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19 mars 2009 4 19 /03 /mars /2009 21:54

Le niveau de soutiens publics à l’agriculture dans les pays de L’Union européenne rend les exploitations moins vulnérables aux conséquences de la crise financière. Sans filet de sécurité, il en est tout autrement des répercutions qu’elle engendre auprès de paysans des pays émergents.

 

Selon les experts de l’Ocde (1) qui présentaient leur rapport biannuel sur les politiques agricoles de sept pays émergents (2) mardi 18 mars, il ressort que « la hausse des prix des aliments et de l’énergie sera probablement aggravée par la crise financière mondiale qui a éclaté au second semestre 2008 ». Les spéculations sur les produits agricoles et les hydrocarbures ont porté sur des volumes des centaines de fois supérieurs aux volumes échangés.

Dans l'ensemble des pays émergents et en développement, les décisions financières prises par les gouvernements pour restaurer la solvabilité des banques et des finances publiques ont diminué les volumes des crédits disponibles pour permettre aux paysans d’emprunter. Ou tout au moins conduire à fixer des conditions de prêts très strictes (taux élevés, garanties).

Il ne faut pas non plus ignorer les politiques budgétaires restrictives des gouvernements et leurs impacts sur les politiques de recherche ou d’éducation. Les pays de l’Ocde pourraient aussi diminuer leurs aides au développement agricole et les immigrés, faute d’emploi, réduire le montant de leurs transferts d’argent. Ces derniers sont supérieurs aux aides publiques allouées par les Etats des pays de l’Ocde. Enfin, la baisse durable des prix agricoles, après des hausses vertigineuses des intrants qui ont pesé sur les coûts de production minent les revenus des paysans depuis un an.

Source : Terre-net Média du 19/03/09

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