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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 08:22

Nous y sommes, le moment fatidique tant attendu est devant nous avec la découverte des données statistiques du rapport USDA de cet après midi à 14h30 heure française.

La pression doit être énorme sur les épaules de ces statisticiens sensés collecter toutes les informations de la planète concernant les productions agricoles avec les principales comme le blé (wheat), le maïs (corn) et le sojà pour ne siter que les 3 principales commodities agricoles les plus échangées sur la planète.

Pour les fidèles lecteurs du blog "Marché des céréales" depuis près d'un an (environ 500) par rapport aux nouveaux lecteurs (1 000 de plus), vous êtes habitués au fait que je puisse avoir mis en doute les données statistiques qui chaque mois nous étaient assenés par ce fameux rapport USDA qui au moment ou l'espoir renaissait pour entre apercevoir une lueur d'optimisme vis à vis des cours du blé, nous fesait replonger vers des supports encore non atteint. De plus, comme par enchantement, ce rapport nous retrouvait toujours 2 à 6 Mt de marchandises qu'il avait oublié de comptabiliser le mois précédent. Alors là, j'avoue que la mécanique était bien rodé du côté des statisticiens pour arriver au fait que les agriculteurs ou farmers n'avaient plus qu'a donner leur marchandises pour moins de 10 cts le kilo, autant dire que le traveil d'une année n'était que pure perte sur le plan financier.

 

Maintenant que la lumière rejailli d'outre tombe, je ne voudrais en aucun cas être à la place de ces hommes qui obeissent au doigt et à l'oeil d'une force supérieure dont les intérêts deviennent colossaux et dépassent l'entendement en période de crise économique mondiale après touts les excès commis par un grand nombre d'acteurs économiques et en premier lieu, j'ai nommé messieurs les banquiers.

Et oui, car certains ont trop facilement oublié que la productivité des commodities agricoles était avant tout dépendante du climat quelque soit le niveau de technicité de pointe du farmer. Ce dernier a beau être à la point du progrès et être à l'optimum de l'application technique vis à vis de sa producion, si Dame nature en a décidé autrement, la situation peut vite devenir bancale.

Alors maintenant j'attends avec impatience de savoir de quelle manière, nos chers hommes de l'ombre vont pouvoir se sortir de ce guêpier dans lequel ils se sont laissés enfermer par des intérêts hautement supérieur. Le problème, et je ne leur jetterais pas la pierre, car je sais que ce ne sont que des exécutants mais lorsque les chefs d'Etats pour faire redescendre la fièvre vont leur ordonner d'ouvrir les vannes des stocks qui logiquement sur le papier sont énormes, ils vont devoir faire des miracles, car si mon hypothèse depuis des mois est juste, ils vont vite se rendre compte que le volume, que la qualité et que la mobilisation ne seront pas au RDV. Et là, ce seront toujours les mêmes qui vont en prendre pour leur matricule et non ceux qui en sous main auront donné les ordres pour maintenir pendant près de 2 ans des cours des céréales à la baisse.

 

Ce graphe du Wheat échéance Sept 2010 en bougie horaire (à 9h00) est important pour la suite des évènnements de cet après midi et des 2 à 3 semaines à venir :

 

Wheat-11-Aout-2010-en-60-mn.png

 

Je vous donne RDV ce midi, pour vous mettre mes données et mes estimations à mon modeste niveau.

 

 14h20 : un peu de retard pour afficher des chiffres que voici en vrac :

 

USA = 60 Mt en 2009, -8 % en surface en 2010 avec +1% en rendement = 55 Mt

Chine = 115 Mt en 2009 et en 2010 ? = 105 Mt

Russie = 61 Mt en 2009 et en 2010 ? = 40 Mt

Ukraine = 21 Mt en 2009 et en 2010 ? = 17 Mt 

Canada = 26 Mt en 2009 et en 2010 ? = 20 Mt

France = 36,5 Mt en 2009 et en 2010 ? = 34,5 Mt

Allemagne = 25,5 Mt en 2009 et en 2010 ? = 23,5 Mt

 

Soit déjà une baisse de la production de l'ordre de 50 Mt par rapport à nos 682 Mt de 2009, faite le calcul !!!

 

 15h30 : on digère les fameuses données du rapport USDA de ce jour :

 

Concernant la projection des stocks fin de campagne, ils sont ramenés de 187,1 Mt à 174,8 Mt à fin C2010/2011

Pour la production de blé dans le monde, ils passent de 661,2 Mt à 645,8 Mt (petit rappel pour la R2009 = 682 Mt environ) soit une baisse de 36 Mt par rapport à N-1 (lorsque je vous dis que si on applique au 682 Mt une baisse de 10 %, cela positionne la Récolte 2010 à environ 614 Mt ; ils ont déjà fait un peu plus de la moitié du parcour avec cette baisse des 36 Mt, ils leur restent environ 6 mois pour appliquer une baisse de 32 Mt, à raison d'une révision à la baisse mensuelle de 4 à 6 Mt, cela est parfais pour leur timing) et au fait dans tout cela, on n'a pas besoin d'un Albert Einstein mais seulement d'un enfant de 10 ans sachant faire des additions et des soustractions.

Vous voyez, les stats agricoles c'est simple comme ... CQFD

C'est sur le plan de la consommation que j'ai dû sauter un épisode, car il révise à la baisse la consommation (moi j'en étais resté à 656 Mt de consommation) et si je lis bien en passe de 667 Mt à 665 Mt de consommation prévue sur C2010/2011.

