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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 19:37

Entretien avec Benoît Léchenault, responsable Agrifrance, division de BNP-Paribas, spécialisée dans le foncier rural

Estimez-vous que la production mondiale de céréales pour la campagne 2009-2010 atteindra le niveau excellent de la précédente ?

Difficile à dire, la production obéit à des facteurs climatiques. En France, l’hiver a été rude et dans certaines régions, on assiste à la réimplantation de cultures de printemps. En Australie, les zones agricoles et viticoles ont connu une sécheresse sans précédent.

 

La forte chute des prix aura-t-elle une incidence sur le choix des cultures ?

Oui, dans une certaine mesure. On assiste à un arbitrage en fonction des marges potentielles à l’hectare.

 

La hausse du prix des intrants pèse-t-elle lourdement sur les résultats d’exploitation des entreprises agricoles ?

Oui, mais depuis quelque temps, on s’aperçoit aussi que le prix des intrants ou du matériel est en baisse en raison de la diminution de la demande.

 

L’acquisition de terres, comme valeurs refuges, est-elle toujours porteuse ?

Oui. Le foncier rural français est de bonne qualité et peu cher à l’échelon européen. Tout dépend de la logique d’investissement.

 

Afin de garantir leur sécurité alimentaire, de nombreux pays investissent en Afrique, en Amérique latine ou en Ukraine dans l’achat de terres arables. Le mouvement est-il une réponse possible à la question de nourrir 9 milliards d’êtres humains d’ici à 2050 ?

C’est en tout cas un phénomène actuel. A l’échelon de la planète et dans certaines zones de production, l’augmentation des rendements et la recherche de productivité, peuvent constituer une alternative.

 

L’expulsion ou le déplacement des populations locales, notamment en Afrique, ne posent-ils pas une question éthique ?

Oui, très certainement.

 

Une autre réponse serait d’utiliser des semences transgéniques à hauts rendements. Les Européens sont-ils prêts à les adopter ?

En Europe, l’opinion publique y est majoritairement opposée.

 

Une nouvelle crise alimentaire, telle celle de 2008, est-elle encore possible ?

Des tensions sur les marchés sont toujours envisageables. Rappelons que les matières premières suivent souvent l’évolution du prix du pétrole ou du gaz.

Source : l'Usine nouvelle.com du 30/03/10

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commentaires

pyb 01/04/2010 09:21


Bonjour Claude,
Ça y est, les médias commencent à évoquer une baisse de la production de blé en chine.
http://french.cri.cn/720/2010/03/31/50s215432.htm


MORISOT 31/03/2010 20:28


Marne
Blé : note 2
OP : note 2
Colza : note 2