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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 10:06

Bonjour à toutes et à tous,

 

Nous allons pouvoir profiter des 2 semaines qui viennent pour reprendre un peu nos esprits, car on l'espace des 8 dernières semaines, il s'en est passé des choses ...

La hausse des températures, la hausse des cours des céréales, le manque de pluie puis des précipitations énormes sur certaines zones de la planète. Des opérateurs industriels qui rêvaient que les cours des céréales retomberaient après avoir atteint les 165 €/t comme en début Juin 2009, puis qui se sont mis à courrir après le papier relayés ensuite par les fonds spéculatifs qui ont démarré avec un temps de retard sur sur le CBoT avec le Wheat.

Alors cette semaine, en reprennant nos esprits, on va pouvoir se pencher sur les réactions des filières avales et notamment sur les hausses qui pourraient être répercutées sur les produits finis sous prétexte de la hausse des cours des céréales qui ont en Euro constant sont encore bien loin de leur juste valeur par rapport à un peu plus de 20 ans en arrière.

Pour en siter quelques uns, la hausse possible du pain (prétexte alors que les boulangers français subissent avant tout la hausse des charges du type électricté, gaz etc ..), les marchands d'engrais qui n'étant plus nombreux s'orgnisent pour fermer ou ouvrir les vannes à leurs convenances (d'ailleurs les farmers américains l'ont très bien compris et achètent aujourd'hui à tour de bras tout ce qui se trouve sur le marché et notamment l'azote, car eux sont très réactif et ont une calculette dans leur tête, alors que nous européen on a une administration dans la tête qui nous dit fait pas si fait pas ça), les FAB avec déjà des hausses répercutées sur les aliments du bétail (on se demande si ils savent qu'il existe un MAT et que si ils travaillaient pour la filière des producteurs auraient pu leur permettre d'amortir cette hausse et de pouvoir reculer au maximum cette hausse inéluctable des aliments), et nos malteurs qui investissent dans du matériel à des coûts importants, et qui ont bien du mal à payer l'orge brassicole à un prix moyen rémunérateur pour le producteur et qui de ce fait font sans arrêt le grand écart (c'est vrai que ce marché est étroit, mais un peu plus de transparence ne ferait pas de mal), et j'en oubliai un, celui des biocarburants qui rigole lorsque les prix du blé sont entre 90 et 110 €/t, mais qui rit jaune lorsque les prix reviennent à des niveaux acceptables de rentabilité pour le producteur-agriculteur (je rappelerai juste pour mémoire, qu'en France environ 80 % des agriculteurs sont au prix moyen avec un prix d'accompte cette année récolte 2010 qui se situe entre 95 et 115 €/t en fonction de votre O.S bien souvent une coopérative agricole, donc l'O.S qui vous appartient).

Bon pour aujourd'hui, c'est déjà pas mal.

Le MACD ayant croisé à la baisse sa ligne de signal pour le Wheat, nous rentrons donc dans une période de consolidation bien mérité, mais avec des semis de blé d'automne qui pourraient fortement être amputés de leurs surfaces traditionnelles dû à la sécheresse sur la Russie et ses satellites ainsi que les inondations dans d'autres partie du globe, cette consolidation ne sera que de courte durée avant de reprendre sa marche forcée vers le Nord.

 

Un petit coup d'oeil sur le riz qui avec le maïs ne devraient pas être en reste dans les semaines à venir pour rattraper leur retard :

 

Riz-15-Aout-2010.png

 

Le Top départ ayant été donné avec la séance de jeudi, où la MM20j croise à la hausse la MM50j (après + de 6 mois de baisse ininterrompue, le changement d'orientation prend forme sous nos yeux).

 

Et le maïs échéance Nov 2010 à 14h00 à 188€/t :

 

 Mais-16-Aout-2010.png 

 

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 11:40

Vous trouverez ci-dessous des articles de presse économiques aux quels je suis abonné :

 

Graphe du Blé sur le MAT échéance Nov 2010 à 11h45 :

 

Ble-13-Aout-2010.png 

Les bornes du jour sur le graphe ci-dessus sont :

- à la hausse = 222 €/t

- à la baisse = 210 €/t

- et un MACD qui ne veut pas capituler et ne pas aller prendre des vacances (surprenant ...).

 

Au delà du jour, ce qui est intéressant d'observer avec les bandes de Bollinger, c'est que nous avons un gros support qui passe par l'oblique inférieure et la MM20 (en vert) à 195 €/t.

Je vous avouerai que la situation doit être très délicate pour ne pas dire inquiètante sur le plan de la production du blé 2010 sur la planète, car je pensais à un reflu des cours après le rapport USDA vers le support à 180 €/t avant une nouvelle impulsion haussière cet automne. Force est de constater que pour le moment, c'est la reprise de la hausse qui tient la corde; mes données chiffrées avec mes 615 Mt seraient telles en avance sur le temps ?

 Attendant maintenant la clôture de ce soir pour commencer à en tirer des enseignements, car ensuite les 2 semaines à venir devraient être calme avec la période bien mérité des congés des traders.

 

 

Grains : le rapport de l'Usda conforte la hausse des cours

Le rapport mensuel du département américain de l'Agriculture sur les conditions des marchés agricoles mondiaux a pris en compte la situation exceptionnellement tendue créée sur les marchés par la sécheresse en Russie.

 

|Disséqué par les opérateurs sur les marchés agricoles du monde entier, le rapport mensuel du département américain de l'Agriculture (Usda), publié hier était particulièrement attendu en raison des vives tensions sur les prix engendrées par la vague de chaleur et d’incendies en Russie.