De ce fait, je pense que l'heure est grave, car si vous appliquez mes chiffres environ 615 Mt de production et que vous soustrayez ce dernier à la consommation prévue de l'ordre de 665 Mt, on arrive à un solde négatif de 50 Mt, que l'on reporte aux 195 Mt au 30 Juin 2010, soit un stock fin au 30 Juin 2011 de 145 Mt se rapprochant dangereusement des 115/118 Mt de stock au 30 Juin 2008 avec les prix que l'on sait de 280-300 €/t à comparer au 115-125 €/t avec les 192-198 Mt au 30 Juin 2010.

 

Alors, vous le mettez où le curseur prix du blé pour cet automne ?

 

 

 16h00 : un coup d'oeil sur le graphe du Blé échéance Nov 2010 à 210,5 €/t : 

 

Ble-12-Aout-2010.png 

 

Le suspens est à son comble avec un MACD sur le point de donner le signal fatidique, mais en même temps le Stcohastique qui recroise à la hausse et le RSI qui se redresse. Mais la MM7 jours en bleue à 211,5 qui fait barrage.

On attend 16h30 et l'ouverture du grand frère, mais attention les acheteurs et les vendeurs vont son donner à coeur joie avec à la clé beaucoup de faux signaux !!!

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 22:24

Nous avons une chance extrème avec le colza, c'est qu'il est demandé ...

 

Il a su gentiment mais surement nous montrer la voie dès le mois de Février avec quelques opérateurs qui rodaient dans les cours de fermes pour mettre doucement la main à la patte de la marchandise de nos producteurs on leur annonçant des prix intéressants puisque ces derniers étaient environ 20 % plus élevés que ceux de la campagne 2009. Qu'auriez-vous fait à la place de ces farmers qui étaient démarchés; vous auriez signé en bas de la page les yeux fermés ? où en bon gestionnaire que vous êtes en train de devenir, vous vous seriez posés des questions, et en l'occurence les bonnes questions.

- Pourquoi il vient me proposer l'affaire du siècle alors que ma récolte se fera que d'ici 6 mois ?

- Pourquoi vient-il cette année, alors que l'année dernière, j'étais obligé de lui courrir après au téléphone pour essayer d'avoir un prix décent ?

 

Cela ne revient-il pas à se poser la question : mais pourquoi me propose-t-on un prix rémunérateur et non pas confondre avec un prix élevé, lorsque la production a tendance à faire défaut sur la planète ?

Cet opérateur, ne regarderait-il que le propre intérêt de son outil de l'aval alors que sans le producteur il n'est rien !

Cet opérateur, vu sa position, doit être un habitué des marchés à terme, ne se couvre-t-il pas en tant qu'intervenant professionnel ? Ne peut-il pas partager la valeur point d'huile, lorsque le niveau de prix est plutôt bas pour le producteur ?

 

Après l'année 2003, qui fût un prémice de ce qui pourrait se produire dans le futur, après l'année 2007 qui renversa touts les repères logique concernant les prix sur le MAT, après 2010 qui signe l'entrée des commodities agricoles comme l'un des deux piliers de notre Monde du XXI Siècle avec l'Energie, nous allons devoir nous habituer à apprendre à gérer notre commercialisation de nos différentes productions et de ce fait, les cartes vont au fur et à mesure du temps se redistribuer et petit à petit changer de mains !

 

Et me direz-vous dans tout cela, il en est ou le cours de mon colza ?

 

Colza-10-Aout-2010.png

 

 Mise à jour de l'article ce matin :

 

Concernant la récolte 2010 de colza en France, je souhaiterai faire un dernier point ce jour avec vos remontés d'information sur vos résultats respectifs dans vos secteurs. Pour notre part, nous avons réalisé un rendement de 41 qx/ha sur notre sole colza avec comme meilleur variété Ovation à 43,5 qx/ha.

 

Sur le plan des données chiffrées, la production Française serait voisine des 4,5-4,6 Mt soit les moins 15 à moins 20% comme annoncé il y a environ un mois par Marché des céréales.

Sur le plan mondial, nous devrions assister à une baisse (la 1ère depuis plus de 8 ans) de plus de 3 Mt à 56,5 Mt contre les 59,9 Mt de l'année 2009, affichée à ce jour sachant que je serai plus péssimiste que nos statisticiens et que nous pourrions tendre vers les 55 Mt de récolte contre les 59,2 Mt escomptés il y a encore peu de temps.

Sachant que nos stocks de report à la fin de la campagne 2009/2010 étaient environ de 6,8 Mt, je ne vous fait pas un dessin sur l'avenir des cours du colza. A moins que, notre leader de la trituration des colza en France montre la voie de l'importation du Soja si la récolte est pléthorique afin de faire retomber la fièvre des cours du colza. Eh au fait, les analyses pour détection d'OGM dans ce cas de figure, existent-elles toujours ? Auront-elles raison d'avoir lieu ? Où l'intérêt de l'industriel primera-t-il sur notre charte du principe de précaution le 28 Février 2005 ? 

 

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 10:15

Après un week-end où le repos s'imposait (cela m'a permis d'enfourcher ma 400 DRZ et de retrouver certaines sensations d'enduriste amateur), nous voilà reparti pour une semaine riche en rebondissement !

Je vais bien finir par le publier mon graphe sur le colza, mais on attendant je ferais court ce matin même si l'actualité de la fin de semaine dernière a été riche en news et interventions de toute part, notamment des ONG (tient, tient, ils n'auront pas mis longtemps à se découvrir cette fois-ci, ce qui validerait notre théorie) et bien sûr de nos industries des aliments (les FAB).

 

Un coup d'oeil sur le Wheat en pré-ouverture, tout d'abord en vue journalière puis en visualition horaire toujours sur l'échéance Septembre 2010 à 10H15 :

 

Wheat-9-aout-2010.png

 

Un retour sur les 6,50 $ le boisseau ne serait pas illogique !!! et les 7,25 $ semblent vouloir former une résistance avec l'oblique haussière.

