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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 18:59

Les prix des céréales seront-ils durablement plus élevés qu’avant ou vont-ils descendre sous les niveaux de l’intervention? Pour les experts invités le 21 janvier à Strasbourg dans le cadre de la table ronde sur les « perspectives pour les grandes cultures françaises » organisée lors du Sommet du végétal, il faut garder un peu d’optimisme malgré les incertitudes. Au moins une chose est claire: « Il va falloir nourrir demain sept milliards d’habitants, a rappelé Sylvie Brunel, professeur de géographie à La Sorbonne. Ces personnes seront de moins en moins dans les campagnes et les utilisations agricoles non alimentaires vont se multiplier ». Pour la géographe, «la sécurité alimentaire, demain, ce seront les échanges ». 
Pour Philippe Chalmin, professeur d’économie à l’université Paris Dauphine, il faudra « être capable dans deux générations de multiplier par deux la production à surface constante ». De quoi tirer les prix vers le haut. « Nous avons vécu trop longtemps dans une illusion d’abondance », a-t-il souligné. Ce contexte de tension à long terme justifie, selon lui, une baisse des prix moins forte en céréales et en oléagineux que dans d’autres productions, malgré une récolte record. Et pour l’expert, « ce n’est pas un hasard si les marchés agricoles sont la seule catégorie d’actifs à laquelle les financiers et d’autres continuent de s’intéresser ».

 

Le marché à terme amplifie la volatilité

 

Il n’empêche. Le paysage a changé. « Aujourd’hui, nous devons gérer la volatilité partout, dans le fret, dans les prix agricoles, les monnaies..., a remarqué Bernard Sargis, directeur général d’Epis Centre. Nous sommes dans un univers de plus en plus incertain ». De fait, l’augmentation de la volatilité fait consensus au sein des experts, comme l’a rappelé Philippe Chalmin. Et le phénomène va s’accentuer avec le développement du marché à terme. Pour Bernard Sargis, les agriculteurs doivent s’armer : « Vous, producteurs, vous ne ferez plus l’économie d’une formation économique approfondie », a-t-il lancé à la salle.
Pour Jean-Pierre Langlois Berthelot, président de France export céréales, « Nous avons aussi besoin d’une politique agricole ». Sauf que, pour Philippe Chalmin, défendre en Europe une politique fondée sur la garantie des prix constituerait une erreur stratégique et politique. « Si on veut sauver la politique agricole en 2013, il faut davantage aller vers une politique d’orientation et de compensation », plus efficace qu’un « illusoire filet de sécurité », a-t-il affirmé.

 

Légende : La volatilité des prix est aujourd’hui le lot des matières premières agricoles mais aussi du fret, des monnaies, etc...

Source : http://www.paysan-breton.fr/article/9171/cereales--des-prix-plus-volatils,-moins-d%92outils-de-regulation-:-apprivoiser-une-nouvelle-realite-de-marche.html

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commentaires

laduge 08/02/2009 22:36

bien la concurrence n'est jamais mauvaise c'est une saine émulation :)

laduge 08/02/2009 20:10

Pas trop de langue de bois de la part de ces intervenants ;mais bon nombres d'agriculteurs ne sont pas prêts à entendre ce genre de discours.La volatilité va falloir la gérer et c'est là que devient intéressant les discours d'organisme privés comme ODA ou AGRITEL sur le seuil de commercialisations . Des choses que nos coops ,syndicats et autres chambres d'agricultures ont bien du mal a nous parler.Pourquoi? Il devient indispensable de bien gérer sa commercialisation.Produire pour le moins cher possible et vendre quand on sait que l'on gagne sa vie.Fini l'idée de vouloir mieux faire que son voisin; on ne peut plus dormir sur le tas de sa récolte en ce disant ça va monter.Va falloir apprendre a vivre avec la volatilité.

Claude 08/02/2009 22:32


Remarque très juste.
Vous avez mis le doigt sur l'enjeu essentiel demain pour l'agriculteur.
Je vous répondrai qu'il faut simplement patienter un peu, et que vous pourrez bientôt citer un 3ème organisme.