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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 11:13
joyeuses_fetes.jpg
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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 12:48

Au niveau mondial, on observe depuis quelques jours une forte hausse des cours déjà élevés du sucre. Les prix atteignent des sommets sur le marché à terme.

«En une semaine, du 9 au 16 décembre derniers, les cours mondiaux ont augmenté de 84 $/t (58€)pour le sucre brut et de 66 $/t (46€) pour le sucre blanc» relève FranceAgriMer suite à son conseil spécialisé «filière sucrière».

De nouveaux sommets ont été atteints sur le terme de mars 2010 : 572 $/t pour le sucre roux (398 €/t) et 660 $/t pour le sucre blanc (459€). Ces cours dépassent largement les prix de référence communautaires. Cette brusque tension serait liée aux niveaux de productions brésilienne et indienne, peut-être plus faibles qu'annoncées. On s'attend donc à un retour important de l'Inde aux achats dans les prochains mois.

Les stocks mondiaux de sucre à la fin de la campagne 2009/10 (53 millions de tonnes selon l'ISO) seraient historiquement au plus bas, confirme FranceAgriMer. La progression de la production attendue en 2010/11 ne sera probablement pas suffisante pour reconstituer ces stocks à un niveau normal.

 

Au niveau européen, la récolte de betteraves s'avère exceptionnelle, avec des rendements et une richesse en sucre records. Elle devrait générer une production fraîche de sucre d'au moins 17,2 Mt.

L'Union européenne disposera de volumes importants de sucre hors quota (plus de 4,3 Mt), bien supérieurs aux capacités d'absorption du marché intérieur, estimées à 2 Mt. Ces 2,3 Mt excédentaires pourraient être écoulés sur le marché mondial déficitaire mais cela suppose de pouvoir exporter du sucre hors quota au-delà des 1,35 Mt autorisé par la Commission européenne pour 2009/10.

Au niveau français, l'équilibre du bilan du sucre sous quota suppose de vendre sur le marché communautaire au moins 1,5 Mt en 2009/10.

La production française de sucre hors quota est estimée à 1,8 Mt ; 0,9 Mt seront commercialisées sur le marché intérieur communautaire et 0,45 Mt sont déjà engagées à l'exportation hors de l'UE. Afin d'éviter que des quantités restantes de ce sucre hors quota soient reportées sur la campagne 2010/11, les professionnels de la filière réclament une augmentation des attributions de certificats à l'exportation sur pays tiers.

Source : Pleinchamp.com d'après FranceAgriMer - 21/12/09

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 20:29
Je vous mets en ligne le dernier article de l'Edito des matières premières sur le sucre en date du 16/12/09 :



Cette semaine, j'aimerais revenir sur la configuration technique du sucre coté à New York sur le NYBOT, en dollars par livre.

Sale temps pour les producteurs
Le Brésil, le plus grand producteur de sucre mondial, a revu à la baisse ses prévisions de production à cause du retard pris sur les récoltes et d'une productivité diminuée par un climat trop humide. Les prévisions de récoltes de la principale région productrice du Brésil s'élève à 29,13 millions de tonnes contre 29,35 estimé précédemment. L'Inde, le deuxième producteur mondial, a également fait état d'une baisse de sa production.

Cette nouvelle dégradation des éléments fondamentaux permet de redynamiser une tendance de fond clairement haussière et de valider de nouveaux éléments techniques. Voyons cela de plus près.

Un triangle symétrique validé
Graphiquement, les cours ont validé une figure de continuation de tendance en "triangle symétrique".

Aussi il faut prendre en compte l'accélération qui a suivi le dépassement de la borne haute du triangle, un bond de près de 10% en trois jours. Un signal très clair qui a fini de décourager les plus pessimistes et devrait permettre à la tendance haussière de reprendre ses droits, mettant ainsi fin à une longue phase de consolidation de près de cinq mois.

Cours du sucre

Cours du sucre en US cents la livre sr le NYBOT sur 2009

Les indicateurs se retournent à la hausse
Premier signal : l'indicateur de tension RSI s'est extirpé de sa zone d'accumulation qui s'était formée autour de sa zone de neutralité.

Ensuite, le MACD est revenu en territoire positif tout en croisant à la hausse sa ligne de signal.

Enfin, le break out de volatilité sur les bandes de Bollinger est un signal fort qui plaide en faveur d'une poursuite du mouvement ascendant dans les jours et semaines qui viennent.

