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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 23:06

En quinze ans, les surfaces de pois, féverole et lupin sont passées de 750.000 à 165.000 hectares. Pour stopper ce déclin et la perte d’indépendance en matière protéiques, un plan de relance des protéagineux est enclenché. L’interprofession (Unip) et les chambres d’agricultures ont donc organisé une journée technique mardi dernier, le 23 juin, à Paris. Appel à la mobilisation et rappel des aides mises en place.

 

« Nous sommes dans une situation d’urgence, a martelé Pierre Cuypers, président de l’Unip en ouverture des débats. C’est pourquoi un plan de relance, qui doit en premier lieu profiter à l’alimentation animale, est lancé. Il y a une forte incitation règlementaire des pouvoirs publics pour augmenter les surfaces de protéagineux. Objectif ? Remonter à un niveau de 400.000 hectares d’ici 2012. En novembre, l’Union européenne a, pour cela, pérennisé l’aide spécifique de 55,57 €/ha jusqu’en 2011 inclus dans le cadre du découplage des aides. Suite au bilan de santé de la Pac, fin février, le gouvernement a, de son côté, dégagé une enveloppe de 40 millions d’euros pour la production de protéines végétales. Et un soutien pluriannuel de 800.000€/an sur cinq ans en faveur de la recherche et de la création variétale complète ce plan. Nous devons tous nous mobiliser pour relever le challenge. Pour réussir, à nous de mettre en avant les atouts agronomiques, environnementaux et économiques des protéagineux.»

Modalités en cours

Les modalités d’application nationales de ces aides sont en cours. « Elles devront notamment préciser le périmètre des cultures éligibles, les conditions d’éligibilité et le niveau d’aide qui sera vraisemblablement calculé en divisant l’enveloppe de 40 millions d’euros par le nombre d’hectares et donc dégressif au fil de la remontée des surfaces, précise Eric Giry, sous-directeur des produits et marchés végétaux au ministère. Les montants indicatifs seraient de 150 €/ha en 2010 pour une surface cible de 267.000 ha, de 125 €/ha en 2011 pour une surface cible de 320.000 ha et de 100 €/ha en 2012 pour une surface cible de 400.000 ha. »

Eric Giry a souligné, qu’en plus de « ces nouveaux leviers au service d’une volonté politique », il existait aussi des soutiens indirects via les dispositifs de type agro-environnemental pour lesquels l’introduction de protéagineux dans les assolements participe à l’atteinte de leurs objectifs. « Telles que les mesures de réduction de la fertilisation (Mae territorialisées), et, l’an prochain, la Mae rotationnelle "bilan de santé" en zone intermédiaire (60 millions d’euros) et l’article 68 "diversité des assolements" (90 millions d’euros) », a-t-il détaillé. 
Source : Terre net du 26/06/09

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