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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 12:07

A l'approche du week-end prolongé de Pâques, je vous convie à jeter un coup d'oeil sur ce que nous allons pouvoir visionner Mardi 13 avril prochain sur Arte.

 

L’émission sera diffusée le Mardi 13 Avril 2010 sur Arte TV à 20h35, alors brancher vos enregistreurs de DD, DVD, VHS, voir le lien ci-dessous :

 

http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Main-basse-sur-le-riz/3100360.html

 

"Main basse sur le riz", titre du livre sorti tout récemment (il y a une semaine).

Détails sur le produit

Broché: 219 pages

Editeur : Fayard (24 mars 2010)

Collection : LITT.GENE.

Langue : Français

 

Présentation de l'éditeur

Au printemps 2008, Port-au-Prince crie famine. Au Caire, à Dakar, les foules envahissent les rues. A Manille, les bidonvilles sont au bord de la révolte. Partout, la même cause : les prix du riz explosent. Pourquoi un tel vent de folie s'est-il abattu sur ce marché ? Reportage au plus près des producteurs et des exportateurs de Thaïlande, des négociants internationaux à Genève, des importateurs de Dakar, Bamako et Manille, Main basse sur le riz nous fait entrer dans les coulisses d'un système où les paysans les plus humbles d'Asie produisent essentiellement pour les consommateurs pauvres d'Afrique. L'auteur y démonte les mécanismes qui ont abouti à la crise de 2008 : corruption au plus haut niveau, monopoles abusifs, incompétence gouvernementale, égoïsme des pays développés, jeu des grandes multinationales du négoce, tout s'est conjugué pour bloquer un commerce qui nourrit un être humain sur deux. Paralysie momentanée ou condamnation définitive ? Tout porte à croire qu'une nouvelle crise du marché du riz est possible, synonyme de pénurie et donc de famine planétaire.

Biographie de l'auteur

Jean-Pierre Boris est journaliste et documentariste. Main basse sur le riz est également le titre du documentaire qu'il a tourné avec le réalisateur Jean Crépu pour Arte. Ce film a obtenu le Fipa d'Or au festival de Biarritz. Jean-Pierre Boris a par ailleurs publié chez Hachette Littératures Le roman noir des matières premières (coll. Pluriel) et Fuir l'Equateur.

 

 

 

Marché des céréales vous souhaite de joyeuses fêtes de Pâques à vous et vos familles respectives.

 

P.S : pour ceux qui seraient intéressés par des livres, je peux vous proposer quelques livres (sur l'énergie, sur l'huile d'olive et sur les plantes de jardin) à un prix très intéressant. Je vous metterai les références en ligne ce week-end.

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commentaires

bouvier27 04/04/2010 09:50


longues périodes de sécheresse dans certaines régions d’Afrique et des pluies imprévisibles en Asie ont semé l’incertitude concernant le rendement des cultures de 2010 dans les pays les plus
pauvres du monde. Les prix des aliments dans la plupart des pays en développement ont baissé depuis la crise de 2008, mais sont quand même plus élevés qu’en 2007.


Illustration : Index des prix de la FAO

Agence IRIN, 3 mars 2010

Il faudrait « deux mauvaises années consécutives » pour que la crise alimentaire et énergétique de 2008 se reproduise, a dit Abdolreza Abbassian, économiste et secrétaire du Groupe
intergouvernemental sur les céréales du Fonds des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Contrairement à la situation de 2008, les réserves mondiales de céréales sont
actuellement suffisantes.

Mais « de nombreux facteurs [entrent] en jeu » concernant les prix des aliments. « En fait, nous prévoyons que les prix restent fermes, même à moyen terme (pendant les 10 prochaines années), même
s’ils ne dépasseront peut-être pas les niveaux dont nous avons été témoins en 2008 », a commenté M. Abbassian.

Il s’agit toujours de ce que l’offre adéquate réponde à une demande grandissante, et l’offre de céréales pour l’alimentation est en déclin. La réduction progressive des subventions et du soutien
aux plus grands producteurs mondiaux, dans les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) - notamment les États-Unis et l’Union européenne - a eu pour conséquence
une diminution des excédents.

« D’un autre côté, la croissance de la population et la prospérité économique accentuent la demande - comme en Asie, et plus particulièrement en Chine et en Inde. Nous nous dirigeons donc vers une
situation où l’augmentation de l’offre pourrait ralentir, tandis que la demande continuera à croître - parfois même plus vite que par le passé », a dit M. Abbassian.

Selon un article de l’OCDE, les prix des aliments vont recommencer à augmenter, « (quoique pas aussi haut qu’en 2008) une fois que les pays sortiront de la récession, car les facteurs structurels
de l’offre et de la demande sont toujours très présents... la demande augmentant plus vite que l’offre. Les prix des aliments ne devraient donc plus être perçus comme un “choc” ou une “crise” à
court terme, mais plutôt comme un problème structurel à plus long terme ».

Les biocarburants restent une menace

Certains des changements structurels à l’origine de la crise des prix alimentaires de 2008, tels que la réaffectation des terres agricoles qui servaient à produire des céréales alimentaires pour
produire des biocarburants, doivent encore être étudiés, a dit M. Abbassian.

ActionAid, une organisation non gouvernementale (ONG) internationale, a calculé dans son nouveau rapport, Meals per gallon : the impact of industrial biofuels on people and global hunger (Repas par
gallon : l’impact des biocarburants industriels sur la population et la faim dans le monde), que d’ici à 2020, la consommation de biocarburants dans l’Union européenne (UE) allait être multipliée
presque par quatre et que les deux tiers seraient importés, principalement de pays en développement.