 

Wheat-9-aout-2010-en-60-mn.png

 

Sur un pas de temps horaire, un petit espoir réside mais attention car ça force ne semble pas extraordinaire surtout avec le croisement à la baisse des MM.

 

 12H15 : Et le blé dans tout cela ?

 

Ble-9-aout-2010-en-60-mn.png

 

En bougie horaire d'une heure sur lé blé échéance Nov 2010, après la rupture vendredi après midi du support des 215 €/t, il me semble intéressant d'observer la réaction des cours à l'intérieur du canal baissier que j'ai tracé. L'oblique haussière tracée vendredi pourrait maintenant jouer son rôle de résistance après avoir servi de support pour propulser les cours au delà de la limite acceptable des 220 €/t.

 

 22H00 clôture du Wheat, tout sauf le hasard à 7,12 $ le boisseau ! Pile sur la MM7 !

 

Wheat-9-Aout-2010.png

 

 Consolidation déjà terminée pour le blé sur le MAT en bougie 60 mn ? ave cette clôture positive à 213,25 €/t !

 

Ble-9-Aout-2010-en-60-mn.png

 

Les cours sont bornés entre les 205 et les 220 €/t ?

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 17:29

JF-2010.JPG Ce samedi est propice à un peu de lecture et en lisant une des revues scientifiques (Sciences et Avenir de Juillet 2010) dont nous sommes abonnés, je suis tombé sur cet article :

 

C'est désormais une certitude : le réchauffement climatique est responsable de la stagnation des rendements en France. Un constat alarmant.

Pour les céréaliers, la récolte de blé qui s'annonce ne restera pas dans les annales. En cause : un hiver rigoureux et un printemps sec et froid qui ont freiné le développement des épis. Mais ces aléas climatiques ne sauraient, à eux seuls, expliquer les mauvais chiffres en perspective : les estimations ne dépassent pas 50,7 millions de tonnes, soit -6 % par rapport à 2009 pour cinq millions d'hectares consacrés à cette culture en France. Et, fait aggravant, cette moisson décevante ne sera pas exceptionnelle : la stagnation des rendements dure depuis maintenant depuis plus de quinze ans ! Alors que ces derniers avaient régulièrement progressé de 1,2 quintal par hectare et par an de 1956 à 1995, ils plafonnent désespérément depuis. La situation est d'autant plus préoccupante que les chercheurs viennent d'identifier clairement l'un des principaux responsables de la situation : le réchauffement climatique en cours. De quoi bouleverser toute une filière qui emploie 17 000 personnes en France. Cette stagnation inquiétante s'est enclenchée au début des années 1990 dans tout l'Hexagone, à l'exception de la Normandie, de la Picardie et de la Bretagne Nord, légèrement épargnées. Le phénomène, européen, a été constaté dès 1989 en Espagne, et en 1999 en Allemagne. L'Institut de recherches agricoles Arvalis et l'Inra (Institut national de recherche agronomique) ont dès lors diligenté une enquête dont les conclusions ont été rendues récemment. Très vite, les essais variétaux menés par l'Inra ont permis d'éliminer toute défaillance du progrès génétique. Les nouvelles variétés mises sur le marché restent toujours sur la pente de 1,2 quintal de plus par hectare et par an, même si ces calculs sont quelque peu théoriques : les agriculteurs produisent en effet eux-mêmes la moitié des semences utilisées en France, ce qui rend difficile toute généralisation. Autre hypothèse écartée : la diminution des engrais épandus, paramètre crucial pour le rendement du blé. L'utilisation de l'azote a progressé d'environ 20 unités à l'hectare au cours des années 1990 pour diminuer ensuite depuis 2000. Mais la stagnation des rendements a commencé en 1995 au moment où les apports d'intrants augmentaient. La piste a donc été abandonnée. Tout comme la diminution de l'usage des pesticides : aucun rapport n'a pu être établi entre la survenue de maladies et les rendements. Pour preuve, il n'y a pas eu de maladie en 2003 et 2006, années où les rendements ont été particulièrement faibles. A l'inverse, 2004 et 2008 ont été de bonnes années alors que les nuisibles étaient virulents.
Ce sont la canicule de 2003 et le printemps particulièrement chaud de 2006 qui ont enfin permis de comprendre le phénomène. Les chercheurs ont repris les données météo des cinquante-cinq dernières années et y ont appliqué des modèles rendant compte des effets du climat sur la croissance des plantes. Résultat : « On observe d'abord un effet neutre ou positif du climat entre les années 1955 et 1995, affirme Philippe Gate, directeur scientifique de l'institut agronomique Arvalis. Après cette période, on constate une incidence franchement négative sur le rendement. » En cause, des fins de printemps de plus en plus sèches en moyenne, induisant une situation stressante pour le blé qui n'apprécie pas les températures supérieures à 25 °C. Cette plante déteste encore davantage les « échaudages » thermiques, ces courtes périodes de forte chaleur qui interviennent désormais presque tous les ans au printemps, au moment de la croissance de la céréale. Car l'échaudage bloque le remplissage des grains avec des conséquences directes sur la productivité (lire l'encadré p. 72). D'autres phénomènes sont également mis en avant. Quand la température du jour augmente sur une longue durée, la température nocturne l'imite. Les plantes réagissent alors en augmentant leur respiration la nuit afin de maintenir leur équilibre thermique, ce qui a pour conséquence une diminution nette de la production journalière. Par ailleurs, certaines enzymes clés comme les amidases, indispensables pour la synthèse de l'amidon, voient leur activité réduite sous les fortes températures. De plus, soumises à une trop forte chaleur, les stomates, ces minuscules opercules à la surface des feuilles qui permettent les échanges gazeux avec l'atmosphère, se ferment plus rapidement, inhibant la photosynthèse. Enfin, l'élévation des températures diurnes peut s'accompagner de plus fortes concentrations en ozone (O3), élément qui réduit l'activité de la RuBisCO, l'enzyme clé de la photosynthèse.
Démêler les vraies causes du phénomène de la stagnation des rendements est donc un axe stratégique de recherche pour les années qui viennent. D'autant qu'en théorie - et en théorie seulement - le blé aurait dû être l'un des - rares gagnants du réchauffement climatique en tirant partie de l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère, véritable « dopant » pour les plantes. Des calculs indiquent en effet une amélioration de la photosynthèse de 30 % avec des teneurs en CO2 supérieures à 500 parties par million (ppm). « Bien que nous soyons passés de 180 ppm de CO2 en 1800 à 385 ppm aujourd'hui, cet effet ne s'est pas encore fait sentir, note Bernard Seguin, responsable à l'Inra de la mission «changement climatique.» Et cet effet positif attendu risque fort d'être contrebalancé par les aspects négatifs de la disponibilité en eau ou de l'échaudage » Au mieux, il y aurait donc compensation plus ou moins partielle entre les phénomènes, ce qui ne va pas dans le sens d'une amélioration des rendements...
Un constat qui donne toute sa valeur au programme Climator, financé par l'Agence nationale de la recherche, et consacré à l'influence du futur changement climatique sur les systèmes cultivés. Ce travail vient de s'achever après trois ans d'étude. Treize sites expérimentaux, dispersés sur le territoire français (forêts, prairies et grandes cultures) ont été soumis à une atmosphère plus chaude de 1,6 °C attendue pour 2050, et de 3 °C prévue pour la fin du siècle selon les scénarios médians élaborés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). Résultat : si aucune modification profonde de l'état de santé des plantes n'est espérée dans la première moitié de ce siècle, l'ensemble des pratiques culturales devrait se dégrader en France à partir de 2070. « Le blé est cependant l'une des plantes qui s'en sort le mieux, assure Nadine Brisson, coordinatrice du programme à l'Inra Avignon. Parce qu'il est semé en automne et soumis à un cycle hivernal, il devrait échapper en partie aux stress hydrique et thermique en accélérant sa croissance. » Cette croissance plus rapide s'expliquera par les teneurs en CO2 mais aussi par les efforts des sélectionneurs pour produire des variétés plus résistantes aux derniers froids et donc poussant plus tôt dans l'année. En conséquence, vers 2050 environ, la moisson pourrait se dérouler dans les derniers jours de juin - contre la première quinzaine de juillet aujourd'hui - et vers le 20 juin en 2100 !
D'ores et déjà, le réchauffement climatique a commencé à modifier la campagne française. En quinze ans, la Normandie est passée de 20 % de sa surface agricole semée en blé panifiable (utilisé dans la boulangerie) à 80 %. Et pour cause : elle est l'une des rares régions à ne pas encore trop souffrir des échaudages à répétition. Autour du bassin méditerranéen, et en particulier en Afrique du Nord, ne perdure désormais que le blé dur, plus robuste que le blé tendre. Avec le réchauffement en cours, le blé tendre devrait quant à lui conquérir de nouvelles terres plus au nord, sans qu'on sache encore très bien si les conditions de qualité de sol et de luminosité seront favorables à une forte extension. Ce qui est désormais certain, c'est que la sélection des variétés ne cherchera plus uniquement le rendement, mais aussi l'adaptation au nouveau climat. Au croisement des régimes océanique, continental et méditerranéen, la France devra inventer des variétés adaptées à ses terroirs et à des climats aux différences de plus en plus marquées sur un territoire pourtant restreint.

