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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 22:19

Le stratège matières premières de Société Générale Corporate & Investment Banking considère que les cours des ressources naturelles devraient renouer avec leur rythme de croissance de long terme d'ici à la mi-2010.

Frédéric Lasserre en est convaincu. Le stratège matières premières de SGCIB (Société Générale Corporate & Investment Banking) considère que les cours des ressources naturelles devraient renouer avec leur rythme de croissance de long terme d'ici à la mi-2010. L'indice de loin le plus investi de la classe d'actifs, le S & P GSCI, ne nécessite plus qu'une hausse de 20 % pour s'inscrire à nouveau dans la tendance d'avant l'éclatement de la bulle spéculative de l'été 2008. Pourtant, pour l'heure, « la récente performance des prix reste difficile à justifier en se référant uniquement aux marchés physiques » . En effet, en dépit de situations particulières souvent bien différentes, la plupart de ces derniers sont encore marqués par des excédents de l'offre, alors même que la demande finale « ne manifeste pas de signes concrets de redressement », explique l'expert.

Corrélation

L'avancée de l'indice de référence a été stoppée au troisième trimestre et a connu récemment un sursaut seulement en raison de l'affaiblissement du dollar. Et le rebond constaté au deuxième trimestre a été davantage le fait de l'amélioration du sentiment des acteurs économiques que du raffermissement des fondamentaux. « Les investisseurs ont commencé à utiliser les matières premières comme un outil de couverture contre l'inflation », indique Frédéric Lasserre. Et ce en ne se préoccupant pas de la performance de ces produits en tant que classe d'actifs à part entière.

Ainsi, à titre d'exemple, la corrélation élevée entre le cours du baril de pétrole de qualité WTI et la parité euro-dollar a été pleinement rétablie depuis mars de cette année. A l'instar des six premiers mois de 2008, l'or noir est jugé par certains investisseurs comme la meilleure protection face à l'inflation.

Or, au dire du stratège, ces temps-ci, les cours du pétrole alimentent autant qu'ils subissent l'évolution de la parité du dollar provoquant un mouvement d'aller-retour entre corrélation entre eux et lien de causalité. La relation entre eux a été exaltée par les discussions sur l'opportunité d'établir un panier de devises sensibles au prix de l'or noir pour exprimer les cours de ce dernier. Si les liens entre le pétrole et le dollar se sont resserrés ces derniers mois, ceux du dollar avec l'or se sont détendus, souligne Frédéric Lasserre.

Aujourd'hui, le prix de l'or réagissent plus à l'intérêt renouvelé des banques centrales pour cette réserve de change. La perspective d'un monde régi par plusieurs monnaies internationale en lieu et place du dollar dominant est le véritable carburant de la ruée vers l'or. 

Source : Les Echos du 2/12/09

 

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