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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 17:44

Blé 26 07 10 C'est une période de grande incertitude qui s'ouvre de nouveau après la période 2008/2009. Afin de pouvoir suivre de plus près l'actualité des marchés des matières premières agricoles, nous vous indiquons que vous pouvez vous connecter à notre compte Twitter sur la page d'accueil de notre site portail AgritechTrade. De plus suite à des remarques des utilisateurs du site, vous pourrez prochainement retrouver en avant première des informations du marché dans la rubrique Articles Actualités.

L'or est la valeur refuge depuis le début de la crise des subprimes aux Etats-Unis, c'est à dire l'année 2007, mais suite aux annonces du gouvernement américain depuis cette semaine, il pourrait y avoir une nouvelle classe d'actif, ce qui ferait que l'Or et l'argent ne seraient plus la seule classe d'actif de refuge.

Cette classe d'actif en tant que producteur, nous sommes sûr que vous la connaissez. Nous vous invitons donc à ouvrir l'oeil et le bon car les marchés déraillent de plus en plus et l'oracle comme par Hasard est sorti de son silence pour parler d'un relèvement de cours sur cette classe d'actif.

Bonne fin de moisson et très bientôt sur AgritechTrade.

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PeuImporte 08/08/2011 08:03


Comment Goldman Sachs a provoqué la crise alimentaire
L’offre et la demande y sont évidemment pour quelque chose, mais la hausse des prix des denrées alimentaires constatée à travers le monde a une raison plus profonde: la gourmandise de Wall
Street.
Le Goldman Sachs Commodity Index
Il aura fallu les grands cerveaux de Goldman Sachs pour réaliser une chose toute simple: rien n’a plus de valeur que notre pain quotidien. Et là où il y a de la valeur, il y a de l’argent à se
faire. En 1991, les banquiers de Goldman, avec à leur tête le président visionnaire Gary Cohn, ont conçu un nouveau produit dérivé financier composé de 24 matières premières, des métaux précieux à
l’énergie, en passant par le café, le bétail, le maïs, les porcs, le soja et le blé. Ils ont pondéré la valeur d’investissement de chacune d’elles, ont mélangé et transformé les parties en
montants, puis ont réduit ce qui constituait un ensemble compliqué d’éléments tangibles en une simple formule mathématique, baptisée dès lors «Goldman Sachs Commodity Index» (indice de matières
premières GSCI).
Pendant près de dix ans, l’indice GSCI a été un produit de placement relativement statique, les banques étant davantage intéressées par les placements risqués et les obligations structurées que par
tout ce qui peut être semé ou récolté. Puis, en 1999, la CFTC, organisme indépendant chargé de réglementer les marchés à terme aux Etats-Unis, a ouvert les marchés à terme aux investisseurs
extérieurs. Alors que l’intervention sur les marchés agricoles était jusqu’à présent limitée aux opérateurs physiques, et ce depuis la crise de 1929, les banques ont pu désormais prendre la
position qu’elles souhaitaient.
Des «contrats à terme» pour garantir une stabilité
Ces changements ont alors touché les grandes bourses de Chicago, Minneapolis et Kansas City, qui avaient contribué, pendant 150 ans, à la stabilité relative du prix des denrées alimentaires au
niveau international. Le secteur agricole peut paraître bucolique, mais il est volatil par nature et soumis aux vicissitudes de la météo, des maladies et des catastrophes. Créé après la Guerre de
Sécession par les fondateurs d’Archer Daniels Midland, de General Mills et de Pillsbury, le système de trading des contrats à terme de céréales a contribué à faire des Etats-Unis un poids lourd de
la finance, capable de rivaliser avec l’Europe, voire de la surpasser. Les marchés agricoles ont également protégé les agriculteurs et les meuniers américains contre les risques inhérents à leur
profession.
L’idée de base était le «contrat à terme», un accord entre vendeur et acheteur de blé sur un prix du boisseau raisonnable (et ce avant même qu’il n’ait poussé). Ces contrats à terme ont non
seulement permis de garantir le prix stable du pain à la boulangerie (ou plus tard au supermarché), mais ils ont également aidé les agriculteurs à se prémunir contre les périodes de vaches maigres
et à investir dans leurs fermes et leurs affaires. Résultat: au cours du XXème siècle, le prix réel du blé a baissé (malgré une ou deux hausses, notamment lors de la spirale inflationniste des
années 1970), ce qui a stimulé le développement du secteur américain de l’agrobusiness. Après la 2nde Guerre mondiale, les Etats-Unis ont systématiquement enregistré des excédents agricoles, ce qui
a constitué un élément fondamental de leur stratégie politique, économique et humanitaire durant la Guerre Froide (sans compter que les céréales américaines ont nourri des millions de personnes
affamées dans le monde).
Les acteurs vs les spéculateurs
Les marchés à terme comprenaient au départ deux types d’acteurs: les fermiers, les meuniers et les grossistes, les acteurs du marché qui sont véritablement intéressés par les fondamentaux du marché
agricole. Il ne s’agit pas seulement des producteurs de maïs de l’Iowa ou des producteurs de blé du Nebraska, mais de grandes multinationales comme Pizza Hut, Kraft, Nestlé, Sara Lee, Tyson Foods