Le principe de photorespiration

Le phénomène le plus souvent mis en avant par les chercheurs est la photorespiration. « L'enzyme clé de la photosynthèse, la RuBisCO, absorbe aussi bien le CO2 que le dioxygène (O2), détaille Philippe Gate, directeur scientifique d'Arvalis. Quand le CO2 est incorporé (carboxylation), la plante produit du sucre afin de synthétiser l'amidon, qui forme 70 % du grain - c'est l'élément principal de la farine. En revanche, quand c'est l'O2 qui est synthétisé (oxygénation), le rendement photosynthétique diminue, et il y dégagement de CO2 d'où le nom de photorespiration (ou respiration à la lumière). Or, sans qu'on sache encore expliquer le phénomène, quand la température s'élève, la RuBisCO présente une affinité de plus en plus grande pour l'O2, ce qui explique le rôle négatif des fortes températures. »

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 09:07

Décidément, je ne sais pas si je vais réussir à rédiger mon article sur le colza qui soit dit aupassage continue son petit bonhomme de chemin avec une clôture à 386 €/t sur l'échéance Nov 2010, avec l'actualité brûlante sur le blé sans faire de mauvais jeu de mot avec les incidents climatiques plus qu'exceptionnels en Russie.

 

Le marché ayant toujours une mémoire à contrario de nos hommes politiques (clein d'oeil au passage), j'ai jugé bon de vous rafraîchir la mémoire avec le 1er graphe ci-dessous en date du 2/05/08 et le second en date du 3/06/08 pour le Blé cotation sur Euronext Liffe

 

Bl--2-mai-08-copie-1.png

 

Sur ce 1er graphe (base R2008), on peut s'apercevoir que fin décembe 2007 et tout le mois de janvier 2008 ont servi de consolidation au marché avec un support entre 245 et 250 €/t, avant d'aller de nouveau chercher les sommets de septembre 2007 à 10 € près avec les 290 €/t.