Alors que les intervenants tablaient majoritairement sur un message apaisant en matière de prix, les économistes de l’Usda ont surpris en alignant leurs prévisions concernant le blé sur celles du marché. Les experts américains ont notamment pris très au sérieux la dégradation des stocks mondiaux, notamment chez les principaux exportateurs qui, généralement, régulent le marché en répondant aux besoins internationaux. Les réserves globales de fin de campagne de la principale céréale devraient ressortir à moins de 175 millions de tonnes, contre une prévision de plus de 187 millions de tonnes livrée il y a un mois. En particulier, les stocks américains devraient être inférieurs aux prédictions, à moins de 26 millions de tonnes, contre près de 30 millions de tonnes un mois plus tôt.

Mais la nouvelle la plus inattendue est celle des estimations des réserves de l’Europe des Vingt-Sept en fin de campagne : environ 10 millions de tonnes, en retrait de près de 4 millions de tonnes par rapport aux chiffres de juillet. « Ce volume est même inférieur de plus de 2 millions de tonnes aussi à celui de la campagne de 2007 », quand les prix du blé avaient flambé sur les Bourses de commerce occidentales à plus de 10 dollars le boisseau de 27,21 kilos, souligne Gautier Le Molgat, chez Agritel. Certes, « la récolte européenne est plutôt bonne, sans être d’un millésime exceptionnel », reconnaît-il. Mais le retrait des marchés internationaux des pays producteurs du bassin de la mer Noire (Russie, Ukraine et Kazakhstan surtout), qui a toutes les chances de se prolonger, crée une situation inédite, « avec les Etats-Unis et l’Europe qui, à eux seuls, vont assurer près de la moitié des exportations mondiales de blé (45 %) », enchaîne le consultant.

Arbitrage difficiles

De ce fait, « sur le Vieux Continent, les tensions sur les prix vont monter sérieusement en raison d’une concurrence accrue entre les utilisateurs locaux et les acheteurs portuaires ». Il est donc probable que le boisseau revienne en fin de campagne, vers la fin juin 2011, sur ses pics récents, autour des 8,50 dollars.

Les arbitrages commerciaux deviendront d'autant plus difficiles que les perspectives de production des autres céréales ne permettent pas d’envisager de larges mouvements de substitution du blé, essentiellement dans la sphère de l’alimentation humaine. Celle-ci représente les deux tiers de la consommation totale de blé. Dans l’alimentation animale, les substitutions sont possibles, surtout par le maïs. Or les stocks de maïs sont également revus en repli par l’Usda, quoique dans des proportions limitées. L'estimation de production de soja en 2010-2011 a été rabaissée de 1 million de tonnes, à près de 140 millions de tonnes.

Quant au riz, les prédictions optimistes de l’Usda, qui table sur un volume stable de l’ordre de 459 millions de tonnes, pourraient être sujettes à dégradation quand les économistes américains seront en mesure de jauger les ravages des inondations récentes au Pakistan. Un pays qui compte pour un dixième des exportations mondiales sur ce produit.

Source : Les Echos du 13/08/10

 

 

Les tensions sur les prix devraient perdurer et des secousses pourraient se faire sentir aussi sur les cours du maïs.

 

 

L'interdiction des exportations russes de céréales, aujourd'hui prévue jusqu'au 31 décembre, pourrait être prolongée, a indiqué lundi le Premier ministre, Vladimir Poutine. Elle pourrait s'étendre, au dire de Gautier Le Molgat, consultant associé chez Agritel, sur toute la campagne actuelle qui s'achèvera en juin 2011. Et ce en dépit de la demande de la Banque mondiale adressée aux pays producteurs d'éviter les embargos à l'export. La Russie sera très probablement amenée à sceller des accords pour importer des grains pour satisfaire ses besoins intérieurs. Avec une consommation annuelle de 77 millions de tonnes de céréales, les quelque 60 millions à 65 millions de tonnes de production prévues en 2010-2011 ne suffiront pas à nourrir le pays. D'autant plus que les stocks de blé qui approchaient les 13 millions de tonnes en ce début de campagne sont appelés à se contracter fortement, juge Agritel. Les tensions sur les prix vont donc perdurer en dépit de la correction technique de ces derniers jours. « Le marché va rester haussier jusqu'en octobre-novembre au moins, quand on y verra plus clair sur les perspectives de récolte en Argentine et en Australie », indique l'expert de la société de conseil basée à Paris.

Marchés sous pression

La totalité des marchés céréaliers mondiaux seront, d'ici là, placés sous pression. En témoigne le petit marché de l'orge, dont les prix européens ont doublé en six semaines pour culminer récemment à 230 euros la tonne (environ 190 euros aujourd'hui). La Russie satisfait le tiers des besoins saoudiens de cette céréale secondaire. Le Royaume wahhabite est un grand acteur de ce marché car l'orge est largement utilisé dans l'alimentation des dromadaires. Par effet de substitution avec le blé dans plusieurs produits de l'alimentation animale, les secousses vont, bien sûr, se faire sentir aussi sur les cours du maïs. Au-delà, ce sont les prix du pain, des produits de la boulangerie et de la viande qui sont appelés à se raffermir. Néanmoins, aucun danger de pénurie plane sur les céréales. « Même en 2007, en fin de campagne, on avait encore des stocks. La situation du marché des grains n'est en rien comparable avec celle du cacao », tempère Gautier Le Molgat. Agritel table sur des réserves mondiales de fin de campagne de 170 millions de tonnes de blé. Les grandes maisons de négoce n'éprouvent aucune difficulté à approvisionner leurs clients. La plupart des contrats à l'exportation fixent la provenance des céréales. Ainsi, ceux établis sur le blé russe sont purement et simplement gelés, voire déchirés. L'état « de force majeure » décidé par le Kremlin évite aux négociants de payer des pénalités. Ces derniers, au contraire, pourraient même gagner de l'argent en proposant à leurs clients du blé éventuellement acheté par anticipation ailleurs et revendu aux prix de marché actuels, près de 60 % plus chers qu'il y a deux mois. De là à soupçonner les majors du négoce d'avoir poussé le gouvernement russe à décider l'interdiction des exportations, le pas est vite franchi. Mais pas justifié, commente Ivan Glasenberg, le patron de Glencore, le numéro un mondial du négoce physique en matières premières. « Nous n'avons absolument pas influencé l'exécutif russe », déclare-t-il aux « Echos ». Une affirmation qui convainc le spécialiste d'Agritel : « Le négoce de céréales russes n'est pas le monopole des grandes maisons internationales. Beaucoup d'acteurs sont locaux. Je vois mal Vladimir Poutine s'engager sur une voie qui pénalise si lourdement les sociétés de son pays. » En clair, ce sont encore et toujours les fondamentaux du marché qui dirigent les prix.

