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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 23:13

Suite à la disparition des Ace et du contrat jachères industrielles, la filière biodiesel se dote d’un accord interprofessionnel pour assurer un niveau minimum d’approvisionnement de ses outils de transformation. Dans ce cadre, Diester industrie présente les nouvelles modalités de rémunération des graines de colza et de tournesol pour 2010-2012.

Dans le but de maintenir la régularité d’approvisionnement des débouchés dans un contexte de marché favorable et suite à la disparition des dispositifs jachères industrielles et Ace (aide aux cultures énergétiques), la filière biodiesel se dote d’un accord cadre interprofessionnel bénéficiant d’un arrêté d’extension.

Philippe Tillous-Borde, président de Saipol et de Diester, explique qu’« au cours des dernières campagnes, les deux tiers de la production de colza partaient pour l’industrie non-alimentaire. Avec la disparition des Ace et des jachères, l’accord interprofessionnel permet d’assurer l’approvisionnement des outils industriels à hauteur d’au moins la moitié du niveau actuel. »

Un tiers de la sole d’oléagineux engagé pour le débouché industriel

Ainsi, un tiers de la surface française en oléagineux, colza et tournesol, sera engagée sous contrats d’approvisionnement industriel proposés par les transformateurs aux organismes de collecte et sous contrats de culture industrielle proposés par les organismes stockeurs aux producteurs de graines. Le collecteur peut proposer, de son côté, un contrat de culture industrielle aux producteurs. Devront y figurer la durée d’engagement, d’au moins trois ans, la surface totale mise en culture de colza et de tournesol pour 2010, la surface sur laquelle porte l’engagement, au moins égale à un tiers de la surface totale d’oléagineux.

 

De plus, une référence de rendement minimum permettra l’estimation du volume engagé. Le contrat fixera, enfin, en plus de ses modalités de révision ou de résiliation, le prix ou les éléments de détermination du prix de la tonne de graines, ainsi que les montant et modalités de versement de la prime liée à l’engagement.

La formule de Diester industrie pour 2010-2012

Pour la période 2010-2012, Diester industrie propose donc une nouvelle formule de contractualisation en application de l’accord interprofessionnel : un engagement triennal, portant sur un tiers des surfaces, au niveau producteur, un tiers de la collecte, au niveau collecteur, d’oléagineux (colza et tournesol oléique). Les organismes stockeurs ont jusqu’au 15 juin pour faire leur déclaration à Diester industrie.

Pour le colza, la rémunération commence avec un prix d’acompte, et d’éventuels compléments de prix, versés en fonction de l’écart observé en cours de campagne entre le prix d’acompte initial et le Matif. Le prix d’acompte sera fixé fin juin à hauteur d’au moins 95 % de la moyenne du Matif, si celle-ci se situe entre 250 et 290 €/t. Xavier Beulin, président de la Fop et de Sofiprotéol, précise qu’« il s’agit là d’une garantie minimum, d’un filet de sécurité, et non du prix payé au producteur ! » Le niveau de garantie évolue d’ailleurs en fonction du marché.

 

Ce que décrit Antoine Morin, responsable contractualisation au sein de Saipol-Diester industrie : « Le minimum garanti baisse progressivement jusqu’à 90 % si la moyenne du Matif dépasse 360 €/t. Et inversement, il passera à 100 % en cas de Matif à 210 €/t. »

Différents niveaux de primes pour le collecteur 

L’organisme stockeur recevra par ailleurs une prime d’engagement à deux niveaux. Pour l’engagement de ses producteurs, pour un tiers de leur surface, l’OS recevra une prime de 14 €/t, dont 10 €/t reversés aux producteurs. Pour les volumes engagés pour son compte propre, l’OS reçoit 11 €/t de graines. Enfin, une prime de marché sera accordée selon le site d’affectation des graines, pour « attirer les graines là où on en a le plus besoin ».

La rémunération des graines de tournesol se calcule sur la même base que celle des graines de colza. La prime, par contre, se situera entre 23 et 30 €/t selon l’évolution du marché, en fonction de la qualité des graines. Elle compensera la différence de seuil de teneur en huile demandée pour la fabrication d’huile entre colza et tournesol et les écarts de valorisation des tourteaux. Philippe Tillous-Borde tient à préciser que « le nouveau système de primes n’arrive pas au niveau de l’Ace mais que le prix importe plus que le montant de la prime. L’engagement contractuel pour des volumes et des surfaces permettra de maintenir les prix au niveau européen. »

Source : Terrenet


Un coup d'oeil sur le graphe échéance Mai 2010 :

Colza-26-Mars-10.png


Les prospectives sur les hausses futures des cours du pétrole à MT LT y seraient-elles pour quelques choses ?

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commentaires

Manu 30/03/2010 10:19


Un OS est venu me parler de ces contrats 3 ans, avec primes et autres bla-bla.

J'ai déjà fait la connerie de l'éthanol et perdu 15000 euros en 3 récoltes, je ne rentrerai plus dans aucun contrat de ce type, même si ce contrat colza semble plus dans le marché avec son
indexation MATIF. Mais je laisse aux autres !

Paysannature si jamais tu as raison avec des imports de blé ukrainien pour l'éthanol tu confirmes bien l'arnaque de ces contrats, sensés nous garantir un débouché supplémentaire...


parcs 30/03/2010 08:24


Ayant toute ma récolte 2009 de colza en cellules, je ne vends pas, je demeure haussier.
Si je le pouvas, je reporterais sur 2010.
Cela dit, les cultures sont très bien dans mon secteur en 52


Damien 29/03/2010 19:49


Bonjour Claude

Je n'est peu le temps de trop me renseigner sur le sujet, mais est-ce que le rapport USDA qui est sencé sortir le 31 Mars pourrait avoir un impact (négatif ou positif) sur les cours du colza, et
également sur les cours du blé?


paysannature 29/03/2010 10:48


Les stocks mondiaux de blé sont très lourds,
mais le cours du blé est plus haut aux USA que dans l' UE.
4 MioT d' orge ont été mises à l'intervention (cours 79 €/t).
Face à l' élargissement de l' et aux importations de la
UE
Mer Noire, la France perd ses débouchés traditionnels sur
l' et se voit obligée de vendre à prix inférieur sur
UE
l'
Afrique. Le programme européen d' aide aux plus
démunis permet d' utiliser 1,4 MioT de céréales
d'intervention, par un mécanisme pervers de troc qui pèse
sur les marchés et les cours. Il semble que des bateaux
ukrainiens de blé soient arrivés en France, sans doute pour
les éthanoleries.


jfb 29/03/2010 09:19


Oui,je sais les Paysans sont de grands enfants, pour qu'ils ecoutent il faut leur donner" des sucettes " kesaco 10€ PRIME DE SURFACE,mais 4€POUR OS+ 10€ POUR LES GRAINES;Et pour le point
d'huile?????fin de semaine derniere COOP MARNE proposait 306 rendu VERDUN et BLE 113'5 rendu Pomacle .Fini l'egalité du prix et alors!!!!!!