 

 

 

Ble-2-Juin-08.png

 

Sur ce 2nd graphe, échéance Nov 2008 du 3 Juin, on peut observer qu'après avoir bloqué sous les 225€/t, les cours se sont échappés à la hausse pour rejoindre rapidement les 250 €/t et ce sont installés dans un trading range compris entre 230 et 250 €/t.

 

La question du jour : allons-nous aller toucher les 250 €/t d'ici lundi ? sachant que le rapport USDA (le canadaire made USA ne fera son apparition que mardi 10 août) ... Excellente question à laquelle je vous conseille pour une fois de rester devant vos écrans de contrôle ou de vos PDA, i-phone, smart phone etc ...

 

 

Un regard sur la pré-ouverture du Wheat échéance Septembre 2010 ce matin à 9H30 à 8,40 $ le boisseau soit + 0,55 cts environ :

 

Wheat-6-Aout-2010.png

 

 Et 10H30 pour le Wheat, un relargage ? (j'oubliai, l'objectif à 8,50 $ est inespéré) : 

 

  Wheat-6-Aout-2010-a-10h30-.png

 

Pour ceux qui auraient du mal à suivre, nous sommes bien d'un point de vue des traders-investisseurs C.T, avec la news d'hier matin (donc l'aveu de faiblesse de la Russie ou plus exactement des paroles de vérités pour une fois), dans le schéma de la théorie des éventuels "cadavres" cachés dans les placards. J'ai déjà eu l'occasion de l'aborder ce sujet hier en fin de soirée dans la rubrique commentaire dont voici l'extrait :

il est clair que l'information lâché ce jour peut être interprêter d'une manière encore plus violente (vous avoué après avoir dit que vous maîtrisiez la situation, donc le trader interprête cela comme un aveu de faiblesse et ce dit comme tout bon trader que les dégâts sont encore plus important qu'annoncé ce jour, du style début Mars 2009 avec d'éventuels "cadavres" dans les placards des banques, ce qui correspondait à l'exagération finale baissière sur les Bourses) que celle de ce jour et propulser dès demain les cours au moins sur ma prochaine cible (prévue à la base pas avant Septembre) sur les 240 €/t et pourquoi s'arrêter en si bon chemin avec les 260€/t comme objectif final. "

 

A bientôt dans la journée.

 

 16H30 : le moment de vérité avec le graphe du blé en 60 mn échéance Nov avec les 215 €/t en support

 

Ble-6-Aout-2010-en-60-mn.png 

 

 22H00 : Wheat à la clôture  

 

Wheat-6-Aout-2010-a-22h00.png

 

Les supports à 7,25 $, 6,60, 6 et 5,80 $ le boisseau.

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 10:34

Je devais faire mon article sur le colza, mais l'actualité semble se bousculer sous nos yeux concernant la production des céréales.

 Suite à cet extrait mis en ligne ce matin dans la rubrique commentaire concernant la probable déroute de la production de céreales en Russie pour ne parler que du deuxième (ou 3ème en fonction des années) exportateur mondial du blé :

"La Russie devrait imposer l'interdiction provisoire pour les exportations de grain, ce qui permettra à des entreprises de grain de remettre dont la réalisation à plus tard possèdent des contrats de fourniture, parce que les sécheresses les plus fortes pendant les 50 années récentes causeront probablement le déficit d'offre de gain, Nilolay avoué Demyanov, député le directeur général d'International Grain Company.

En même temps, Nilolay Demyanov a dit que la prévision du ministère de l'agriculture de la production de grain au niveau de 75  millions de tonnes est trop optimiste. Selon lui, la production de volume de grain diminuera à 65 millions de tonnes, au-dessous du niveau de demande intérieure 75 de millions de tonnes. Dans un tel cas, les excédents d'exportation se monteront juste à 5 millions de tonnes seulement à indiqué l'expert."

 

Cela fait maintenant une semaine, que pour moi, il ne fait plus aucun doute que nous avons changé de paradigme concernant le marché des commodities agricoles. Nous venons de deux années d'excédents de production après une année 2007 qui nous a permis de prendre conscience de l'importance des denrées alimentaires qui étaient totalement passées de mode, balayées par le téléphone portable et les nouvelles technologies, balayées par la société des loisirs, du se faire plaisir à tout prix et à tel point que les aliments ne représentaient plus que 14 à 15 % des dépenses des ménages occidentaux et que l'on étaient en train de nous faire des grandes théories sur le fait que c'était ainsi et que l'on ne reviendrait plus en arrière.

Après 2007, 2010 est en train de nous mettre la puce à l'oreille pour les décénnies à venir et les quelques traders qui en 2007 avaient délaissé leurs places dans les salles de marché étaient en train de se demander ce qu'ils étaient venu faire dans cette galères de "Farmers", surtout voyant leurs anciens collègues en 2009 regagner des bonus mirobollant comme si la crise financière n'avait jamais existé.

Mais Dame Nature s'est se rappeler à notre bon souvenir et nous rafraîchir la mémoire, surtout par les temps qui courrent où une information chassant une autre bientôt à la vitesse de la lumière. Ceci nous faisant malheureusement oublié un peu trop vite les fondamentaux, mais fort heureusement, il y en a un qui ne les oubli pas, j'ai nommé Mr le Marché. Ce dernier ayant une mémoire d'éléphant, il se joue de la peur, il se joue du qu'on dira tant, pour inlassablement dans un sens aller chercher les résistances les unes après les autres comme ils pourra faire le chemin en sens inverse.