Source : Les Echos du 11/08/10

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:22

Nous y sommes, le moment fatidique tant attendu est devant nous avec la découverte des données statistiques du rapport USDA de cet après midi à 14h30 heure française.

La pression doit être énorme sur les épaules de ces statisticiens sensés collecter toutes les informations de la planète concernant les productions agricoles avec les principales comme le blé (wheat), le maïs (corn) et le sojà pour ne siter que les 3 principales commodities agricoles les plus échangées sur la planète.

Pour les fidèles lecteurs du blog "Marché des céréales" depuis près d'un an (environ 500) par rapport aux nouveaux lecteurs (1 000 de plus), vous êtes habitués au fait que je puisse avoir mis en doute les données statistiques qui chaque mois nous étaient assenés par ce fameux rapport USDA qui au moment ou l'espoir renaissait pour entre apercevoir une lueur d'optimisme vis à vis des cours du blé, nous fesait replonger vers des supports encore non atteint. De plus, comme par enchantement, ce rapport nous retrouvait toujours 2 à 6 Mt de marchandises qu'il avait oublié de comptabiliser le mois précédent. Alors là, j'avoue que la mécanique était bien rodé du côté des statisticiens pour arriver au fait que les agriculteurs ou farmers n'avaient plus qu'a donner leur marchandises pour moins de 10 cts le kilo, autant dire que le traveil d'une année n'était que pure perte sur le plan financier.

 

Maintenant que la lumière rejailli d'outre tombe, je ne voudrais en aucun cas être à la place de ces hommes qui obeissent au doigt et à l'oeil d'une force supérieure dont les intérêts deviennent colossaux et dépassent l'entendement en période de crise économique mondiale après touts les excès commis par un grand nombre d'acteurs économiques et en premier lieu, j'ai nommé messieurs les banquiers.

Et oui, car certains ont trop facilement oublié que la productivité des commodities agricoles était avant tout dépendante du climat quelque soit le niveau de technicité de pointe du farmer. Ce dernier a beau être à la point du progrès et être à l'optimum de l'application technique vis à vis de sa producion, si Dame nature en a décidé autrement, la situation peut vite devenir bancale.

Alors maintenant j'attends avec impatience de savoir de quelle manière, nos chers hommes de l'ombre vont pouvoir se sortir de ce guêpier dans lequel ils se sont laissés enfermer par des intérêts hautement supérieur. Le problème, et je ne leur jetterais pas la pierre, car je sais que ce ne sont que des exécutants mais lorsque les chefs d'Etats pour faire redescendre la fièvre vont leur ordonner d'ouvrir les vannes des stocks qui logiquement sur le papier sont énormes, ils vont devoir faire des miracles, car si mon hypothèse depuis des mois est juste, ils vont vite se rendre compte que le volume, que la qualité et que la mobilisation ne seront pas au RDV. Et là, ce seront toujours les mêmes qui vont en prendre pour leur matricule et non ceux qui en sous main auront donné les ordres pour maintenir pendant près de 2 ans des cours des céréales à la baisse.

 

Ce graphe du Wheat échéance Sept 2010 en bougie horaire (à 9h00) est important pour la suite des évènnements de cet après midi et des 2 à 3 semaines à venir :

 

Wheat-11-Aout-2010-en-60-mn.png

 

Je vous donne RDV ce midi, pour vous mettre mes données et mes estimations à mon modeste niveau.

 

 14h20 : un peu de retard pour afficher des chiffres que voici en vrac :

 

USA = 60 Mt en 2009, -8 % en surface en 2010 avec +1% en rendement = 55 Mt

Chine = 115 Mt en 2009 et en 2010 ? = 105 Mt

Russie = 61 Mt en 2009 et en 2010 ? = 40 Mt

Ukraine = 21 Mt en 2009 et en 2010 ? = 17 Mt 

Canada = 26 Mt en 2009 et en 2010 ? = 20 Mt

France = 36,5 Mt en 2009 et en 2010 ? = 34,5 Mt

Allemagne = 25,5 Mt en 2009 et en 2010 ? = 23,5 Mt

 

Soit déjà une baisse de la production de l'ordre de 50 Mt par rapport à nos 682 Mt de 2009, faite le calcul !!!

 

 15h30 : on digère les fameuses données du rapport USDA de ce jour :

 

Concernant la projection des stocks fin de campagne, ils sont ramenés de 187,1 Mt à 174,8 Mt à fin C2010/2011

Pour la production de blé dans le monde, ils passent de 661,2 Mt à 645,8 Mt (petit rappel pour la R2009 = 682 Mt environ) soit une baisse de 36 Mt par rapport à N-1 (lorsque je vous dis que si on applique au 682 Mt une baisse de 10 %, cela positionne la Récolte 2010 à environ 614 Mt ; ils ont déjà fait un peu plus de la moitié du parcour avec cette baisse des 36 Mt, ils leur restent environ 6 mois pour appliquer une baisse de 32 Mt, à raison d'une révision à la baisse mensuelle de 4 à 6 Mt, cela est parfais pour leur timing) et au fait dans tout cela, on n'a pas besoin d'un Albert Einstein mais seulement d'un enfant de 10 ans sachant faire des additions et des soustractions.

