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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 14:45
Une fois n'est pas coutume, je vous mets ci-dessous toute une lecture pour ce week-end concernant : l'EAU.
Je suis tombé sur cette émission ce midi sur France 5, où un moment dans le reportage, ils ont parlé des enjeux de l'eau en Chine.
Aujourd'hui, dans la partie Nord de la Chine (leur grenier à céréales), il est fait mention de plus de 300 000 puits d'eau dans les réserves s'amenuisent ainsi que plusieurs milliers de lacs dans les niveaux d'eaux sont très bas et où le fleuve jaune marque un débit très faible.
Ils viennent de mettre sur pieds 37 000 canons pour tirer des fusées vers le ciel afin d'essayer de faire pleuvoir (sans grande réussite à ce jour).
Il est même fait état dans le reportage, que la CIA suivrait tout cela de très près, car 10% de production de céréales en moins en Chine aurait de grandes répercutions sur les marchés mondiaux des commodities agricoles (effets déstabilisateurs).
Bonne lecture et si vous pouvez revoir cette émission, ne vous en privez pas ...


Un tour du monde des problématiques autour de l'eau. L'avenir de l'humanité dépend de cette richesse naturelle. L'homme a toujours cherché à contrôler l'eau en fonction de ses besoins, mais cette ressource demeure inégalement répartie. Les conflits à venir semblent inévitables. Cette série présente les différents enjeux de cette guerre de l'eau, les difficultés historiques rencontrées par de nombreux pays, les intérêts des uns aux dépens des autres et les solutions proposées pour vivre en symbiose avec l'environnement. Depuis l'Egypte ancienne, les hommes ont toujours utilisé la puissance de l'eau pour bâtir des civilisations riches et prospères. Au XXe siècle, différents projets ont vu le jour visant à lutter contre la pénurie d'eau et mieux la répartir sur les territoires. C'est le but de la station de pompage du lac Nasser ou encore du projet russe pour restaurer la mer d'Aral. En Chine aussi, les ingénieurs créent deux puisées de rivières artificielles qui suivent le fleuve Yang Tsé pour alimenter notamment la capitale Pékin. Des ressources d'eau pure restent à découvrir sous le sol océanique mais les expériences menées en Islande pour exploiter ses richesses nous ouvrent les portes d'un monde plus sain et respectueux de l'environnement...

Série documentaire en trois épisodes, La Guerre de l'eau propose d'appréhender les problématiques et paradoxes liés à l'eau. Sans concession, elle emmène le téléspectateur autour du monde à la découverte de cet univers.

Salvatrice ou dévastatrice, jaillissant du sol ou tombant du ciel, l'eau organise la géopolitique de la planète. De sa gestion dépend l'avenir de l'humanité. En cinquante-deux minutes, l'auteur met en évidence les ambitions de projets historiques, souligne l'inégale répartition d'un liquide qui dessine les territoires et conditionne la vie des hommes.

 

Pour comprendre les enjeux d'une guerre de l'eau, cette série sans compromis présente le renouveau de grands projets hydrologiques visant à lutter contre la pénurie. Elle s'arrête d'abord sur la station de pompage du lac Nasser, en Egypte. Son objectif : irriguer de nouvelles villes et cultures implantées dans le désert, au risque de gaspiller l'or bleu. Puis en Russie, où l'on souhaite voir renaître la mer d'Aral. Ou encore en Chine, avec la création de trois fleuves artificiels destinés à alimenter Pékin. Un choix contesté dont dépend le développement de l'empire du Milieu.

Si les plus importantes réserves d'eau douce sont contenues dans les glaces et glaciers, il est désormais acquis que les sous-sols regorgent d'eau. Un lac souterrain de 100 milliards de mètres cubes et d'une superficie égale à celle de l'Espagne, la France et l'Angleterre, situé sous le Brésil et l'Argentine, aiguise toutes les convoitises. A lui seul, il pourrait satisfaire les besoins de 6 milliards d'individus pendant deux cents ans. Enfin, expériences de c en Amérique du Nord, explorations sous-marines et autres forages en Islande laissent espérer que le monde de demain débouchera sur un meilleur équilibre écologique où l'eau remplacera les énergies fossiles.

Source : http://wiki.france5.fr/index.php/LA_GUERRE_DE_L%27EAU_-_L%27AGE_DE_L%27EAU

 

 

 

Le fleuve Jaune en fait voir de toutes les couleurs

Le fleuve Jaune, Huang He en chinois, alimente en eau le nord de la Chine. Tout au long de ses 5 464 km, des plateaux du Tibet à son embouchure dans la Mer de Bohai (située entre la Chine et les 2 Corée), il baigne de ses eaux chargées d’alluvions un bassin de 100 millions d’habitants.

Le long de son cours on trouve quelque 50 villes d’importance (dont Pékin, 18 millions d’habitants et Tianjin 10 millions), des industries et des champs pétroliers, quelque 15 barrages hydroélectriques, et enfin, 7,5 millions d’hectares de terres cultivées (plus de 10 fois la Beauce). A l’instar du Gange en Inde, le fleuve Jaune est parfois ici appelé le fleuve Mère. Une mère nourricière mais qui connaît généralement un déficit d’eau (seulement 600 m3 d’eau par habitant du bassin, soit moitié moins que le seuil de pénurie défini par la FAO) qui se traduit par des sécheresses telles que les flots du fleuve n’arrivent plus à la mer. Dans les années 1990, la situation s’est tellement aggravée qu’en 1997 le lit fut asséché jusqu’à une distance de 700 km de l’embouchure. Et les flots du fleuve sortent parfois de leur lit avec des conséquences tout aussi dramatiques : selon les sources, le bilan des inondations de 1887, de 1931 et 1938 s'elève chacun en centaines de milliers, parfois en millions, de morts. Le fleuve Jaune mérite bien sa seconde appellation : «Chagrin de la Chine».

Le Fleuve Jaune ne porte pas son nom sans raison : tout au long de sa traversée d’ouest en est du pays, il se charge des gigantesques quantités de sédiments qui donnent à ses eaux son trouble, sa couleur particulière et lui offrent la première place mondiale au classement des fleuves charriant des alluvions (35 kg / m3 en moyenne). La plupart de ces dernières proviennent du plateau de Loess, une région grande comme la Suède (430 000 km2) qui est constituée d’une couche de quelques centaines de mètres de roche poreuse particulièrement friable. Les pluies violentes emportent chaque année leur lot de terrain et creusent les complexes réseaux de profondes ravines qui donnent au plateau son remarquable relief. Au fond du bassin coule le fleuve Jaune qui in fine reçoit tous ces nouveaux dépôts.

Le taux élevé de sédiments n’a pas fait que donner au fleuve sa couleur et son nom, il lui a donné son caractère capricieux. En se déposant, la sédimentation remplit en effet petit à petit le lit du fleuve. Certains bras sont alors abandonnés pour un nouveau cours (tous les siècles, selon les archives chinoises) tandis que le phénomène provoque également des inondations (1 tous les 2 ans, selon la même source).

Source : http://aventure.blogs.liberation.fr/eautour_du_monde/2008/01/le-fleuve-jaune.html

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commentaires

theoden 29/08/2009 17:54

merci àvous pour ce blog ouvert à tout plein de sujets aussi differents qu'interressents