Jeudi 30 juillet 2009

Même stocker requiert des compétences techniques. Des ingénieurs d’Arvalis-Institut du végétal ont fait la promotion d’une technique de stockage durant les culturales de Boigneville des 3 et 4 juin derniers qui repose sur la ventilation. Bien maitrisée, cette technique réduit considérablement le recours à des insecticides ou à des antiseptiques onéreux.

 

Les quatre règles à respecter pour réussir son stockage :

Dans le bâtiment de stockage, bien nettoyer les murs, les bouches d’aération et les gaines car les insectes qui infestent les céréales dans les cellules de stockage ne proviennent pas des champs. Ils sont, avant même l’opération de stockage, présents dans les hangars. Ils ne demandent qu’une chose, avoir des conditions de développement favorables.

Nettoyer le grain, en retirant les particules.

Bien conduire la ventilation en adaptant la température à la durée de stockage. Les grains stockés au delà de janvier doivent être conservés à 5°C tandis qu’une température de 20°C pour un stockage de quelques semaines après récolte suffit.
L’objectif recherché est d’empêcher la multiplication des parasites.
Si refroidir du blé consomme de l’énergie, le maintenir ensuite à la température désirée ne pose aucun souci car le blé est un excellent isolant !
En fait, la technique de stockage promue par les ingénieurs d’Avalis-Institut du végétal consiste d’abord à exploiter et à optimiser au mieux les infrastructures existantes et dont disposent les agriculteurs mais que ces derniers valorisent peu. L’acquisition d’un thermostat Seclis sera l’outil essentiel pour optimiser la ventilation durant toute la période de stockage.

La quatrième règle de stockage repose sur l’échantillonnage des céréales stockées afin de s’assurer que les objectifs recherchés soient atteints et qu’au moment de la vente des céréales, les produits mis sur le marché répondent aux critères de qualité.
La technique de ventilation n’empêche pas en cas d’extrême nécessité d’avoir recours à des insecticides si les résultats des analyses opérées sur les échantillons prélevés ne sont pas bons.

Une source d’économie substantielle

Les chercheurs d’Arvalis voient dans la technique de ventilation une source d’économie substantielle. Le cout de conservation serait ramené de 12-13 euros voire 40 euros par tonne à 1,5 -1 ,7 dans une cellule. Enfin, le stockage par ventilation permet de valoriser ses céréales en dégageant de meilleures marges.
Source : Terre net-média du 30/07/09

A vendredi pour analyser les fondamentaux et m'essayer à donner une tendance.

Par Claude
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Mercredi 29 juillet 2009

Jusqu'à 80% de la production de blé menacée ?
Si vous disposez d'une tranche de baguette à portée de main, dévorez-la à pleine dents ! Peut-être que, bientôt, le prix du pain aura été multiplié par 20.

Le monde n'avait décidément pas besoin de cela : un champignon parasitant le blé pourrait décimer jusqu'à 80% de la production mondiale, selon certains scientifiques, à une époque où le marché de l'agriculture ne peut pas se permettre le moindre faux pas.

Les spores sont arrivées du Kenya
Dans une serre sécurisée, une équipe de spécialistes du laboratoire des Maladies des Céréales du gouvernement américain ont utilisé un spray contenant un mélange d'huile minérale mélangée à de la "rouille noire", exposant des plants sains à la souche Ug99 : deux semaines plus tard, la quasi-totalité des épis étaient bons à jeter.

Il suffirait donc que ce puccinia graminis se propage depuis l'Afrique de l'Est, le Soudan, l'Ethiopie, le Yémen ou l'Iran -- où elle fait rage -- au reste du monde, et la catastrophe alimentaire est assurée.

Une véritable "bombe à retardement"
Jim Peterson, professeur de culture sélective et de génétique auprès de l'université de l'Oregon, affirme que "c'est une bombe à retardement. Cela se propage dans l'air, cela peut se poser sur des vêtements, voyager en avion. Nous savons qu'elle va arriver. La question, c'est d'ici quand".