Vous voyez, les stats agricoles c'est simple comme ... CQFD

C'est sur le plan de la consommation que j'ai dû sauter un épisode, car il révise à la baisse la consommation (moi j'en étais resté à 656 Mt de consommation) et si je lis bien en passe de 667 Mt à 665 Mt de consommation prévue sur C2010/2011.

De ce fait, je pense que l'heure est grave, car si vous appliquez mes chiffres environ 615 Mt de production et que vous soustrayez ce dernier à la consommation prévue de l'ordre de 665 Mt, on arrive à un solde négatif de 50 Mt, que l'on reporte aux 195 Mt au 30 Juin 2010, soit un stock fin au 30 Juin 2011 de 145 Mt se rapprochant dangereusement des 115/118 Mt de stock au 30 Juin 2008 avec les prix que l'on sait de 280-300 €/t à comparer au 115-125 €/t avec les 192-198 Mt au 30 Juin 2010.

 

Alors, vous le mettez où le curseur prix du blé pour cet automne ?

 

 

 16h00 : un coup d'oeil sur le graphe du Blé échéance Nov 2010 à 210,5 €/t : 

 

Ble-12-Aout-2010.png 

 

Le suspens est à son comble avec un MACD sur le point de donner le signal fatidique, mais en même temps le Stcohastique qui recroise à la hausse et le RSI qui se redresse. Mais la MM7 jours en bleue à 211,5 qui fait barrage.

On attend 16h30 et l'ouverture du grand frère, mais attention les acheteurs et les vendeurs vont son donner à coeur joie avec à la clé beaucoup de faux signaux !!!

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:24

Nous avons une chance extrème avec le colza, c'est qu'il est demandé ...

 

Il a su gentiment mais surement nous montrer la voie dès le mois de Février avec quelques opérateurs qui rodaient dans les cours de fermes pour mettre doucement la main à la patte de la marchandise de nos producteurs on leur annonçant des prix intéressants puisque ces derniers étaient environ 20 % plus élevés que ceux de la campagne 2009. Qu'auriez-vous fait à la place de ces farmers qui étaient démarchés; vous auriez signé en bas de la page les yeux fermés ? où en bon gestionnaire que vous êtes en train de devenir, vous vous seriez posés des questions, et en l'occurence les bonnes questions.

- Pourquoi il vient me proposer l'affaire du siècle alors que ma récolte se fera que d'ici 6 mois ?

- Pourquoi vient-il cette année, alors que l'année dernière, j'étais obligé de lui courrir après au téléphone pour essayer d'avoir un prix décent ?

 

Cela ne revient-il pas à se poser la question : mais pourquoi me propose-t-on un prix rémunérateur et non pas confondre avec un prix élevé, lorsque la production a tendance à faire défaut sur la planète ?

Cet opérateur, ne regarderait-il que le propre intérêt de son outil de l'aval alors que sans le producteur il n'est rien !

Cet opérateur, vu sa position, doit être un habitué des marchés à terme, ne se couvre-t-il pas en tant qu'intervenant professionnel ? Ne peut-il pas partager la valeur point d'huile, lorsque le niveau de prix est plutôt bas pour le producteur ?

 

Après l'année 2003, qui fût un prémice de ce qui pourrait se produire dans le futur, après l'année 2007 qui renversa touts les repères logique concernant les prix sur le MAT, après 2010 qui signe l'entrée des commodities agricoles comme l'un des deux piliers de notre Monde du XXI Siècle avec l'Energie, nous allons devoir nous habituer à apprendre à gérer notre commercialisation de nos différentes productions et de ce fait, les cartes vont au fur et à mesure du temps se redistribuer et petit à petit changer de mains !

 

Et me direz-vous dans tout cela, il en est ou le cours de mon colza ?

 

Colza-10-Aout-2010.png

 

 Mise à jour de l'article ce matin :

 

Concernant la récolte 2010 de colza en France, je souhaiterai faire un dernier point ce jour avec vos remontés d'information sur vos résultats respectifs dans vos secteurs. Pour notre part, nous avons réalisé un rendement de 41 qx/ha sur notre sole colza avec comme meilleur variété Ovation à 43,5 qx/ha.

 

Sur le plan des données chiffrées, la production Française serait voisine des 4,5-4,6 Mt soit les moins 15 à moins 20% comme annoncé il y a environ un mois par Marché des céréales.

Sur le plan mondial, nous devrions assister à une baisse (la 1ère depuis plus de 8 ans) de plus de 3 Mt à 56,5 Mt contre les 59,9 Mt de l'année 2009, affichée à ce jour sachant que je serai plus péssimiste que nos statisticiens et que nous pourrions tendre vers les 55 Mt de récolte contre les 59,2 Mt escomptés il y a encore peu de temps.

Sachant que nos stocks de report à la fin de la campagne 2009/2010 étaient environ de 6,8 Mt, je ne vous fait pas un dessin sur l'avenir des cours du colza. A moins que, notre leader de la trituration des colza en France montre la voie de l'importation du Soja si la récolte est pléthorique afin de faire retomber la fièvre des cours du colza. Eh au fait, les analyses pour détection d'OGM dans ce cas de figure, existent-elles toujours ? Auront-elles raison d'avoir lieu ? Où l'intérêt de l'industriel primera-t-il sur notre charte du principe de précaution le 28 Février 2005 ? 

