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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 13:27

Lors de la rédaction de mon dernier article, nous attendions avec impatience le franchissement à la hausse du canal baissier dans lequel le colza s'était retrouvé par enchantement (suivez mon regard ... vers une voir deux salles de marché) piéger depuis la mi-janvier.

Si il y a un bien des fondamentaux qui ne peuvent être discutable en Europe sur une culture, c'est bien ceux sur celle du colza, et les contrats proposés début 2010 à 290 €/t et ceux de début 2011 à 390 €/t ne sont nullement dû au Hasard. Vous pourrez vous inquiéter le jour où l'on ne vous proposera plus de contrat, là ce sera bien le signe d'un retournement du marché. Car si demain je deviens acheteur, mon intérêt ne sera plus celui de pouvoir vendre au meilleur prix (le plus haut possible), mais bien d'acheter au meilleur prix (le plus bas possible).

D'un point de vue de la logique mathématique ou bien comptable, le raisonnement est toujours le même et à la porté d'un collégien ayant réussi son apprentissage de ses bases au primaire (obligé de le spécifier maintenant en France avec notre corpus enseignant et sa cohorte de syndicats), c'est à dire que d'un côté comme de l'autre chacun a son intérêt et c'est bien deux forces qui s'affrontent au travers d'un marché ce dernier étant guidé par la simple loi de l'Offre et de la Demande.

Lorsque l'huile de palme se retrouve à des sommets, lorsque le soja consolide légèrement pour repartir de plus beau et lorsque le prix du baril de pétrole s'envole pourquoi voudriez-vous voir les cours du colza s'écrouler ...

 

Donc assez parlé et place aux différents graphiques :

 Colza Mai 2011

Colza-4-Mars-2011-a-13h30.png

 Soja Mai 2011

Soja-3-Mars-2011.png

Huile de Palme Mai 2011 

Palme-3-Mars-2011.png 

Pétrole Avril 2011

Petrole-4-Mars-2011-a-13h30.png

 

Au fait, que ceux qui ont vendu du colza dans la panique baissière lève le doigt !

 

Je vous rassure, nous avons eu un débat très chaud sur la ferme et j'ai tenu bon, mais après, ce n'était pas facile à suporter la décision concernant le fait de tenir sa position contre vents et marées ... mais nous nous sommes tenus aux fondamentaux (production/consommation/stock et géopolitique) et surtout à la lecture du graphe avec le soutien à 390 €/t et notre fameux ratio de Fibonacci, vous savez l'élément essentiel de toute bonne salle de marché qui se respecte (sujet déjà abordé il y a au moins un an et demi sur le blog "Marché des céréales").

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commentaires

jfb 07/03/2011 14:17


journal l'union DE CE DIMANCHE , article tres interressant sur la rouille noir du ble, signé Boris Bellanger, voir aussi SCIENCE ET VIE


Edouard 07/03/2011 07:53


@ Antoine et Phil 41, Claude vous communiquera mon adresse mail.

C'est chaud ce matin sur le pétrole : +4%, baril à plus de 106$ à New York et les américains dorment toujours !
116$ à Londres...


Claude 07/03/2011 09:29



Pour les adresse mail c'est ok.


Si j'ai bien compris ce que m'a dit le service informatique, pour les abonnés, vous pourrez échanger entre vous, mais on s'en reparle dès l'ouverture.



antoine 06/03/2011 19:19


merci Damien pour cette lecture du dimanche soir.
à Edouard peux tu demander à claude de nous transmettre ton adresse mail si tu le souhaite à PHIL et à moi meme merci amicalement Antoine


Damien 06/03/2011 19:09


Un peut de lecture :

Une grave sécheresse menace la production hivernale de blé en Chine. Le problème aggrave grandement la crise des prix des aliments. Métro est allé à la rencontre de fermiers dans la province de
Shandong, deuxième plus importante productrice de blé du pays.

Devant un attroupement de journalistes et de photographes, le premier ministre chinois Wen Jiabao a récemment célébré la nouvelle année avec des fermiers, devant un repas de raviolis tout blé. Peu
après, la neige s’est mise à tomber sur les champs de Shandong, un cadeau du ciel après une longue période sans précipitation.

Mais cette neige n’a pas duré et n’a pas vraiment aidé les fermiers de Sishui, une communauté de la province, à 600 km au sud de Beijing. «À cause de la sécheresse, même s’il pleut demain, la
moitié de ma récolte sera compromise, explique Kong Bing. À Shandong, une des plus importantes provinces productrices de blé, seulement 12 millimètres de pluie sont tombés depuis six mois. Ici, les
fermiers obtiennent 400 yuans (60 $) par mu cultivé (un mu représente environ un quinzième d’hectare). Chaque membre de la famille a un mu.

Cultiver du blé n’est donc pas suffisant pour gagner sa vie. «J’ai plusieurs autres emplois, révèle Kong Bing. Je transporte des gens de village en village sur ma moto. Je peux aussi aiguiser des
couteaux et d’autres outils.»

Kong Bing croit que la sécheresse est une affaire de malchance, mais elle affecte pourtant sept autres provinces qui produisent 80 % du blé hivernal en Chine. Plus tôt ce mois-ci, les Nations unies
ont levé le drapeau rouge. L’organisation s’inquiète de l’impact qu’aura cette sécheresse. La Chine a pris des mesures drastiques : 6,7 milliards de yuans (1 G$) pour détourner certaines rivières
et creuser davantage de puits. Mais la réponse de Beijing est-elle arrivée trop tard?

À Fuzidong, un village tout près de la caverne de Kun Ling, la situation est aussi critique. Selon l’histoire, c’est à cet endroit...[


Edouard 06/03/2011 00:32


On doit avoir le même climat car chez moi, c'est le gasoil dans le réservoir de mon tracteur qui s'est évaporé !