Pour 19% de la production de blé mondiale, le danger est imminent
Certains experts pensent que, depuis l'Iran, il est inévitable que la rouille noire contamine d'abord le nord de l'Inde et le Pakistan. Depuis là, la Russie, la Chine et l'Amérique du Nord seraient les prochains dominos. Le Centre International pour l'Amélioration du Maïs et du Blé estime que, pour 19% de la production de blé mondiale, le danger est imminent.

Entre 1917 et 1935, la rouille noire a détruit jusqu'à plus de 20% des récoltes américaines à plusieurs reprises. Dans les années 50, les pertes furent de l'ordre de 9% pendant deux années, et la dernière épidémie, qui date de 1962, avait réduit à néant 5,2% du blé produit.

Modifier génétiquement le blé pour le rendre résistant ?
Pour Rick Ward, coordinateur auprès du projet de Résistance Durable à la Rouille du Blé de l'université de Cornell, dans l'Etat de New York, "une crise humanitaire importante est inévitable". Pour se préparer à ce tsunami, la communauté scientifique a identifié une demi-douzaine de gènes qui permettraient au blé de résister à l'Ug99. Toutefois, une période de neuf à 12 ans, et une somme de travail titanesque, semblent nécessaires avant de parvenir à remplacer le blé actuel par sa version modifiée.

"Une crise humanitaire importante est inévitable"
Dans le pire des cas, le monde ne risque rien de moins qu'une famine à grande échelle. Selon Don Coxe, un financier expert en matières premières agricoles, la situation était déjà critique avant l'arrivée de la rouille noire. Les changements climatiques rétrécissent les saisons, et "il n'y a eu aucun encouragement à l'investissement dans l'agriculture. Pour ces raisons, je pense que la prochaine crise alimentaire, quand elle arrivera, sera un plus grand choc que le pétrole à 150 dollars le baril. Il suffira d'une seule mauvaise récolte, et nous aurons une famine de masse sur les bras. Par exemple, cela pourrait arriver s'il gèle en Iowa au mois d'août. Jusqu'ici, nous avons eu une chance extraordinaire avec le temps. Les gens partent du principe que les bonnes années dureront toujours. La nourriture a toujours été là, donc ils imaginent qu'elle le sera également à l'avenir".

Que pouvez-vous faire pour vous protéger ?
Je préconise un plan d'action en deux étapes.

D'abord, il s'agit d'acheter une "assurance blé" qui protégera votre pouvoir d'achat en cas de pandémique globale, tous comme j'avais proposé à l'époque de hedger votre plein d'essence avant l'envol des prix du pétrole, ce qui avait fonctionné comme sur des roulettes.

Par exemple, l'Exchange-Traded Fund (ETF) Leveraged Wheat (LWEA) sur l'échange de Londres permet une exposition avec levier au prix de blé. En cas d'effondrement de la production, sa valeur devrait au moins décupler. Ainsi, si votre "budget nourriture" est de 10 000 euros par an, il suffirait d'acheter environ 10 000 euros de LWEA pour se protéger d'un doublement du prix de la nourriture sur une période d'un an. Ainsi, vous neutralisez la hausse des prix et vous protégez votre budget.

Si, en revanche et par bonheur, la crise devait passer, il est probable que le prix du blé restera stable, et donc cette assurance ne vous coûtera rien, ou relativement peu. Vous revendrez vos titres LWEA à peu près au même prix, avec un peu de chance même avec un petit bénéfice, mais le but d'une assurance n'est pas un gain spéculatif.

La deuxième étape consiste à protéger votre portefeuille : une famine mondiale peut être synonyme d'un nouveau krach. Or, contre le risque systémique, il n'existe que deux solutions : l'abstinence (en restant hors du marché et en faisant une croix sur des gains potentiels), ou une approche neutre au marché (market neutral).
Source : L'Edito Matières Premières & Devises du 29/07/09

Par Claude
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Mardi 28 juillet 2009
Regardant maintenant ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique sur le plan du "pétrole", du "dollars" et du "wheat" :



Le pétrole (WTI sur le Nymex) ce matin franchissait de nouveau les 68 $ le baril de brut. Il semble vouloir continuer sa progression jusqu'au 70 voire les 72 $. Mais je pense qu'à C.T son potentiel de hausse semble limité.
Vous trouverez ci-dessous une partie du commentaire que l'on pouvait lire sur le site Boursier.com ce matin