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 10:15

Après un week-end où le repos s'imposait (cela m'a permis d'enfourcher ma 400 DRZ et de retrouver certaines sensations d'enduriste amateur), nous voilà reparti pour une semaine riche en rebondissement !

Je vais bien finir par le publier mon graphe sur le colza, mais on attendant je ferais court ce matin même si l'actualité de la fin de semaine dernière a été riche en news et interventions de toute part, notamment des ONG (tient, tient, ils n'auront pas mis longtemps à se découvrir cette fois-ci, ce qui validerait notre théorie) et bien sûr de nos industries des aliments (les FAB).

 

Un coup d'oeil sur le Wheat en pré-ouverture, tout d'abord en vue journalière puis en visualition horaire toujours sur l'échéance Septembre 2010 à 10H15 :

 

Wheat-9-aout-2010.png

 

Un retour sur les 6,50 $ le boisseau ne serait pas illogique !!! et les 7,25 $ semblent vouloir former une résistance avec l'oblique haussière.

 

Wheat-9-aout-2010-en-60-mn.png

 

Sur un pas de temps horaire, un petit espoir réside mais attention car ça force ne semble pas extraordinaire surtout avec le croisement à la baisse des MM.

 

 12H15 : Et le blé dans tout cela ?

 

Ble-9-aout-2010-en-60-mn.png

 

En bougie horaire d'une heure sur lé blé échéance Nov 2010, après la rupture vendredi après midi du support des 215 €/t, il me semble intéressant d'observer la réaction des cours à l'intérieur du canal baissier que j'ai tracé. L'oblique haussière tracée vendredi pourrait maintenant jouer son rôle de résistance après avoir servi de support pour propulser les cours au delà de la limite acceptable des 220 €/t.

 

 22H00 clôture du Wheat, tout sauf le hasard à 7,12 $ le boisseau ! Pile sur la MM7 !

 

Wheat-9-Aout-2010.png

 

 Consolidation déjà terminée pour le blé sur le MAT en bougie 60 mn ? ave cette clôture positive à 213,25 €/t !

 

Ble-9-Aout-2010-en-60-mn.png

 

Les cours sont bornés entre les 205 et les 220 €/t ?

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 17:29

JF-2010.JPG Ce samedi est propice à un peu de lecture et en lisant une des revues scientifiques (Sciences et Avenir de Juillet 2010) dont nous sommes abonnés, je suis tombé sur cet article :

 

C'est désormais une certitude : le réchauffement climatique est responsable de la stagnation des rendements en France. Un constat alarmant.

