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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 21:37

Le niveau des prix des céréales atteint des niveaux planchers incohérents.

Pour espérer un redressement des cours mondiaux des principales céréales, il n’y a pas meilleur antidote à l’abondance que l’abondance. Autrement dit, les ventes à faible prix du blé et du maïs pourraient ne pas permettre par exemple aux paysans d’Ukraine ou de Russie de disposer de suffisamment de trésorerie pour financer la prochaine campagne. Les rendements attendus seraient alors plus faibles que l’an dernier et au final conduire à un redressement des cours. Phénomène qui pourrait être d’autant plus accentué si les terres les moins productives ne sont même plus cultivées !

De plus, si les dévaluations des monnaies de certains pays du pourtour de la Mer noire et de quelques nouveaux membres de l’Union rendent leurs céréales à l’export plus compétitives, elles renchérissent les prix des intrants importés.

Enfin, des accidents climatiques ne sont pas non plus à exclure et pourraient réduire l’offre de céréales.

En France, une baisse des surfaces de céréales pour la prochaine campagne 2009/2010 est exclue. Seul est constaté un léger recul des surfaces en blé (-0,7%) compensé par une hausse des soles en blé dur, en orge et également en colza.

Autre facteur qui montre que la conjoncture actuelle ne peut durer, les résultats de l’étude des coûts de production du blé en 2007 établis sur plusieurs départements dans le bassin parisien ou en zones intermédiaires par l’Onigc (10 décembre 2008). A l’hectare, ils sont de 1.051 euros. La faiblesse des rendements portait alors le coût de production à la tonne à 142 euros. Pour 2008/2009, toutes les conditions sont réunies pour que les charges à supporter soient encore plus élevées. Les emblavements ont été faits alors que les prix des engrais et de l’énergie n’étaient pas encore vraiment orientés à la baisse.

Au final, des cours de céréales actuels largement inférieurs aux prix de revient et des problèmes de trésorerie pour financer la prochaine campagne laissent augurer une prochaine remontée des prix car les producteurs européens ne peuvent indéfiniment produire à perte. Mais quand ? Personne n’a la réponse.

Source : Terre-net Média

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