" La progression de l'or noir est néanmoins limitée par le niveau des stocks américains, qui restent à des plus hauts historiques. Lors de la semaine close le 17 juillet, les stocks d'essence ont progressé de 813.000 barils à 215,4 millions de barils, augmentant pour la sixième semaine consécutive. Les stocks de produits distillés se sont eux affiché en hausse de 1,22 millions de barils sur la même période à 160.5 millions de barils. Un niveau plus observé depuis janvier 1985. Quant aux stocks de brut, hors réserves stratégiques, bien qu'en repli de 1,8 million de barils la semaine passée, ils sont encore 7,3% plus haut que la moyenne à 5 ans sur la période correspondante...

Enfin, preuve que le baril pourrait marquer une pause dans les prochains jours, les Hedge-fund et autres grands spéculateurs ont fortement réduit leurs positions longues sur le WTI lors de la semaine qui s'est terminée le 21 juillet, selon les derniers chiffres de la "Commodity Futures Trading Commission". " source : boursier.com

Au tour du graphe concernant la parité €/$ :


Le graphe sur la parité €/$ parle de lui même, et je comprends mieux ce matin en parcourrant la presse financière, pourquoi certains annoncent une semaine à haut risque pour l'€uro.
La figure chartiste est explosive, et elle peut engendrer une baisse du dollars avec les statisques et le livre Beige attendus cette en milieu et fin de semaine. A suivre donc de près pour nos céréales européennes.

Finissons par la clôture du Wheat aux Etats-Unis sur l'échéance septembre :



La vue de ce graphe se suffit à elle même, juste un mot : c'est chaud ...

Merci encore à tous ceux qui me fournissent des indications sur leurs récoltes de céréales.
Par Claude
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Lundi 27 juillet 2009
J'attendais avec impatience l'ouverture du marché à 11 h 00, mais ce que je pensais ce week-end c'est révélé juste ce matin; c'est à dire que le support des 138€ sur le MAT sur l'échéance Novembre 2009 a volé en éclat avec une ouverture à 137€ et aussitôt un plongeon à 135,5€. Rappelez-vous, j'annoçais il y a quelques jours, si les 138 venaient à lâcher nous irions rapidement à 132€ en passant par le seuil intermédiaire à 135. Les opérateurs en ont donc décidé ainsi alors que les fondamentaux sont un peu mis de côté ces dernières semaines.

 Voici à 11H15 le graphe concernant le les cours du "blé" ce jour :



Le MACD bien que négatif, a nettement cassé à la baisse sa ligne de signal et la force s'oriente maintenant vers le Sud.
La bande de Bollinger inférieure s'oriente aussi vers le Sud en suivant les cours.

19H30 blé échéance novembre 2009, cours de clôture = 135,25€ avec un volume de 8 220 lots sur cette échéance (total = 10 735 lots) :



Quant à la récolte des blés qui a repris ce dimanche après 5 jours d'arrêt en Champagne Ardenne, les P.S ont eux aussi nettement chuté, se situant autour de la zone fatidique des 76. Alors tpus à vos moiss-bat le temps que le ciel nous laisse un peu de répi.
Concernant les rendements, je n'ai très peu d'informations précises à ce jour. Je suis donc preneur de vos informations dans la rubrique commentaire.
Merci par avance.
Par Claude
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Samedi 25 juillet 2009

Un bref article, car en ballade ce jour à la Foire Agricole de Libramont en Belgique.

Pour la moitié Nord de la France, les pluies continuent à perturber les chantiers de récoltes, mais ces derniers devraient reprendre à compter de ce dimanche. Donc on devrait y voir plus clair en ce début de semaine prochaine sur les niveaux de rendement pour la ferme France.
En attendant, les cours continuent à s'orienter à la baisse et s'arrêtant au bord du précipice :


Le blé sur le MAT à la clôture ce vendredi soir à 138€ (ces fameux 138€) avec les bandes de Bollinger :



Le Wheat à la clôture hier soir à 5,16 $ le boisseau échéance septembre 2009 :

Par Claude
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Vendredi 24 juillet 2009

 En Russie et en Ukraine, les récoltes de céréales se poursuivent dans des conditions climatiques plus ou moins favorables, marquées soit par la sécheresse soit par de fortes pluies.