Pour les céréaliers, la récolte de blé qui s'annonce ne restera pas dans les annales. En cause : un hiver rigoureux et un printemps sec et froid qui ont freiné le développement des épis. Mais ces aléas climatiques ne sauraient, à eux seuls, expliquer les mauvais chiffres en perspective : les estimations ne dépassent pas 50,7 millions de tonnes, soit -6 % par rapport à 2009 pour cinq millions d'hectares consacrés à cette culture en France. Et, fait aggravant, cette moisson décevante ne sera pas exceptionnelle : la stagnation des rendements dure depuis maintenant depuis plus de quinze ans ! Alors que ces derniers avaient régulièrement progressé de 1,2 quintal par hectare et par an de 1956 à 1995, ils plafonnent désespérément depuis. La situation est d'autant plus préoccupante que les chercheurs viennent d'identifier clairement l'un des principaux responsables de la situation : le réchauffement climatique en cours. De quoi bouleverser toute une filière qui emploie 17 000 personnes en France. Cette stagnation inquiétante s'est enclenchée au début des années 1990 dans tout l'Hexagone, à l'exception de la Normandie, de la Picardie et de la Bretagne Nord, légèrement épargnées. Le phénomène, européen, a été constaté dès 1989 en Espagne, et en 1999 en Allemagne. L'Institut de recherches agricoles Arvalis et l'Inra (Institut national de recherche agronomique) ont dès lors diligenté une enquête dont les conclusions ont été rendues récemment. Très vite, les essais variétaux menés par l'Inra ont permis d'éliminer toute défaillance du progrès génétique. Les nouvelles variétés mises sur le marché restent toujours sur la pente de 1,2 quintal de plus par hectare et par an, même si ces calculs sont quelque peu théoriques : les agriculteurs produisent en effet eux-mêmes la moitié des semences utilisées en France, ce qui rend difficile toute généralisation. Autre hypothèse écartée : la diminution des engrais épandus, paramètre crucial pour le rendement du blé. L'utilisation de l'azote a progressé d'environ 20 unités à l'hectare au cours des années 1990 pour diminuer ensuite depuis 2000. Mais la stagnation des rendements a commencé en 1995 au moment où les apports d'intrants augmentaient. La piste a donc été abandonnée. Tout comme la diminution de l'usage des pesticides : aucun rapport n'a pu être établi entre la survenue de maladies et les rendements. Pour preuve, il n'y a pas eu de maladie en 2003 et 2006, années où les rendements ont été particulièrement faibles. A l'inverse, 2004 et 2008 ont été de bonnes années alors que les nuisibles étaient virulents.
Ce sont la canicule de 2003 et le printemps particulièrement chaud de 2006 qui ont enfin permis de comprendre le phénomène. Les chercheurs ont repris les données météo des cinquante-cinq dernières années et y ont appliqué des modèles rendant compte des effets du climat sur la croissance des plantes. Résultat : « On observe d'abord un effet neutre ou positif du climat entre les années 1955 et 1995, affirme Philippe Gate, directeur scientifique de l'institut agronomique Arvalis. Après cette période, on constate une incidence franchement négative sur le rendement. » En cause, des fins de printemps de plus en plus sèches en moyenne, induisant une situation stressante pour le blé qui n'apprécie pas les températures supérieures à 25 °C. Cette plante déteste encore davantage les « échaudages » thermiques, ces courtes périodes de forte chaleur qui interviennent désormais presque tous les ans au printemps, au moment de la croissance de la céréale. Car l'échaudage bloque le remplissage des grains avec des conséquences directes sur la productivité (lire l'encadré p. 72). D'autres phénomènes sont également mis en avant. Quand la température du jour augmente sur une longue durée, la température nocturne l'imite. Les plantes réagissent alors en augmentant leur respiration la nuit afin de maintenir leur équilibre thermique, ce qui a pour conséquence une diminution nette de la production journalière. Par ailleurs, certaines enzymes clés comme les amidases, indispensables pour la synthèse de l'amidon, voient leur activité réduite sous les fortes températures. De plus, soumises à une trop forte chaleur, les stomates, ces minuscules opercules à la surface des feuilles qui permettent les échanges gazeux avec l'atmosphère, se ferment plus rapidement, inhibant la photosynthèse. Enfin, l'élévation des températures diurnes peut s'accompagner de plus fortes concentrations en ozone (O3), élément qui réduit l'activité de la RuBisCO, l'enzyme clé de la photosynthèse.
Démêler les vraies causes du phénomène de la stagnation des rendements est donc un axe stratégique de recherche pour les années qui viennent. D'autant qu'en théorie - et en théorie seulement - le blé aurait dû être l'un des - rares gagnants du réchauffement climatique en tirant partie de l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère, véritable « dopant » pour les plantes. Des calculs indiquent en effet une amélioration de la photosynthèse de 30 % avec des teneurs en CO2 supérieures à 500 parties par million (ppm). « Bien que nous soyons passés de 180 ppm de CO2 en 1800 à 385 ppm aujourd'hui, cet effet ne s'est pas encore fait sentir, note Bernard Seguin, responsable à l'Inra de la mission «changement climatique.» Et cet effet positif attendu risque fort d'être contrebalancé par les aspects négatifs de la disponibilité en eau ou de l'échaudage » Au mieux, il y aurait donc compensation plus ou moins partielle entre les phénomènes, ce qui ne va pas dans le sens d'une amélioration des rendements...
Un constat qui donne toute sa valeur au programme Climator, financé par l'Agence nationale de la recherche, et consacré à l'influence du futur changement climatique sur les systèmes cultivés. Ce travail vient de s'achever après trois ans d'étude. Treize sites expérimentaux, dispersés sur le territoire français (forêts, prairies et grandes cultures) ont été soumis à une atmosphère plus chaude de 1,6 °C attendue pour 2050, et de 3 °C prévue pour la fin du siècle selon les scénarios médians élaborés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Résultat : si aucune modification profonde de l'état de santé des plantes n'est espérée dans la première moitié de ce siècle, l'ensemble des pratiques culturales devrait se dégrader en France à partir de 2070. « Le blé est cependant l'une des plantes qui s'en sort le mieux, assure Nadine Brisson, coordinatrice du programme à l'Inra Avignon. Parce qu'il est semé en automne et soumis à un cycle hivernal, il devrait échapper en partie aux stress hydrique et thermique en accélérant sa croissance. » Cette croissance plus rapide s'expliquera par les teneurs en CO2 mais aussi par les efforts des sélectionneurs pour produire des variétés plus résistantes aux derniers froids et donc poussant plus tôt dans l'année. En conséquence, vers 2050 environ, la moisson pourrait se dérouler dans les derniers jours de juin - contre la première quinzaine de juillet aujourd'hui - et vers le 20 juin en 2100 !
D'ores et déjà, le réchauffement climatique a commencé à modifier la campagne française. En quinze ans, la Normandie est passée de 20 % de sa surface agricole semée en blé panifiable (utilisé dans la boulangerie) à 80 %. Et pour cause : elle est l'une des rares régions à ne pas encore trop souffrir des échaudages à répétition. Autour du bassin méditerranéen, et en particulier en Afrique du Nord, ne perdure désormais que le blé dur, plus robuste que le blé tendre. Avec le réchauffement en cours, le blé tendre devrait quant à lui conquérir de nouvelles terres plus au nord, sans qu'on sache encore très bien si les conditions de qualité de sol et de luminosité seront favorables à une forte extension. Ce qui est désormais certain, c'est que la sélection des variétés ne cherchera plus uniquement le rendement, mais aussi l'adaptation au nouveau climat. Au croisement des régimes océanique, continental et méditerranéen, la France devra inventer des variétés adaptées à ses terroirs et à des climats aux différences de plus en plus marquées sur un territoire pourtant restreint.

Le principe de photorespiration

Le phénomène le plus souvent mis en avant par les chercheurs est la photorespiration. « L'enzyme clé de la photosynthèse, la RuBisCO, absorbe aussi bien le CO2 que le dioxygène (O2), détaille Philippe Gate, directeur scientifique d'Arvalis. Quand le CO2 est incorporé (carboxylation), la plante produit du sucre afin de synthétiser l'amidon, qui forme 70 % du grain - c'est l'élément principal de la farine. En revanche, quand c'est l'O2 qui est synthétisé (oxygénation), le rendement photosynthétique diminue, et il y dégagement de CO2 d'où le nom de photorespiration (ou respiration à la lumière). Or, sans qu'on sache encore expliquer le phénomène, quand la température s'élève, la RuBisCO présente une affinité de plus en plus grande pour l'O2, ce qui explique le rôle négatif des fortes températures. »

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:07

Décidément, je ne sais pas si je vais réussir à rédiger mon article sur le colza qui soit dit aupassage continue son petit bonhomme de chemin avec une clôture à 386 €/t sur l'échéance Nov 2010, avec l'actualité brûlante sur le blé sans faire de mauvais jeu de mot avec les incidents climatiques plus qu'exceptionnels en Russie.