« On estime que les biocarburants sont responsables d’au moins 30 pour cent de la flambée mondiale des prix alimentaires en 2008 », a dit ActionAid, qui a averti que la crise pourrait se reproduire
de façon imminente, l’offre de céréales destinées à l’alimentation risquant d’être compromise par une demande en biocarburants dans l’UE.

« Jusqu’à 100 millions de personnes supplémentaires pourraient être victimes de la faim si l’Europe s’engage à augmenter fortement sa consommation de biocarburants afin de répondre à la nouvelle
législation de l’Union européenne », est-il écrit dans le rapport.

La législation en question date d’un accord passé en 2008 entre les États de l’UE et dont l’objectif est de combler 10 pour cent de leurs besoins en carburants pour les transports en ayant recours
à des sources renouvelables, dont les biocarburants, l’hydrogène et l’électricité verte, d’ici à 2020.

Selon un scénario prenant en compte un développement planifié et prévisible des biocarburants dans certains pays, l’International Food Policy Research Institute (IFPRI), dont le siège se trouve aux
États-Unis, a prévu que les prix du maïs augmentent de plus de 20 pour cent d’ici à 2020 et de plus de 71 pour cent dans une hypothèse de développement draconien.

C. Ford Runge et Benjamin Senauer, professeurs à l’université du Minnesota, ont écrit dans un article publié en 2007 dans Foreign Affairs, un magazine américain, que si le prix des produits
alimentaires de base continuait à augmenter, conformément aux prévisions de l’IFPRI, le nombre de victimes de l’insécurité alimentaire dans le monde augmenterait de plus de 16 millions par point de
pourcentage supplémentaire des prix réels des produits alimentaires de base.

ActionAid a remarqué que « si tout les objectifs en matière de biocarburants sont atteints, il est estimé que les prix des aliments pourraient augmenter de jusqu’à 76 pour cent d’ici à 2020 ».
L’ONG a dit qu’elle avait découvert que les entreprises de l’UE avaient déjà acheté, ou étaient en négociations pour acheter au moins cinq millions d’hectares dans des pays en développement, ce qui
pourrait menacer l’approvisionnement en nourriture de populations parmi les plus vulnérables.

Selon la FAO, une personne sur six dans le monde a faim, la crise de 2008 ayant fait glisser 100 millions de personnes supplémentaires dans la pauvreté et l’insécurité alimentaire.

Il pourrait exister une solution. Les réserves mondiales de céréales, qui dépendaient des pays occidentaux, ont commencé à être approvisionnées par la Communauté des États indépendants (CEI), une
organisation régionale qui comprend la Fédération russe, la Biélorussie, l’Ukraine, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Moldavie, le Turkménistan, le Tadjikistan,
l’Ouzbékistan et la Géorgie.

M. Abbassian a fait remarquer que la Russie était devenue le deuxième plus grand exportateur mondial de blé après les États-Unis. « Malheureusement, ils [la CEI] sont situés dans une région du
monde qui est très vulnérable aux chocs environnementaux ».

Les prix internationaux plus faibles du sucre, des produits laitiers et des céréales ont conduit l’indice des prix alimentaires de la FAO, rendu public le 2 mars, à enregistrer une baisse : «
l’indice a diminué de 21 pour cent par rapport à son maximum, en juin 2008, mais a augmenté de 22 pour cent par rapport à la même période il y a un an », a dit M. Abbassian.

Il y a toujours eu une chance que les prix flambent « en conséquence du déséquilibre du marché mais, dans l’ensemble, les prix élevés vont inciter l’investissement dans l’agriculture, ce qui, à son
tour, va aider à combler le fossé entre l’offre et la demande », a-t-il remarqué.

Les prix ne baissent pas vite

Liliana Balbi, économiste chevronnée pour le Système mondial d’information et d’alerte rapide de la FAO, a dit qu’elle pensait que la spéculation contribuait à la volatilité des prix. « Le fait est
que les prix montent rapidement mais ne baissent pas vite ».

Néanmoins, M. Abbassian était optimiste. « Les progrès technologiques et le changement des habitudes alimentaires vont aider à maintenir une situation alimentaire mondiale stable, même si les
développements à l’échelle nationale et locale peuvent ne pas toujours être aussi prometteurs » !

L’augmentation du pourcentage des prix des aliments varie d’un pays à l’autre, et ses causes également. Dans son rapport sur les perspectives de récoltes et la situation alimentaire pour février -
le premier en 2010 - l’équipe de Mme Balbi a identifié 33 pays où l’insécurité alimentaire y est la plus forte. Beaucoup de leurs habitants avaient faim, car ils n’avaient pas les moyens de
s’acheter de la nourriture.

La plupart des pays de la liste de février y ont figuré avant. Les nouveaux sont le Niger, atteint par la sécheresse, le Yémen, déchiré par les conflits, et Haïti, victime d’un séisme.

Le rapport d’ActionAid a découvert que « chaque augmentation de 10 pour cent des prix des céréales (y compris le riz) ajoute près de 4,5 milliards de dollars au coût total des importations de
céréales des pays en développement qui sont des importateurs nets ».

Dans les trois prochains articles de la série, IRIN donnera un aperçu de la vulnérabilité alimentaire de ces 33 pays d’Afrique, d’Asie et des Caraïbes.


cocol 02/04/2010 13:09


slt claude je me demande si tu a encore le temps de lire apres tous se travail ,salutation d1 proche