En Ukraine, les pluies se sont ralenties ces derniers jours mais elles ont provoqué des dommages dans certaines régions. Une recrudescence de mauvaises herbes a notamment été observée dans certaines zones.

Selon les études de plusieurs instituts ukrainiens, la qualité de la récolte de blé serait meilleure que celle de l’an dernier, du fait de conditions climatiques plus favorables. Le grain aurait notamment bénéficié de températures élevées au remplissage. Les taux de protéines seraient ainsi supérieurs de 0,7 à 1 % à ceux de 2008.

En Russie, la récolte des surfaces de grandes cultures se poursuit. 4,4 Mha ont été moissonnés, soit 1,8 Mha de plus qu’en 2008 à la même époque. Le rendement moyen serait pour l’instant de 32,6 q/ha. Mais attention, 3,2 Mha touchés par la sécheresse pourraient ne pas être récoltés.

Source : Agra Presse du 21/07/09

Par Claude
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Jeudi 23 juillet 2009

Vous vous intéressez au soja ?

Dans ce cas, vous savez probablement que la Chine en est le premier importateur mondial. Cela signifie, pour simplifier, que tant que le pays continuera d'en importer, la tendance du marché du soja restera orientée à la hausse, loi de l'offre et de la demande oblige !

Une progression de 37,56%
Qu'en est-il de la demande chinoise ? Selon le très sérieux Zhongguo Dadou Wang, site d'information sur le soja chinois, l'empire du Milieu a importé 18,47 millions de tonnes de soja de janvier à fin mai 2009, soit 37,56% de plus qu'à la même période en 2008.

Le total de ses importations pour 2008/2009 est estimé à 37 millions de tonnes par le Centre national d'information sur les céréales et les oléagineux de la Chine, et à 37,5 millions de tonnes par l'USDA (US Department of Agriculture), le ministère américain de l'Agriculture.

Importer 70% de sa consommation domestique
Que la Chine importe 37 ou 37,5 millions de tonnes, cela ne changera rien à notre pronostic : le dragon chinois continuera d'importer du soja sur les marchés internationaux, à court et à moyen terme. Pour une raison simple : plus de... 70% de sa consommation domestique dépend de l'importation. Une dépendance plutôt dangereuse pour un pays qui veut s'autosuffire sur le plan alimentaire, non ?

Petit calcul
Maintenant, prenez vos calculatrices et faisons ensemble un calcul rapide. Compte tenu des chiffres que nous avons cités plus haut, à combien de tonnes s'élève la consommation chinoise de soja pour 2008/2009 ? Réponse : 52,86 millions de tonnes (37 millions de tonnes x 100 / 70).

Oui : 52,86 millions de tonnes. C'est... trois fois et demie les 15 millions de tonnes que la Chine est capable de produire en 2008/2009. Vous comprenez, maintenant, pourquoi la Chine est le plus gros importateur de soja au monde ?

Les Etats-Unis, premier exportateur de la Chine
A qui la Chine achète cette petite graine dont elle a tant besoin ? Essentiellement à trois pays : les Etats-Unis, l'Argentine, et le Brésil.

Or en raison de la sécheresse qui l'a durement frappée, l'Argentine, deuxième producteur mondial de soja après les Etats-Unis (80,53 millions de tonnes), va produire 30% de moins qu'en 2007/2008, soit entre 32,20 et 30,50 millions de tonnes, son plus bas niveau depuis quatre ans. Le Brésil, également touché par le phénomène d'aridité, n'en produira que 58,50 millions, contre 59,70 millions l'année précédente.

Dans ce contexte, l'Amérique – premier exportateur de soja vers la Chine – est le seul pays, ou presque, à pouvoir satisfaire à la demande chinoise : ainsi en 2008, les Américains ont vendu aux Chinois 15,43 millions de tonnes de soja, soit 41% des 37,42 millions de tonnes importées au total par la Chine.