et McDonald's, dont les actions à la bourse de New York varient selon leur capacité à approvisionner les gens en voiture, à leur domicile et dans les supermarchés à des prix compétitifs. Ces
acteurs du marché sont appelés bona fide hedgers, car ils ont réellement besoin d’acheter et de vendre des céréales.
A l’opposé se trouve le spéculateur. Le spéculateur ne produit et ne consomme pas de maïs, de soja ou de blé; il ne saurait pas où stocker les 20 tonnes de céréales qu’il est susceptible d’acheter
à tout moment si jamais elles lui étaient livrées. Les spéculateurs ont recours à une méthode classique, celle qui consiste à acheter à bas prix dans l’espoir de revendre plus cher. Les opérateurs
physiques ont vu d’un bon œil l’arrivée des spéculateurs traditionnels sur leur marché; leurs ordres de vente et d’achat permanents donnent sa liquidité au marché et permettent aux bona fide
hedgers de gérer les risques en vendant et en achetant quand ils le souhaitent.
Goldman Sachs à l'origine du boulversement
Mais l’indice de Goldman Sachs a déstabilisé ce système. La structure de l’indice GSCI a occulté la pratique vieille de plusieurs siècles consistant à acheter et vendre dans le même temps. Ce
nouveau produit dérivé est long-only, ce qui signifie qu’il a été conçu uniquement pour acheter des matières premières. Cette stratégie long-only est motivée par l’intention de transformer un
investissement sur les matières premières (jusqu’alors réservé aux spécialistes) en ce qui ressemble fortement à un placement dans un actif (une catégorie d’actifs dans laquelle n’importe qui peut
placer son argent et le laisser fructifier pendant des dizaines d’années, sur le modèle de General Electric ou d’Apple). Quand le marché des matières premières commence à ressembler davantage à un
marché financier, les banques peuvent espérer de nouveaux afflux de liquidités. Mais cette stratégie long-only comporte une faille: l’indice GSCI ne comprend pas de mécanisme pour vendre une
matière première (vente à découvert ou position courte).
Ce déséquilibre a eu des répercussions sur la nature même du marché des matières premières, les banques se retrouvant contraintes d’acheter encore et encore (et ce, peu importe à quel prix). Quand
l’échéance des contrats à terme sur les indices de matières premières approchait, les investisseurs long-only devaient reconduire leurs positions d’achat de plusieurs milliards de dollars dans le
cadre des prochains contrats à terme, deux ou trois mois plus tard. Et l’effet à la baisse sur les prix des positions courtes n’étant pas pris en compte dans l’indice GSCI, les traders
professionnels pouvaient faire d’énormes bénéfices en anticipant les fluctuations du marché que ces «roulements» finiraient par causer. «Je gagne ma vie avec de l’argent stupide», a déclaré Emil
Van Essen, trader sur les matières premières, à Businessweek l’année dernière. Employés par les banques qui avaient justement crée les fonds indiciels sur matières premières, les traders sur
matières premières ont surfé sur la vague du profit.
Les banques sachant reconnaître un système lucratif, des dizaines de spéculateurs n’intervenant jamais sur le marché physique (non-physical hedgers) ont rapidement suivi l’exemple de Goldman Sachs
et son indice de matières premières, notamment Barclays, Deutsche Bank, Pimco, JP Morgan Chase, AIG, Bear Stearns et Lehman Brothers, pour n’en citer que quelques-uns. Les conditions étaient
propices à une inflation des prix alimentaires, qui, au final, a pris de court certaines des plus grandes entreprises américaines dans l’industrie meunière, l’industrie agroalimentaire et le
secteur de la grande distribution, et a créé une onde de choc dans le monde entier.
Face à la crise de 2008, les investisseurs se sont tournés vers les matières premières
L’histoire se raconte avec des chiffres. Depuis l’éclatement de la bulle Internet en 2000, la quantité de dollars investis dans les fonds indiciels sur matières premières a été multipliée par 50.
Concrètement, en 2003, le marché à terme des matières premières ronronnait encore à 13 milliards de dollars (8,98 milliards d'euros). Mais début 2008, quand les investisseurs ont commencé à
s’affoler à cause de la crise financière mondiale et à perdre confiance dans le dollar, la livre sterling et l’euro, ils ont vu dans les matières premières (et notamment les denrées alimentaires)
le dernier endroit sûr pour placer l’argent de leurs fonds spéculatifs, fonds de pension et fonds souverains. «Des gens qui n’avaient aucune idée de ce qu’était une matière première se sont soudain
mis à en acheter», raconte un analyste du ministère américain de l’Agriculture. Au cours des 55 premiers jours de 2008, les spéculateurs ont investi 55 milliards de dollars dans les marchés de
matières premières et en juillet, c’est 318 milliards de dollars (219 milliards de dollars) qui ébranlaient les marchés. Depuis, l’inflation des prix agricoles s’est stabilisée.
L’argent circulait et les banques avaient sous la main tout un ensemble de nouveaux produits dérivés pour les marchés de denrées alimentaires. Régis par les prix du pétrole et du gaz (les
principales matières premières des fonds indiciels), ces nouveaux produits de placement ont mis le feu aux marchés de toutes les autres matières premières indexées, donnant lieu à une bulle
alimentaire qui rappelle l’histoire de la tulipe, de l’Internet et de l’immobilier bon marché. Le prix du blé dur roux de printemps, géné