 

Alors oui, certains nous disent qu'il était impossible de prévoir cet évènnement ! Ah là mes braves messieurs, vous êtes en train de me parler des Experts qui passent souvent leur temps à commenter ce qui s'est passer dans le passé mais qui en oublieraient presque de voir la réalité en face avec des données qui permettent de se projetter un temps soit peu vers l'avenir.

 Car si on prend les éléments les un derrières les autres :

 - les données d'emblavement aux Etats-Unis faisaient apparaître une baisse des surfaces de l'ordre de 8 % (- 13 % pour le blé d'hiver, il faut remonter aux environs de 1920 pour retrouver trace de cela)

- après 2 années exceptionnelles de production de céréales sur la planète, il est statisquement assuré que cela ne reproduirait pas une troisième année

- que les stocks après être passés d'un état alarmiste en 2007/2008 vers les 110 Mt à état pléthorique en 2009/2010 vers les 200 Mt, ne pouvait que faire marche arrière

 - que les plans internationaux de développement des biocarburants joueraient à plein pour augmenter la consommation des céréales à destination de l'éthanol et du colza à destination du biodiesel

- que le véritable Hiver qui s'est abattu sur une large partie de la planète avait de facto entamé une partie du potentiel des récoltes (mais à relire les article de Mars, à priori non, alors que les articles de fin Juin, début Juillet indiquaient carrément l'inverse)

- que l'élément qui était mis en perspective par "Marché des céréales" concernant les incidents climatiques (a sécheresse) en Chine sur l'automne dernier et ce printemps ci sur l'Asie du Sud Ouest avec des déficit pluviométrique important et le déploiement d'arifice vers le ciel pour essayer de faire pluvoir.

 

Si tout ces éléments n'ont pas ouvert les yeux des Experts, c'est que notre démocratie occidentale en condition de crise économique est bien mal en point.

Nous approchons à grand pas du rapport USDA de mardi prochain, et là préparer votre nez rouge de clown et vos lunettes de soleil car vous risquez d'attraper une crise de fou-rire.

 

Je vais revenir sur le détail de mon annonce depuis un mois d'une production mondiale de blé (680 Mt en 2009) amputée de 10 % au bas mot en 2010

 

 Côté graphe du blé échéance Nov 2010 sur le MAT à 11H15 avec ses 215/220 €/t :

 

Ble-5-Aout-2010.png

 

Voilà, maintenant c'est fait, tous mes objectif pour cet été sont atteint (165€, 178/182€, 200e et 215/220 €/t), on va pouvoir souffler avec l'arrivée du rapport USDA et attendre la prentrée voir la période 15/09-15/10 pour la seconde salve.

Chapeau bas Mr le Marché, du bon bouleau, je dirai même mieux du bel Art !

Là, à ces niveaux là, je tire ma réverrence ...

 

13H00 : Le Wheat en préouverture échéance Septembre 2010 :

Wheat-5-Aout-2010.png

C'est un essai, je ne suis pas sûr de mes tracés, tellement cela va trop vite.

 

 22h00 :  Clôture du Wheat au plus haut sur l'échéance Septembre 2010 à 7,85 $ le boisseau soit + 60 cts :

 

Wheat-5-Aout-2010-copie-1.png

 

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 12:12

Juste de passage, je serai avec vous en fin de journée pour la seconde partie de mon article sur "Une hausse qui repose sur des fondamentaux allégés".

 

Ble-4-Aout-2010-en-30-mn.png

 

Hausse ou pas cet après midi ?

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 08:43

On l'avait presque oublié celui là. Il faut dire que depuis plus d'un mois, la vedette lui a été volée par le blé et le colza, un comble non ! Alors qu'il y a un peu plus de deux ans et demi, on disait que le colza montait ainsi que le blé car ils suivaient les cours du pétrole qui tout les matins à l'époque prenait un ou deux degrés de fièvre en plus pour aller tutoyer les sommets vers les 150 $ le barril de brut sur le Nymex.

Et aujourd'hui, c'est l'inverse qui se produit, la reprise économique est difficilement quantifiable avec même des doutes pour les 6 mois à venir et donc les cours du pétrole avaient tendance à s'endormir sur leurs lauriers. Mais c'était sans compter sur le réveil de nos traders fous, qui voyant le blé monter sur des fondamentaux qui passent du stade lourd au stade de l'allègement; ils se sont dit : "on va quand même pas se laisser voler la vedette par ces fermiers qui eux font pousser des céréales sur les terres alors que nous on extrait l'Or noire du sous sol ou plus exactement de sous la terre.

Alors, sans raison apparente, ils ont fait cela :

 

Petrole-3-Aout-2010.png

 

Cela se passe de commentaire avec le point bas de la bougie de lundi.

Heureusement que "Marché des céréales" avait eu le bon goût de mettre en ligne son article sur les cours du pétrole mercredi dernier et surtout un grand merci à vous qui avez répondu sur le mini sondage de vos prix du fioul pour une quantité de 5 000 litres. Après à chacun d'entre vous de jouer son rôle de chef d'entreprise.

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 22:10

La plus mauvaise inondation de la Chine depuis plus d'une décennie peut réduire la production du riz, coton et porc dans le plus grand producteur, l’amplification des prix et la gêne des efforts du gouvernement de garder l'inflation au-dessous de 3 pour cent, disent les analystes.

 

« Le temps désastreux réduira le riz produit de 5 pour cent à 7 pour cent et coton de 5 pour cent à 10 pour cent dans notre évaluation initiale, » a dit Li Qiang, directeur général à l'intelligence Cie. de Changhaï JC. La baisse peut « mener à la pression inflationniste si le gouvernement échoue, » il disait dans une entrevue hier.

