis 220, retour à 200, franchissement des 220 avec cible à 250 puis 270/275€ et enfin l'apothéose le 5 septembre 2007 avec les 300€/t sur le MAT (nous étions ce jour là à la foire agricole de Châlons en Champagne et c'était de la folie car tout le monde parlait de cette hausse des cours avec émerveillement ...).
Revenons les pieds sur TERRE, le contexte était explosif en 2007 avec des rendements bas, une demande en accélération de ce fait des stocks mondiaux fin de campagne à moins de 90 jours et des fonds d'investissements qui avaient fait le plein sur les actions et qui cherchaient de nouvelles opportunités à saisir. Donc d'après mon analyse personnelle et après plusieurs recoupements (Offre et demande), les cours du blé en 2007 valaient 220€ à +/- 20€ (soit une réalité comprise entre 200 et 240€/t). Ceci à son importance pour la suite de l'analyse.

Voici pour la première partie de cet essai de synthèse avec l'année 2007, sachant que dans la seconde partie, j'aborderai la suite de la campagne 2007 et le début de la campagne 2008.

Comme annoncé vendredi en milieu d'après midi, les choses sérieuses commencent pour le blé (assez amusant lorsque l'on lit entre lignes sur la news hebdo d'Agritel de ce lundi avec la phrase suivante : "Il faudra faire la part des choses dans les semaines à venir entre un contexte qui devient haussier sur le CBOT avec des fondamentaux en opposition sur le marché européen."), jetons aussi un coup d'oeil sur le graphe du Maïs à 14 H 00 :



Détection de cette oblique baissière qui vient bloquer momentanément la hausse des cours du maïs.
Le MACD bien que négatif, après avoir croisé à la hausse sa ligne de signal est orienté vers le Nord ainsi que sa force.
La MM7 croise à la hausse la MM20.
Vous pouvez suivre la hausse du maïs au travers d'un certificat, le 1162N (déjà près de 12% en une semaine).

A demain donc pour la suite ...

Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 31 juillet 2009
Avec le beau temps revenu jusqu'à ce soir, la moisson est en train de se terminer pour les 3/4 de la ferme France. Il ne restera plus que les régions du Nord de la France (Normandie, Picardie et le Nord-Pas de Calais) où la climatologie fait que les récoltent s'étalent dans le temps.

Je suis en train de regrouper toutes les informations à ma disposition pour m'essayer à une synthèse concernant les fondamentaux pour le blé et les autres cultures (colza, orge de printemps).
En ce dernier jour du mois de juillet, je vous transmets les 2 graphes du blé ci-dessous à 17h30 :



Si je ne me trompe pas dans mon tracé, vous observerez que la bougie de ce jour est cruciale pour la suite des événements à compter de début août.

Regardant maintenant le blé sur la MAT échéance novembre 2009 :



Et si le pire était déjà intégré dans les cours, c'est le travail de synthèse qui m'incombe pour ce week-end et auquel je vais devoir sortir le grand jeu.
C'est pas gagné ...
Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 30 juillet 2009

Même stocker requiert des compétences techniques. Des ingénieurs d’Arvalis-Institut du végétal ont fait la promotion d’une technique de stockage durant les culturales de Boigneville des 3 et 4 juin derniers qui repose sur la ventilation. Bien maitrisée, cette technique réduit considérablement le recours à des insecticides ou à des antiseptiques onéreux.

 

Les quatre règles à respecter pour réussir son stockage :

Dans le bâtiment de stockage, bien nettoyer les murs, les bouches d’aération et les gaines car les insectes qui infestent les céréales dans les cellules de stockage ne proviennent pas des champs. Ils sont, avant même l’opération de stockage, présents dans les hangars. Ils ne demandent qu’une chose, avoir des conditions de développement favorables.

Nettoyer le grain, en retirant les particules.

Bien conduire la ventilation en adaptant la température à la durée de stockage. Les grains stockés au delà de janvier doivent être conservés à 5°C tandis qu’une température de 20°C pour un stockage de quelques semaines après récolte suffit.
L’objectif recherché est d’empêcher la multiplication des parasites.
Si refroidir du blé consomme de l’énergie, le maintenir ensuite à la température désirée ne pose aucun souci car le blé est un excellent isolant !
En fait, la technique de stockage promue par les ingénieurs d’Avalis-Institut du végétal consiste d’abord à exploiter et à optimiser au mieux les infrastructures existantes et dont disposent les agriculteurs mais que ces derniers valorisent peu. L’acquisition d’un thermostat Seclis sera l’outil essentiel pour optimiser la ventilation durant toute la période de stockage.

La quatrième règle de stockage repose sur l’échantillonnage des céréales stockées afin de s’assurer que les objectifs recherchés soient atteints et qu’au moment de la vente des céréales, les produits mis sur le marché répondent aux critères de qualité.
La technique de ventilation n’empêche pas en cas d’extrême nécessité d’avoir recours à des insecticides si les résultats des analyses opérées sur les échantillons prélevés ne sont pas bons.

Une source d’économie substantielle

Les chercheurs d’Arvalis voient dans la technique de ventilation une source d’économie substantielle. Le cout de conservation serait ramené de 12-13 euros voire 40 euros par tonne à 1,5 -1 ,7 dans une cellule. Enfin, le stockage par ventilation permet de valoriser ses céréales en dégageant de meilleures marges.
Source : Terre net-média du 30/07/09

A vendredi pour analyser les fondamentaux et m'essayer à donner une tendance.

Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 29 juillet 2009

Jusqu'à 80% de la production de blé menacée ?
Si vous disposez d'une tranche de baguette à portée de main, dévorez-la à pleine dents ! Peut-être que, bientôt, le prix du pain aura été multiplié par 20.

Le monde n'avait décidément pas besoin de cela : un champignon parasitant le blé pourrait décimer jusqu'à 80% de la production mondiale, selon certains scientifiques, à une époque où le marché de l'agriculture ne peut pas se permettre le moindre faux pas.

Les spores sont arrivées du Kenya
Dans une serre sécurisée, une équipe de spécialistes du laboratoire des Maladies des Céréales du gouvernement américain ont utilisé un spray contenant un mélange d'huile minérale mélangée à de la "rouille noire", exposant des plants sains à la souche Ug99 : deux semaines plus tard, la quasi-totalité des épis étaient bons à jeter.

Il suffirait donc que ce puccinia graminis se propage depuis l'Afrique de l'Est, le Soudan, l'Ethiopie, le Yémen ou l'Iran -- où elle fait rage -- au reste du monde, et la catastrophe alimentaire est assurée.

Une véritable "bombe à retardement"
Jim Peterson, professeur de culture sélective et de génétique auprès de l'université de l'Oregon, affirme que "c'est une bombe à retardement. Cela se propage dans l'air, cela peut se poser sur des vêtements, voyager en avion. Nous savons qu'elle va arriver. La question, c'est d'ici quand".

Pour 19% de la production de blé mondiale, le danger est imminent
Certains experts pensent que, depuis l'Iran, il est inévitable que la rouille noire contamine d'abord le nord de l'Inde et le Pakistan. Depuis là, la Russie, la Chine et l'Amérique du Nord seraient les prochains dominos. Le Centre International pour l'Amélioration du Maïs et du Blé estime que, pour 19% de la production de blé mondiale, le danger est imminent.

Entre 1917 et 1935, la rouille noire a détruit jusqu'à plus de 20% des récoltes américaines à plusieurs reprises. Dans les années 50, les pertes furent de l'ordre de 9% pendant deux années, et la dernière épidémie, qui date de 1962, avait réduit à néant 5,2% du blé produit.

Modifier génétiquement le blé pour le rendre résistant ?
Pour Rick Ward, coordinateur auprès du projet de Résistance Durable à la Rouille du Blé de l'université de Cornell, dans l'Etat de New York, "une crise humanitaire importante est inévitable". Pour se préparer à ce tsunami, la communauté scientifique a identifié une demi-douzaine de gènes qui permettraient au blé de résister à l'Ug99. Toutefois, une période de neuf à 12 ans, et une somme de travail titanesque, semblent nécessaires avant de parvenir à remplacer le blé actuel par sa version modifiée.

"Une crise humanitaire importante est inévitable"
Dans le pire des cas, le monde ne risque rien de moins qu'une famine à grande échelle. Selon Don Coxe, un financier expert en matières premières agricoles, la situation était déjà critique avant l'arrivée de la rouille noire. Les changements climatiques rétrécissent les saisons, et "il n'y a eu aucun encouragement à l'investissement dans l'agriculture. Pour ces raisons, je pense que la prochaine crise alimentaire, quand elle arrivera, sera un plus grand choc que le pétrole à 150 dollars le baril. Il suffira d'une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s'il gèle en Iowa au mois d'août. Jusqu'ici, nous avons eu une chance extraordinaire avec le temps. Les gens partent du principe que les bonnes années dureront toujours. La nourriture a toujours été là, donc ils imaginent qu'elle le sera également à l'avenir".

Que pouvez-vous faire pour vous protéger ?
Je préconise un plan d'action en deux étapes.

D'abord, il s'agit d'acheter une "assurance blé" qui protégera votre pouvoir d'achat en cas de pandémique globale, tous comme j'avais proposé à l'époque de hedger votre plein d'essence avant l'envol des prix du pétrole, ce qui avait fonctionné comme sur des roulettes.

Par exemple, l'Exchange-Traded Fund (ETF) Leveraged Wheat (LWEA) sur l'échange de Londres permet une exposition avec levier au prix de blé. En cas d'effondrement de la production, sa valeur devrait au moins décupler. Ainsi, si votre "budget nourriture" est de 10 000 euros par an, il suffirait d'acheter environ 10 000 euros de LWEA pour se protéger d'un doublement du prix de la nourriture sur une période d'un an. Ainsi, vous neutralisez la hausse des prix et vous protégez votre budget.

Si, en revanche et par bonheur, la crise devait passer, il est probable que le prix du blé restera stable, et donc cette assurance ne vous coûtera rien, ou relativement peu. Vous revendrez vos titres LWEA à peu près au même prix, avec un peu de chance même avec un petit bénéfice, mais le but d'une assurance n'est pas un gain spéculatif.

La deuxième étape consiste à protéger votre portefeuille : une famine mondiale peut être synonyme d'un nouveau krach. Or, contre le risque systémique, il n'existe que deux solutions : l'abstinence (en restant hors du marché et en faisant une croix sur des gains potentiels), ou une approche neutre au marché (market neutral).
Source : L'Edito Matières Premières & Devises du 29/07/09

Par Claude
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Recherche

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés