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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:40

Vous trouverez ci-dessous des articles de presse économiques aux quels je suis abonné :

 

Graphe du Blé sur le MAT échéance Nov 2010 à 11h45 :

 

Ble-13-Aout-2010.png 

Les bornes du jour sur le graphe ci-dessus sont :

- à la hausse = 222 €/t

- à la baisse = 210 €/t

- et un MACD qui ne veut pas capituler et ne pas aller prendre des vacances (surprenant ...).

 

Au delà du jour, ce qui est intéressant d'observer avec les bandes de Bollinger, c'est que nous avons un gros support qui passe par l'oblique inférieure et la MM20 (en vert) à 195 €/t.

Je vous avouerai que la situation doit être très délicate pour ne pas dire inquiètante sur le plan de la production du blé 2010 sur la planète, car je pensais à un reflu des cours après le rapport USDA vers le support à 180 €/t avant une nouvelle impulsion haussière cet automne. Force est de constater que pour le moment, c'est la reprise de la hausse qui tient la corde; mes données chiffrées avec mes 615 Mt seraient telles en avance sur le temps ?

 Attendant maintenant la clôture de ce soir pour commencer à en tirer des enseignements, car ensuite les 2 semaines à venir devraient être calme avec la période bien mérité des congés des traders.

 

 

Grains : le rapport de l'Usda conforte la hausse des cours

Le rapport mensuel du département américain de l'Agriculture sur les conditions des marchés agricoles mondiaux a pris en compte la situation exceptionnellement tendue créée sur les marchés par la sécheresse en Russie.

 

|Disséqué par les opérateurs sur les marchés agricoles du monde entier, le rapport mensuel du département américain de l'Agriculture (Usda), publié hier était particulièrement attendu en raison des vives tensions sur les prix engendrées par la vague de chaleur et d’incendies en Russie.

Alors que les intervenants tablaient majoritairement sur un message apaisant en matière de prix, les économistes de l’Usda ont surpris en alignant leurs prévisions concernant le blé sur celles du marché. Les experts américains ont notamment pris très au sérieux la dégradation des stocks mondiaux, notamment chez les principaux exportateurs qui, généralement, régulent le marché en répondant aux besoins internationaux. Les réserves globales de fin de campagne de la principale céréale devraient ressortir à moins de 175 millions de tonnes, contre une prévision de plus de 187 millions de tonnes livrée il y a un mois. En particulier, les stocks américains devraient être inférieurs aux prédictions, à moins de 26 millions de tonnes, contre près de 30 millions de tonnes un mois plus tôt.

Mais la nouvelle la plus inattendue est celle des estimations des réserves de l’Europe des Vingt-Sept en fin de campagne : environ 10 millions de tonnes, en retrait de près de 4 millions de tonnes par rapport aux chiffres de juillet. « Ce volume est même inférieur de plus de 2 millions de tonnes aussi à celui de la campagne de 2007 », quand les prix du blé avaient flambé sur les Bourses de commerce occidentales à plus de 10 dollars le boisseau de 27,21 kilos, souligne Gautier Le Molgat, chez Agritel. Certes, « la récolte européenne est plutôt bonne, sans être d’un millésime exceptionnel », reconnaît-il. Mais le retrait des marchés internationaux des pays producteurs du bassin de la mer Noire (Russie, Ukraine et Kazakhstan surtout), qui a toutes les chances de se prolonger, crée une situation inédite, « avec les Etats-Unis et l’Europe qui, à eux seuls, vont assurer près de la moitié des exportations mondiales de blé (45 %) », enchaîne le consultant.

Arbitrage difficiles

De ce fait, « sur le Vieux Continent, les tensions sur les prix vont monter sérieusement en raison d’une concurrence accrue entre les utilisateurs locaux et les acheteurs portuaires ». Il est donc probable que le boisseau revienne en fin de campagne, vers la fin juin 2011, sur ses pics récents, autour des 8,50 dollars.

Les arbitrages commerciaux deviendront d'autant plus difficiles que les perspectives de production des autres céréales ne permettent pas d’envisager de larges mouvements de substitution du blé, essentiellement dans la sphère de l’alimentation humaine. Celle-ci représente les deux tiers de la consommation totale de blé. Dans l’alimentation animale, les substitutions sont possibles, surtout par le maïs. Or les stocks de maïs sont également revus en repli par l’Usda, quoique dans des proportions limitées. L'estimation de production de soja en 2010-2011 a été rabaissée de 1 million de tonnes, à près de 140 millions de tonnes.

Quant au riz, les prédictions optimistes de l’Usda, qui table sur un volume stable de l’ordre de 459 millions de tonnes, pourraient être sujettes à dégradation quand les économistes américains seront en mesure de jauger les ravages des inondations récentes au Pakistan. Un pays qui compte pour un dixième des exportations mondiales sur ce produit.

Source : Les Echos du 13/08/10

 

 

Les tensions sur les prix devraient perdurer et des secousses pourraient se faire sentir aussi sur les cours du maïs.

 

 

L'interdiction des exportations russes de céréales, aujourd'hui prévue jusqu'au 31 décembre, pourrait être prolongée, a indiqué lundi le Premier ministre, Vladimir Poutine. Elle pourrait s'étendre, au dire de Gautier Le Molgat, consultant associé chez Agritel, sur toute la campagne actuelle qui s'achèvera en juin 2011. Et ce en dépit de la demande de la Banque mondiale adressée aux pays producteurs d'éviter les embargos à l'export. La Russie sera très probablement amenée à sceller des accords pour importer des grains pour satisfaire ses besoins intérieurs. Avec une consommation annuelle de 77 millions de tonnes de céréales, les quelque 60 millions à 65 millions de tonnes de production prévues en 2010-2011 ne suffiront pas à nourrir le pays. D'autant plus que les stocks de blé qui approchaient les 13 millions de tonnes en ce début de campagne sont appelés à se contracter fortement, juge Agritel. Les tensions sur les prix vont donc perdurer en dépit de la correction technique de ces derniers jours. « Le marché va rester haussier jusqu'en octobre-novembre au moins, quand on y verra plus clair sur les perspectives de récolte en Argentine et en Australie », indique l'expert de la société de conseil basée à Paris.

Marchés sous pression

La totalité des marchés céréaliers mondiaux seront, d'ici là, placés sous pression. En témoigne le petit marché de l'orge, dont les prix européens ont doublé en six semaines pour culminer récemment à 230 euros la tonne (environ 190 euros aujourd'hui). La Russie satisfait le tiers des besoins saoudiens de cette céréale secondaire. Le Royaume wahhabite est un grand acteur de ce marché car l'orge est largement utilisé dans l'alimentation des dromadaires. Par effet de substitution avec le blé dans plusieurs produits de l'alimentation animale, les secousses vont, bien sûr, se faire sentir aussi sur les cours du maïs. Au-delà, ce sont les prix du pain, des produits de la boulangerie et de la viande qui sont appelés à se raffermir. Néanmoins, aucun danger de pénurie plane sur les céréales. « Même en 2007, en fin de campagne, on avait encore des stocks. La situation du marché des grains n'est en rien comparable avec celle du cacao », tempère Gautier Le Molgat. Agritel table sur des réserves mondiales de fin de campagne de 170 millions de tonnes de blé. Les grandes maisons de négoce n'éprouvent aucune difficulté à approvisionner leurs clients. La plupart des contrats à l'exportation fixent la provenance des céréales. Ainsi, ceux établis sur le blé russe sont purement et simplement gelés, voire déchirés. L'état « de force majeure » décidé par le Kremlin évite aux négociants de payer des pénalités. Ces derniers, au contraire, pourraient même gagner de l'argent en proposant à leurs clients du blé éventuellement acheté par anticipation ailleurs et revendu aux prix de marché actuels, près de 60 % plus chers qu'il y a deux mois. De là à soupçonner les majors du négoce d'avoir poussé le gouvernement russe à décider l'interdiction des exportations, le pas est vite franchi. Mais pas justifié, commente Ivan Glasenberg, le patron de Glencore, le numéro un mondial du négoce physique en matières premières. « Nous n'avons absolument pas influencé l'exécutif russe », déclare-t-il aux « Echos ». Une affirmation qui convainc le spécialiste d'Agritel : « Le négoce de céréales russes n'est pas le monopole des grandes maisons internationales. Beaucoup d'acteurs sont locaux. Je vois mal Vladimir Poutine s'engager sur une voie qui pénalise si lourdement les sociétés de son pays. » En clair, ce sont encore et toujours les fondamentaux du marché qui dirigent les prix.

Source : Les Echos du 11/08/10

 

 

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commentaires

Jonathan Balsamo 18/08/2010 16:01


Je pense perso qu'on est dans un cycle de hausse des cours du blé jusqu'à que la situation en Russie côté production s'arrange et revient à des niveaux avant les incendies dû à la canicule


JFB 16/08/2010 10:06


figaro mag du 14 aout,M Ghislain DE Montalembert signe un article " le blé grimpe, la viande aussi" et raporte la reflexion de P.Pinta qui ne semble pas corroborer à celle de "marches des cereales"
A PARIS on ne sait peut-etre pas tout


clo85 16/08/2010 00:08


bjr claude ,je suis producteur de blé dur .Je ne me souvient pas avoir connu le prix du blé tendre plus elevé que le blé d.Cette situation peut-elle durée sur toute la campagne,ou ,ns risquons
d'avoir un réajustement dans les prochaines semaines ? Si nos coop ,laisse cette situation avant l'automne ,il risque de manquer du blé dur pour la prochaine récolte ... Merci pour tes analyses!


Bruno 15/08/2010 18:07


Ne pas oublier non-plus, que les matières premières agricoles, face aus incertitudes menaçant la finance et l'économie mondiale, en sont devenues a retrouver pleinement leur rôle de valeur refuge.
Sans parler d'une éventuelle "manipulation" des cours, afin que certains établissements bancaires, de manière spéculative, se refassent une (petite) santé d'ici la fin de l'année fiscale. Si ce
dernier élément -de cours terme: quelques mois-, participe au sauvatage du système bancaire mondial, vue la situation, "personne" ne dira rien...


antoine 15/08/2010 16:05


claude voici un article paru ds boursorama paru sur l etat des culture en russie tout le monde pense deja à la récolte 2011
"Même si les températures reviennent rapidement à des normales saisonnières, les répercussions se feront certainement sentir en 2011, la canicule et la sècheresse ayant rendu les semailles pour
l'hiver problématiques voire impossibles", estime un expert de Renaissance Capital.