 

Le pays le plus peuplé du monde produit presque un tiers du riz et du coton du globe et produit environ la moitié de ses porcs. Un déclin dans le rendement peut soutenir des prix globaux. Le riz est monté 15 pour cent Chicago depuis le 30 juin, alors que le coton a avancé 26 pour cent par dernière année à New York. Les inondations ont également amplifié des prix de denrées alimentaires en Chine, le plus grand consommateur.

 

« Si l'histoire est n'importe quel guide, inonde dans 1998 menés à une transitoire de 16 pour cent dans les prix moyens de grain dans la deuxième moitié comparée à avant que les inondations, » Zhou Jiaxin, analyste chez Guoyuan Securities Ltd., aient indiqué dans une entrevue.

 

Wen Jiabao premier chinois a invité les autorités locales pour renforcer la délivrance et les efforts de soulagement après l'inondation qui a tué 928 personnes et a laissé 477 manquants, la plus élevée depuis une décennie. Les inondations et les éboulements ont démantelé presque 450.000 maisons, a détruit plus de 400.000 hectares de terres cultivables et a causé 52,7 milliards de yuan ($7,8 milliards) des pertes en juillet, le ministère des affaires civiles a indiqué le 27 juillet.

 

Les inondations dans 1998 tués environ 4.000 personnes, forcés l'évacuation de 18,4 millions davantage et causés au moins 1,66 milliards de yuan des pertes.

 

Three Gorges

 

Three Gorge Dam de la Chine, le pays le plus grand, a été frappé par une deuxième crête de l'eau sur le fleuve Yangtze dedans pendant huit jours le 28 juillet, l'opérateur a dit. Des écoulements ont été contrôlés, avec le barrage libérant l'eau à 42.400 mètres cubes par seconde, China Three Gorges Corp. a indiqué.

 

L'impact potentiel des catastrophes naturelles sur l'approvisionnement de grain peut être un problème pour l'économie, China Daily rapporté aujourd'hui, citant Zhao Xiaoyu, vice-président de la Banque asiatique de développement. Le rendement du grain moissonné cet été est tombé pour la première fois en sept ans, le rapport a indiqué.

 

La production de riz peut baisser par environ 10 pour cent cette année en raison des inondations, le site Web cngrain.com d'industrie a indiqué le 20 juillet. Les prix à la consommation ont avancés en mai au rythme le plus rapide en 19 mois, gagnant 3,1 pour cent, le bureau des statistiques national ont indiqué le 11 juin. Inflation refroidie à 2,9 pour cent en juin.

 

Prix des grains

 

Les « inondations et la chaleur ainsi qu'une politique monétaire lâche, ont contribué aux gains dans les prix de denrées alimentaires, qui peuvent mener à la pression inflationniste, » Wu Zhengwu aux valeurs d'AJ que la Cie. a indiquées. Les « prix des produits alimentaires tels que le blé, le riz, le maïs, le porc et l'ail tous ont monté en juillet. »

 

Les grains, la viande et d'autres produits de nourriture ont augmenté une moyenne de 6,9 pour cent à 7,1 pour cent par rapport à l’année dernière, ont dit Wu, réitérant des commentaires dans un rapport édité avec analyste Xu Chunhua le 28 juillet. Ces gains peuvent contribuer les 2,38 points additionnels à l'indice des prix à la consommation, ils ont indiqué.

 

Les prix de porc ont augmenté de 7,1 pour cent en moyenne en juillet comparés au mois précédent, la Commission de développement national et de réforme a déclaré. Les prix continueront à monter par le festival de Mi-Automne fin septembre, la commission a déclaré le 29 juillet.

 

Saison'

 

Les hausses étaient en partie le résultat de l'inondation en Chine du sud dans la première moitié, ont dit Gary Lau, analyste à l'International de Bocom, dans un rapport la semaine dernière. Les prix peuvent augmenter encore de 10 pour cent de plus à partir de septembre avec la « consommation faisant un pas dans la saison » entre septembre et février, il se sont ajoutés.

 

On estime que la Chine produit 137 millions de tonnes de riz blanchi et 32,5 millions de balles de coton, pesant à l'unité 480 livres, en 2009-2010, aussi bien que 48,9 millions de tonnes de porc en 2009, selon le ministère de l'agriculture des États-Unis des données.

 

La moisson de grain de l'automne de la Chine contribue à plus de trois quarts du rendement annuel de la Chine. Le riz est d'importance particulière pendant que le grain d'agrafe explique la moitié de la moisson entière d'automne, Zhou de Guoyan's a dit.

 

Toujours, la Chine ne va pas être en manque de grains pendant que le gouvernement garde l'abondance des réserves pour tous les manques et des transitoires des prix, mA Wenfeng, analyste chez Beijing Orient Agribusiness Consultant Ltd., a dit par le téléphone le 28 juillet.

 

Grains couverts

 

« Le gouvernement peut augmenter des volumes d'enchères hebdomadaires de ses réserves ou les rendre plus fréquentes, ou la spéculation de bord en limitant les acheteurs seulement aux compagnies de traitement, » mA supplémentaire. « Les prix des grains peuvent gagner un peu, mais il ne sera pas hors de commande. »

 

Le pays consomme environ 500 millions de tonnes de grain par année et le gouvernement maintient des réserves équivalentes à environ 40 pour cent de la demande pour sauvegarder l'approvisionnement, selon Bao Kexin, le président de China Grain Reserves Corp., qui stocke des produits d'agriculture au nom du gouvernement. Wen premier a dit que le gouvernement cherche à augmenter la production des grains, des graines oléagineuses, du coton et du sucre et continuera à stocker les produits agricoles.

