Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 23:05

Pour répondre à Michel concernant les cours du maïs suite à sa question de lundi soir dans la rubrique commentaire :

Michel, je t'ai mis le graphe en ligne ce mardi matin, du Maïs échéance Mars 2010 à la clôture de lundi soir.
Mon tracé faisant apparaître le point  bas du canal pour ce mardi à 3,59 $ le boisseau.

Et la clôture de ce mardi sur l'échéance Mars 2010 s'est faite à ... 3,5875 $ le boisseau.

Alors, effectivement comme le dit la personne du 02, je suis à côté de la plaque par rapport à mes articles du début du blog "Marché des céréales" (qui étaient essentiellement de la veille d'information). Je vous laisse juge.

En attendant le rapport USDA de ce mercredi 10 Mars 2010, vous trouverez ci-dessous le tableau suite au sondage réalisé la semaine dernière et publié le 5 Mars par le Dow Jones Newswires (http://www.dowjones.com/ ) auprès de plusieurs firmes d'analyse des marchés.

Je pourrais vous parler de l'augmentation de l'utilisation du maïs pour les biocarburants aux Etats-Unis avec 106 Millions de tonnes en 2009 (freinage des biocarb de 2nde génération).
Je pourrais vous parler des conditions climatiques hivernales qui perdurent.
Je pourrais vous parlez ... Mais je préfère vous orientez vers le C dans l'air de ce soir sur l'équipe de France de foot et son entraineur (des parallèles dans une autre dimension pourraient-ils être envisager avec certaines de nos organisations au vue de cette émission). Claude arrête, tu vas encore te faire critiquer.

Estimations des marchés prochain rapport du USDA 10 mars 10

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

ghost_bears 10/03/2010 10:40


Pour la concurrence des pays de l'Est, les conditions climatiques entrent en jeu pour la partie transport (cf. canaux gelés en début d'année).


fab56 10/03/2010 10:34


Bonjour a tous,

Deux remarques: 1/ les marchés financiers ne sont motivés que par la création de valeur et la pénurie. 2/ La question n'est pas quel avenir mais quand?

Conclusion: "L'espoir est ce qui meurt en dernier"....juste avant le corps, toutefois, alors pourquoi ne pas se convaincre que le meilleur est a venir près d'un bon feu de bois...

Bonne lecture



Article paru dans l'hebdo financier INVESTIR du 6/3/10:

COMMENT TIRER PARTI DE LA DEMANDE AGRICOLE

"L’ industrie agricole au niveau
mondial doit faire face à un
défi stratégique : produire suffisamment
afin d’alimenter une population
croissante. Le monde a
faim. D’ici à 2050, selon l’ONU, la
population mondiale aura augmenté
d’environ 30 %. « Pour y
faire face, observe Richard Davis,
gérant de BGF World Agriculture
Fund chez BlackRock, la production
alimentaire globale devrait
croître de 40 % d’ici à 2030 et de
70 % d’ici à 2050 par rapport à ses
niveaux de 2005-2007. »
Un niche de produits financiers
La hausse de la demande alimentaire
est aussi tirée par la progression
des revenus, notamment
dans les pays émergents, en Chine,
en Inde et au Brésil. L’élévation du
niveau de vie entraîne le changement
des comportements alimentaires.
Ce qui se traduit, pour l’essentiel,
par une consommation
plus importante de viande, et donc
de protéines végétales nécessaires
à l’alimentation animale. Autre
moteur,mais plusmarginal, les besoins
en biocarburants. Ils seront,
selon l’AIE (Agence internationale
de l’énergie), multipliés par six en
2030 par rapport à 2004.
Face à cette demande croissante,
l’offre se raréfie. La surface
des terres fertiles disponibles diminue,
en raison de l’urbanisation
galopante mais aussi des
aléas climatiques.
Si la pénurie menace, les opportunités
d’investissement, au
contraire, vont en s’amplifiant.
Une niche de produits financiers,
des fonds, des certificats ou des
trackers, permettent aux investisseurs
individuels d’entrer au capital
d’entreprises internationales
liées à l’agriculture. Leurs gérants
s’exposent à une variété de segments
d’activité : terres arables et
plantations, matériel agricole, semences
et engrais, mais aussi protection
des cultures, aquaculture,
biocarburants… Par exemple, le
fonds BGF World Agriculture
Fund, qui réunit une cinquantaine
d’actions, compte parmi ses poids
lourds, dans les biotechnologies
végétales et les OGM, Monsanto
(Etats-Unis), dans les engrais, Potash
Corp. (Canada), dans les
équipements agricoles, Deere &
Co (Etats-Unis) et, dans les matières
premières agricoles,Wilmar International
(Singapour), pour
l’huile de palme, et Illovo Sugar
(Afrique du Sud), pour le sucre.
Un segment sous-évalué
En Bourse, le marché sous-évalue
l’importance stratégique de
l’agriculture. « Majoritairement
composé de petites et moyennes capitalisations
et encore très fragmenté,
souligne Gertjan van der
Geer, gérant chez PictetAMde Pictet
(Lux) Agriculture, le secteur
agricole présente un profil risque/
rendement attrayant en raison de
sa croissance plus rapide que celle
de l’indice MSCIMonde, de son potentiel
élevé de consolidation et de
sa valorisation – en moyenne,
13 fois les bénéfices contre 14 fois
pour le marché. » De même, Jonathan
Blake, aux commandes de
Baring Global Agriculture Fund,
chez Baring AM, estime que « la
volatilité actuelle du marché offre
un point d’entrée intéressant pour
un investissement à long terme dans
une classe d’actifs attrayante : si
vous croyez à l’histoire des marchés
émergents, s’enthousiasme-t-il,
vous croyez aussi à celle des ressources
naturelles et de l’agriculture ».
Anne-Sophie Vion
NOTRE CONSEIL
Pour investir, à titre de diversification,
dans les entreprises cotées du secteur
de l’agriculture mondial, nous conseillons
le fonds DWS Invest Global
AgriBusiness FC, qui a fait ses preuves
sur longue période. On pourra aussi
s’intéresser à des fonds de création
plus récente comme Baring Global Agriculture
Fund, Pictet (Lux) Agriculture et
BGF World Agriculture."