 

Le marché ayant toujours une mémoire à contrario de nos hommes politiques (clein d'oeil au passage), j'ai jugé bon de vous rafraîchir la mémoire avec le 1er graphe ci-dessous en date du 2/05/08 et le second en date du 3/06/08 pour le Blé cotation sur Euronext Liffe

 

Bl--2-mai-08-copie-1.png

 

Sur ce 1er graphe (base R2008), on peut s'apercevoir que fin décembe 2007 et tout le mois de janvier 2008 ont servi de consolidation au marché avec un support entre 245 et 250 €/t, avant d'aller de nouveau chercher les sommets de septembre 2007 à 10 € près avec les 290 €/t.

 

 

 

Ble-2-Juin-08.png

 

Sur ce 2nd graphe, échéance Nov 2008 du 3 Juin, on peut observer qu'après avoir bloqué sous les 225€/t, les cours se sont échappés à la hausse pour rejoindre rapidement les 250 €/t et ce sont installés dans un trading range compris entre 230 et 250 €/t.

 

La question du jour : allons-nous aller toucher les 250 €/t d'ici lundi ? sachant que le rapport USDA (le canadaire made USA ne fera son apparition que mardi 10 août) ... Excellente question à laquelle je vous conseille pour une fois de rester devant vos écrans de contrôle ou de vos PDA, i-phone, smart phone etc ...

 

 

Un regard sur la pré-ouverture du Wheat échéance Septembre 2010 ce matin à 9H30 à 8,40 $ le boisseau soit + 0,55 cts environ :

 

Wheat-6-Aout-2010.png

 

 Et 10H30 pour le Wheat, un relargage ? (j'oubliai, l'objectif à 8,50 $ est inespéré) : 

 

  Wheat-6-Aout-2010-a-10h30-.png

 

Pour ceux qui auraient du mal à suivre, nous sommes bien d'un point de vue des traders-investisseurs C.T, avec la news d'hier matin (donc l'aveu de faiblesse de la Russie ou plus exactement des paroles de vérités pour une fois), dans le schéma de la théorie des éventuels "cadavres" cachés dans les placards. J'ai déjà eu l'occasion de l'aborder ce sujet hier en fin de soirée dans la rubrique commentaire dont voici l'extrait :

il est clair que l'information lâché ce jour peut être interprêter d'une manière encore plus violente (vous avoué après avoir dit que vous maîtrisiez la situation, donc le trader interprête cela comme un aveu de faiblesse et ce dit comme tout bon trader que les dégâts sont encore plus important qu'annoncé ce jour, du style début Mars 2009 avec d'éventuels "cadavres" dans les placards des banques, ce qui correspondait à l'exagération finale baissière sur les Bourses) que celle de ce jour et propulser dès demain les cours au moins sur ma prochaine cible (prévue à la base pas avant Septembre) sur les 240 €/t et pourquoi s'arrêter en si bon chemin avec les 260€/t comme objectif final. "

 

A bientôt dans la journée.

 

 16H30 : le moment de vérité avec le graphe du blé en 60 mn échéance Nov avec les 215 €/t en support

 

Ble-6-Aout-2010-en-60-mn.png 

 

 22H00 : Wheat à la clôture  

 

Wheat-6-Aout-2010-a-22h00.png

 

Les supports à 7,25 $, 6,60, 6 et 5,80 $ le boisseau.

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:34

Je devais faire mon article sur le colza, mais l'actualité semble se bousculer sous nos yeux concernant la production des céréales.

 Suite à cet extrait mis en ligne ce matin dans la rubrique commentaire concernant la probable déroute de la production de céreales en Russie pour ne parler que du deuxième (ou 3ème en fonction des années) exportateur mondial du blé :

"La Russie devrait imposer l'interdiction provisoire pour les exportations de grain, ce qui permettra à des entreprises de grain de remettre dont la réalisation à plus tard possèdent des contrats de fourniture, parce que les sécheresses les plus fortes pendant les 50 années récentes causeront probablement le déficit d'offre de gain, Nilolay avoué Demyanov, député le directeur général d'International Grain Company.

En même temps, Nilolay Demyanov a dit que la prévision du ministère de l'agriculture de la production de grain au niveau de 75  millions de tonnes est trop optimiste. Selon lui, la production de volume de grain diminuera à 65 millions de tonnes, au-dessous du niveau de demande intérieure 75 de millions de tonnes. Dans un tel cas, les excédents d'exportation se monteront juste à 5 millions de tonnes seulement à indiqué l'expert."

 

Cela fait maintenant une semaine, que pour moi, il ne fait plus aucun doute que nous avons changé de paradigme concernant le marché des commodities agricoles. Nous venons de deux années d'excédents de production après une année 2007 qui nous a permis de prendre conscience de l'importance des denrées alimentaires qui étaient totalement passées de mode, balayées par le téléphone portable et les nouvelles technologies, balayées par la société des loisirs, du se faire plaisir à tout prix et à tel point que les aliments ne représentaient plus que 14 à 15 % des dépenses des ménages occidentaux et que l'on étaient en train de nous faire des grandes théories sur le fait que c'était ainsi et que l'on ne reviendrait plus en arrière.

Après 2007, 2010 est en train de nous mettre la puce à l'oreille pour les décénnies à venir et les quelques traders qui en 2007 avaient délaissé leurs places dans les salles de marché étaient en train de se demander ce qu'ils étaient venu faire dans cette galères de "Farmers", surtout voyant leurs anciens collègues en 2009 regagner des bonus mirobollant comme si la crise financière n'avait jamais existé.

Mais Dame Nature s'est se rappeler à notre bon souvenir et nous rafraîchir la mémoire, surtout par les temps qui courrent où une information chassant une autre bientôt à la vitesse de la lumière. Ceci nous faisant malheureusement oublié un peu trop vite les fondamentaux, mais fort heureusement, il y en a un qui ne les oubli pas, j'ai nommé Mr le Marché. Ce dernier ayant une mémoire d'éléphant, il se joue de la peur, il se joue du qu'on dira tant, pour inlassablement dans un sens aller chercher les résistances les unes après les autres comme ils pourra faire le chemin en sens inverse.

 

Alors oui, certains nous disent qu'il était impossible de prévoir cet évènnement ! Ah là mes braves messieurs, vous êtes en train de me parler des Experts qui passent souvent leur temps à commenter ce qui s'est passer dans le passé mais qui en oublieraient presque de voir la réalité en face avec des données qui permettent de se projetter un temps soit peu vers l'avenir.

 Car si on prend les éléments les un derrières les autres :

 - les données d'emblavement aux Etats-Unis faisaient apparaître une baisse des surfaces de l'ordre de 8 % (- 13 % pour le blé d'hiver, il faut remonter aux environs de 1920 pour retrouver trace de cela)

- après 2 années exceptionnelles de production de céréales sur la planète, il est statisquement assuré que cela ne reproduirait pas une troisième année

- que les stocks après être passés d'un état alarmiste en 2007/2008 vers les 110 Mt à état pléthorique en 2009/2010 vers les 200 Mt, ne pouvait que faire marche arrière

 - que les plans internationaux de développement des biocarburants joueraient à plein pour augmenter la consommation des céréales à destination de l'éthanol et du colza à destination du biodiesel

- que le véritable Hiver qui s'est abattu sur une large partie de la planète avait de facto entamé une partie du potentiel des récoltes (mais à relire les article de Mars, à priori non, alors que les articles de fin Juin, début Juillet indiquaient carrément l'inverse)

- que l'élément qui était mis en perspective par "Marché des céréales" concernant les incidents climatiques (a sécheresse) en Chine sur l'automne dernier et ce printemps ci sur l'Asie du Sud Ouest avec des déficit pluviométrique important et le déploiement d'arifice vers le ciel pour essayer de faire pluvoir.

 

Si tout ces éléments n'ont pas ouvert les yeux des Experts, c'est que notre démocratie occidentale en condition de crise économique est bien mal en point.

Nous approchons à grand pas du rapport USDA de mardi prochain, et là préparer votre nez rouge de clown et vos lunettes de soleil car vous risquez d'attraper une crise de fou-rire.

 

Je vais revenir sur le détail de mon annonce depuis un mois d'une production mondiale de blé (680 Mt en 2009) amputée de 10 % au bas mot en 2010

 

 Côté graphe du blé échéance Nov 2010 sur le MAT à 11H15 avec ses 215/220 €/t :

 

Ble-5-Aout-2010.png

 

Voilà, maintenant c'est fait, tous mes objectif pour cet été sont atteint (165€, 178/182€, 200e et 215/220 €/t), on va pouvoir souffler avec l'arrivée du rapport USDA et attendre la prentrée voir la période 15/09-15/10 pour la seconde salve.

Chapeau bas Mr le Marché, du bon bouleau, je dirai même mieux du bel Art !

Là, à ces niveaux là, je tire ma réverrence ...

 

13H00 : Le Wheat en préouverture échéance Septembre 2010 :

Wheat-5-Aout-2010.png

C'est un essai, je ne suis pas sûr de mes tracés, tellement cela va trop vite.

 

 22h00 :  Clôture du Wheat au plus haut sur l'échéance Septembre 2010 à 7,85 $ le boisseau soit + 60 cts :

 

Wheat-5-Aout-2010-copie-1.png

 

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 12:12

Juste de passage, je serai avec vous en fin de journée pour la seconde partie de mon article sur "Une hausse qui repose sur des fondamentaux allégés".

 

Ble-4-Aout-2010-en-30-mn.png

 

Hausse ou pas cet après midi ?

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 08:43

On l'avait presque oublié celui là. Il faut dire que depuis plus d'un mois, la vedette lui a été volée par le blé et le colza, un comble non ! Alors qu'il y a un peu plus de deux ans et demi, on disait que le colza montait ainsi que le blé car ils suivaient les cours du pétrole qui tout les matins à l'époque prenait un ou deux degrés de fièvre en plus pour aller tutoyer les sommets vers les 150 $ le barril de brut sur le Nymex.

Et aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit, la reprise économique est difficilement quantifiable avec même des doutes pour les 6 mois à venir et donc les cours du pétrole avaient tendance à s'endormir sur leurs lauriers. Mais c'était sans compter sur le réveil de nos traders fous, qui voyant le blé monter sur des fondamentaux qui passent du stade lourd au stade de l'allègement; ils se sont dit : "on va quand même pas se laisser voler la vedette par ces fermiers qui eux font pousser des céréales sur les terres alors que nous on extrait l'Or noire du sous sol ou plus exactement de sous la terre.

Alors, sans raison apparente, ils ont fait cela :

 

Petrole-3-Aout-2010.png

 

Cela se passe de commentaire avec le point bas de la bougie de lundi.

Heureusement que "Marché des céréales" avait eu le bon goût de mettre en ligne son article sur les cours du pétrole mercredi dernier et surtout un grand merci à vous qui avez répondu sur le mini sondage de vos prix du fioul pour une quantité de 5 000 litres. Après à chacun d'entre vous de jouer son rôle de chef d'entreprise.

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