Une hausse de 45% sur le CBOT
Soutenu à la fois par une forte demande chinoise et une baisse de production en Amérique du Sud, le boisseau de soja pour livraison en juillet s'est envolé de 45% entre mars et juin, atteignant 13 $ sur le CBOT, un plus haut de huit mois.

Le fort repli enregistré par la suite (le soja cote actuellement 9,20 $) pourrait s'expliquer par deux facteurs : d'une part, un phénomène de consolidation après plusieurs semaines consécutives de hausse ; d'autre part, l'anticipation par le CBOT d'une prochaine vente de soja par le gouvernement chinois.

Rachats à bon compte
Il faut dire que ceux qui interviennent sur le CBOT connaissent parfaitement les rouages du marché chinois du soja. Ils savent que la forte progression (+37,56%) des importations chinoises depuis un an se justifie plus par la volonté de la Chine d'effectuer des rachats à bon compte que par une augmentation exponentielle de la demande chinoise, bien que celle-ci reste soutenue.

Ils savent aussi qu'entre janvier et mai les prix du soja américain étaient nettement inférieurs à ceux du soja chinois, et que c'est ce qui a poussé les Chinois à se précipiter sur le marché américain, au détriment de leur propre marché.

Phénomène typiquement chinois
Et pour finir ils se sont rendus compte qu'après plusieurs mois de hausse, le soja américain commence à être plus cher que le soja chinois*, et que par conséquent les Chinois pourraient retourner momentanément sur leur marché domestique, où est attendue la vente des 7,25 millions de stocks de l'Etat... C'est ce qui est en train de se passer

Une forte tension est attendue sur le marché du soja
Pour autant, compte tenu de l'offre très limitée sur son propre marché, la Chine devra continuer d'importer du soja américain, une fois la vente des stocks gouvernementaux terminée. Et du fait que les niveaux de stocks américains à la fin de la saison 2008/2009 ont considérablement baissé (trois millions de tonnes), une forte tension sur le marché du soja est attendue cet été.

A moins que la Chine ne décide de différer ses importations à l'automne, quand les stocks américains de la prochaine saison arriveront sur le marché.

* Pour soutenir les cours du soja chinois qui s'étaient effondrés au plus fort de la crise financière, Pékin a racheté au prix fort 7,25 millions de tonnes de soja, soit 40% de la production nationale. Ce qui, certes, a sauvé de la faillite les producteurs de soja locaux, mais a eu pour conséquence de détourner les acheteurs chinois de leur propre marché.
Source : l'Edito des matières premières du 23/07/09

Pour le blé, voir le graphe de mise à jour sur l'article de ce mercredi.
Par Claude
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Mercredi 22 juillet 2009
 Bonjour à tous,

Absent ces 2 derniers jours, je reviens vers vous pour faire un point sur les premiers rendements blé, qui semblent-ils, seraient plus qu'au rendez-vous.
Les premiers échos dans mon département de la Marne et des pourtours, font états de parcelles bordurant les 100 quintaux et allant même au-delà. Cela ne me surprend guère, car depuis des semaines, je voyais la mise en place d'un potentiel important dans ma région d'origine : la Champagne, où pour moi (hors la semaine de chaleur) nous étions en train de retrouver les gros rendements des années 90 comme je m'en suis déjà expliqué sur le blog "marché des céréales".
Maintenant, ce ne sont que des premiers échos qui ne demandent qu'à être confirmés; je compte donc sur vous pour faire remonter vos informations dans la rubrique commentaire.

Toutefois, je m'attends à des résultats un temps en dessous, là où le manque d'eau c'est fait ressentir, là où  les cécidomyies sont venues réduire le potentiel de façon notoire, là aussi où les terres sont plus légères et ont moins de répondant d'un point de vue fertilisation.

Sachant que les premiers signes d'une récolte de nouveau abondante en France commencent à se faire sentir sur le marché des céréales, avec la baisse des cours qui s'accélèrent. Sur l'échéance novembre 2009, après avoir atteint une résistance à 146€/t, les cours sont repartis à la baisse depuis quelques séances et testent ce jour le support essentiel à  138 €/t. Si ce dernier venait à lâcher, les 132 seraient rejoint rapidement en passant par les 135€.