"LES CEREALES POURRAIENT SE REVEILLER EN 2010
Outre les supports exposés
aux sociétés agricoles cotées
(voir ci-dessus), un second
type d’instruments – trackers,
certificats, ETC (exchange traded
commodities), warrants, fonds –
investit dans des contrats à terme
de matières premières agricoles.
Très spéculatifs, ces véhicules
offrent de parier sur l’évolution
des prix d’une ou de plusieurs
denrées ou produits agricoles :
céréales, café, cacao, jus d’orange,
lait, coton… Des certificats
dits Quanto donnent la possibilité
– qui a un coût – de protéger
ses investissements contre les
fluctuations du dollar. Atypique,
le fonds Prim’Kappa Agri
(voir tableau), qui a pour
sous-jacent un panier constitué
d’une dizaine de contrats à terme
de matières premières agricoles,
est géré de façon active.
Actuellement, « de fortes
tensions sont à l’oeuvre sur les
produits alimentaires tropicaux
(café, cacao, thé, jus d’orange,
sucre…), dont le niveau élevé
des prix devrait perdurer
une partie de 2010», estime
Philippe Chalmin, professeur
à Paris-Dauphine. Segment
le plus déprimé, après deux
années de bonnes récoltes et de
reconstitution des stocks, les
céréales pourraient voir leurs
prix remonter cette année,
en particulier le maïs (dopé
par la demande pour l’éthanol
aux Etats-Unis). Pour miser
sur une variété de céréales (blé,
maïs et soja), nous conseillons le
certificat Panier Moisson
Open-End (mnémo : 1176N)
de RBS et, pour jouer le maïs, le
certificat 100 % Quanto Maïs
(4721S), de la Société Générale."


Manu 10/03/2010 08:36


Bonjour,

En effet Chicago "pilote" les marchés à terme, Euronext suit de près la plupart du temps.

Le rapport USDA donne la direction, même si certains ont des doutes sur sa véracité, c'est la boussole, donc moi je fais comme le marché je la suis, je ne cherche pas à savoir si le rapport devrait
être autrement quand il est publié !


ghost_bears 10/03/2010 08:02


Bonjour,

Je parlerai sous le contrôle de Claude.
Les productions des "bords" de la Mer Noire sont peut-être nos plus grands concurrents mais c'est bien le Chicago Board of Trade qui donne le la pour les contrats à terme au niveau mondial.


Claude 10/03/2010 08:59


Bonjour ghost_bear,

Les transactions sont tellement gigantesque sur le CBOT, que c'est bien les States qui donne le là. Pour info, concernant le Maïs aux Etas-Unis, selon le CIC, 106 Millions de tonnes seront
transformées en carburant pour la campagne 2009/2010, soit un doublement en 3 ans. Ce serait aussi 2 fois + que le poste des exportations, estimé à environ 50 Millions de tonnes pour la campagne
actuelle.

Par contre, pour nos échanges à l'export vers l'Afrique du Nord et vers l'Asie, c'est la Mer Noire qui est en train de mettre les moyens pour décrocher les Contrats (subvention à l'appui).


max 10/03/2010 07:42


bonjours Claude,
Il parrait qu'il ne faut plus regarder chicago car les US ne sont plus nos principaux concurrents mais la mer noir (et leur potes)???


Claude 10/03/2010 08:51


Bonjour Max,

Et oui, la Russie et le Kazakstan.

Ces 2 pays, ont décidé que la production alimentaire était un axe stratégique pour leur développement et serai un des 4 enjeux majeurs du XXIème Siècle (nourriture, l'eau, l'énergie au sens large
et la santé au sens large avec les biotechnologies).
Ils ont donc décidé de subventionner ce pont de leur économie.

Et depuis peu, je suis bien placé pour en parler concernant la Russie (mais là, je ne peux pas encore dévoiler l'info, le temps que ma direction ne l'a pas fait de façon officielle).