 

« Nous ne sommes pas en particulier préoccupés par l'inflation dans la deuxième moitié de cette année en raison des réserves suffisantes que le gouvernement peut employer pour stabiliser des prix, » Judy Zhu, analyste à la banque de Standard Chartered, avons dit par le téléphone de Changhaï hier.

 

--Feiwen Rong. Rédacteurs : Richard Dobson, Matthew Oakley.

 

Source : Bloomberg du 3/08/10 : James Poole

http://www.businessweek.com/news/2010-08-03/china-s-worst-floods-since-1998-to-cut-farm-output.html

 

Riz-3-Aout-2010.png

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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 08:24

Ble-26-07-10.JPG Je sais que vous êtes un certain nombre à vous dire cela n’ai pas possible, pincez-moi monseigneur car je fais un rêve tout éveillé. Que la théorie des cordes d’Albert Einstein existerait-elle réellement, c'est-à-dire que je serais dans une quatrième dimension, avec ces cours des céréales qui continuent de monter inlassablement.

Vous vous dites que vous rêvez et que ce rêve va prendre fin et que la chute sera terrible ! Et bien non, vous ne rêvez pas, c’est bien le blé qui en récolte 2010 grimpe au cours de la journée de plus de 10 €/t voir des pointes jusqu’à + 15/16 €/t et avec du volume SVP (27 600 lots sur l’échéance Nov 2010).

C’est vrai que le milieu de la semaine dernière devait voir le blé atteindre le nirvana avec son objectif à 188 € et éventuellement sur un élan de folie aller toucher les 200 €/t et puis consolider violemment. Alors oui, il était temps de prendre de vendre pour certains ou de prendre leurs bénéfices pour d’autres. Mais pour « Marché des céréales » après cette journée de mercredi et surtout avec la journée de jeudi, quelque chose ne tournait pas rond, c’était vraiment trop simple. Rappelez-vous ce que je vous ai déjà dit : lorsque tout le monde pense pareille, c’est le moment de faire le contraire. Effectivement, comme cette hausse était inespérée pour un grand nombre de personnes (dont certains Conseilleurs ou pour ne pas dire tous, n’avaient pas vu venir cette hausse), il était grand temps de marquer son prix et de se retirer pour un temps du marché.

Mais  je ne sais pas quelle mouche m’a piqué, mais cela m’a permis d’approfondir un peu plus la situation et d’y voir un peu plus clair dans ce que nous étions en train de vivre sous nos yeux.

Je sais qu’il est facile à ceux qui regardent les marchés d’un œil extérieur ou même d’un œil trop fixé sur les écrans à regarder les courbes des cours des céréales, de dire que tout cela est dû à la spéculation. D’ailleurs j’ai failli sortir de mes gonds avec l’article paru la semaine dernière « Une Pac forte » face à la volatilité des prix (Copa-Cogeca) » (Le Copa-Cogeca organisations agricoles et coopératives de l'UE) avec le chapitre suivant :

 « La volatilité extrême des prix est préoccupante et constitue un problème pour la chaîne d'approvisionnement des produits de base. Nous devons donc garantir que les marchés fonctionnent mieux », a insisté le président du groupe de travail sur les céréales du Copa-Cogeca, Paul temple, dans un communiqué.

 La volatilité actuelle est également « exacerbée par la spéculation, reprend-il. Les producteurs de céréales ont besoin d'un certain niveau de prévisibilité des marchés pour pouvoir développer leur entreprise et pour s'assurer que la production couvre les besoins croissants en termes d'approvisionnement de denrées alimentaires ».

 

Car cela ne semblait pas les préoccuper lorsque les cours des céréales étaient descendus à la cave. Bizarre qu’ils se réveillent maintenant que les cours s’orientent à la hausse. Ils ne défendraient que leurs propres intérêts et non celui de la profession ! Bizarre, bizarre comme comportement.

 

Revenant à nos moutons, car là je m’égare un peu en conjoncture. Donc sur le plan de l’évolution forte des cours des céréales, cela ne vous rappelle rien ? Si, si je suis sûr que pour une partie d’entre vous et notamment les agriculteurs de la moitié Nord de la France, on cherchant bien, vous allez vous dire : « mais oui, mais c’est bien sûr » et si cela ressemblait à l’évolution des cours du sucre sur l’année 2009.

Ah, nous y voila. Et oui, le sucre après s’être endormi pendant prêt de 3 ans, c’est réveillé brutalement puis ce fût la ruée vers l’Or et non vers le Sucre. Et tient, pourquoi dont ma brave dame, vous qui l’été achetez vos sacs de 10 kilo de sucre pour faire d’excellentes confitures, bien meilleure que celles industrielle vendues au supermarché.

 

J’en arrête là pour ce matin et je reviendrai en fin de journée pour développer ma théorie de la similitude des cours du blé récolte 2010 calqués sur ceux du sucre de la récolte 2009, sachant que le corolaire à tout cela est bien un DEFICIT important de la production cette année par rapport à la consommation. Et nous y voila, pourquoi on passe d’un état des fondamentaux de très lourd à un allègement pour le moment partiel on attendant d’y voir plus clair.

 

Ble-2-Aout-2010.png

 

Il devient très difficile de prolonger cette hausse sans consolider de façon solide. Une dernière poussée jusqu'au 220 €/t n'est pas à exclure mais cette dernière donnerait le signal pour une consolidation. Il va falloir regarder cet après midi du côté du Wheat avec un objectif maxi à C.T à 7,5 $ le boisseau.

Côté indicateurs mathématiques, ils sont de nouveau tous pratiquement au maximum (RSI en tête à 85), comme indiqué sur le graphique où les cours d'hier sont carrément sortis de la Boll +.

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