Jeudi 23 Juillet 2009, cours de clôture du blé échéance Novembre 2009 à 139,25€ :



Je n'ai pas fait figurer les bandes de Bollinger, mais ces dernières se sont fortement resserrées (les bornes hautes et basses viennent d'être touchées tour à tour) et un mouvement important devrait se dessiner.
Ce soir, on constate que le support des 138€ a de nouveau tenu. Le suspens est à son comble ...
Le Wheat commence à remonter.
Par Claude
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Lundi 20 juillet 2009
 Suite à mon article du 17 juillet (Colza : vers des rendements bons à très bons ? ), et grâce à vos remontés d'informations terrains, je vous mets en ligne ce petit tableau récapitulatif :

Fourchette de rendements   Département ou Région
25 à 35 qx                                 Sud Gers
35 qx                                          Nord Charente Maritime
33 à 42 qx                                 Aube
35 à 40 qx                                 Haute Marne
35 à 45 qx                                 Yonne
35 à 45 qx                                 Saône et Loire
35 à 45 qx                                 Nièvre
39 à 43 qx                                 Somme
40 à 50 qx                                 en Picardie
38 à 50 qx                                 Ile et Villaine
38 à 50 qx                                 en Beauce
40 à 50 qx                                 Aisne
38 à 50 qx                                 Marne

Je vous mets également ce tableau permettant de visualiser une estimation de la production totale de Colza en France par rapport à une moyenne allant de 3,5 T à 4 T/hectare :

Moyenne en T/ha    Surface Colza France      Production France en Tonne
   3,5                                    1 500 000                     5 250 000
   3,6                                    1 500 000                     5 400 000
   3,7                                    1 500 000                     5 550 000
   3,8                                    1 500 000                     5 700 000
   3,9                                    1 500 000                     5 850 000
   4                                       1 500 000                     6 000 000

N'hésitez pas à venir complèter ces données dans la rubrique remarque.

Un petit tour maintenant sur l'orientation des cours du colza à 17 h 00 échéance Novembre 172 € :



Il reste le support des 270/272 € pour stopper la chute. Le pétrole, quant à lui, c'est redressé aux alentour des 65 $. Mais attention à la parité €/$ qui s'affiche à 1,42 en hausse pour l'€.
Par Claude
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Dimanche 19 juillet 2009

La baisse attendue de 5 % de la production mondiale de blé ne constituerait pas pour les grands pays producteurs de céréales des opportunités à l’export. Ce repli s’accompagnerait d’une contraction de 10 % en volumes des échanges internationaux avec des prix assez bas.

Retour à la normale selon France Agrimer. Les échanges mondiaux porteraient durant les douze prochains mois sur 112 millions de tonnes de blé contre 125 millions sur 2008/2009 et ce, pour une production mondiale de 652 millions de tonnes (687 millions de tonnes un an auparavant, source Cic).

« Le cadre des échanges qui s’esquisse laisse augurer un commerce mondial du blé moins prospère qu’en 2008-2009, campagne exceptionnelle. On s’attend à ce que les disponibilités mondiales en blé fourrager et par là même la concurrence pour le maïs soient plus réduites », analyse France Agrimer dans Bilan de la campagne 2008/2009 et perspectives 2009/2010. Une partie des blés d’hiver américains ne serait pas de qualité meunière.

Mais l’amélioration des récoltes du Proche et du Moyen Orient, et de l’Iran en particulier, devraient contribuer à un recul des importations. L’Algérie et le Maroc devraient aussi être moins présents à l’importation.

Ainsi, c’est dans un marché à l’export plus resserré que l’Union européenne devra exporter pratiquement le même volume de blé au cours des douze prochains mois que sur 2008-2009 pour ne pas être submergée par les stocks.

Selon France Agrimer, le défi sera d’autant plus difficile à relever que l’Egypte, premier importateur mondial de blé, renforcerait ses contrôles aux frontières pour être assurée d’avoir des livraisons de blé de qualité. Ce qui avantagerait paradoxalement les Etats- Unis qui auront davantage les moyens de s’y plier que l’Union européenne et la France en particulier.

Source : terre net média du 15/07/09

Par Claude
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