Mon conseil : reprise de la tendance haussière vers 32,8 cents
Ainsi, tant que la zone des 22 cents n'est pas enfoncée, je privilégie une reprise de la dynamique haussière vers l'objectif du triangle symétrique à 27,1 cents puis potentiellement en extension (niveau de projection de Fibonacci) la cible à 32,8 cents.

Seul l'enfoncement de la zone des 22 cents invaliderait ce scénario.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 18:50
Cette semaine n'aura servi à rien (ce qui était évident et c'est pour cela que j'avais choisi de ne pas vous en parler), résistance à 130€ non franchie et support à 127€ pour retenir les cours.

Un point rapide vers le début de l'année 2010 :

Les pessimistes pencheront pour une rechute vers les points bas avec l'appui des indicateurs techniques CT.

Les optimistes s'attendent à un nouveau départ d'ici 2 semaines avec les indicateurs techniques LT.

Ble-18-decembre-09.png
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 21:48

Ble-1-copie-1.JPGFranceAgriMer a publié ses premières prévisions de surfaces. Le blé tendre et le blé dur devraient s’étendre aux dépens de l’orge, pénalisée par les prix bas actuels. Au niveau européen, le Copa-Cogeca prévoit un recul des surfaces de céréales, compensé en partie seulement par une hausse des surfaces d’oléoprotéagineux.

 

Les surfaces de blé tendre devraient couvrir en 2010, 4,89 millions d’hectares, en progression de près de 3 % par rapport à 2009. Les plus fortes progressions concernent le Sud-Ouest et devraient compenser les baisses de surfaces observées en 2009. Néanmoins, si le blé regagne du terrain dans les grandes régions productrices (Centre, Picardie), il ne devrait cependant pas retrouver le niveau de 2008. Les surfaces de blé dur devraient augmenter de plus de 10 % et atteindre 455 000 ha. Du fait des cours peu incitatifs de cette année, l’orge d’hiver devrait couvrir 1,26 Mha, en recul de 4 % par rapport à 2009. Enfin, les surfaces de colza, estimées à 1,47 Mha, reculeraient de 0,4 %.

Recul de 26 % des surfaces de blé dur en Italie

Au niveau européen, pour l’ensemble des pays de l’UE à 27, les surfaces de blé tendre devraient diminuer, en 2010, de près de 3,1 % à 22,725 millions d’hectares. Celles de blé dur pourraient diminuer de près de 11 % pour couvrir 2,69 Mha. Les surfaces d’orge (- 3,4 %) et de maïs (- 4,7 %) devraient régresser également. Au global, les surfaces couvertes en céréales devraient reculer de 3,2 %, à 58,25 Mha, pour la campagne 2009/2010 de l’Union européenne à 27. Les reculs majeurs à souligner se trouvent en Espagne où les prévisions annoncent un retrait de 20 % des surfaces de blé tendre, et de 14 % de celles d’orge (- 11,7 % total céréales). En Italie, les hectares de blé tendre devraient diminuer de 10 % et ceux de blé dur de 26 %, pour un total des céréales en retrait de 16,5 %. Au Royaume-Uni, les surfaces de blé tendre seraient amputées de 13,5 %, pour un total des céréales en recul de 5 %.

+ 42 % de surfaces en soja en 2010

Les surfaces européennes de colza devraient augmenter, en 2010, de 3,7 %, à 6,4 millions d’hectares. La progression des surfaces de soja se démarque, même si les surfaces restent à un niveau plus mesuré. Elles devraient atteindre près de 42 % avec 331 100 hectares prévus en soja en 2010 (+ 63 % pour l’UE à 15). Les surfaces de tournesol devraient également croître à 3,82 Mha (+ 3,9 % pour l’UE à 27 et + 12 % pour l’UE à 15).

Les surfaces de pois remonteraient également de près de 20 % à 580 000 ha dans l’UE à 25 en 2010, et celles de féveroles suivraient avec 417 500 ha, en hausse de 25 %. Seuls quatre pays auraient la responsabilité de cette hausse, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni et la Suède.

Source : Terre-net Média 14/12/09

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 07:14

Riz - Contrat rapproché (Turbo Call Infini) : Le riz poursuit son ascension


Dépassement d'une importante resistance.

Graphiquement, le dépassement avec « gap » de la résistance horizontale de long terme à 16 dollars est un signal positif et laisse désormais entrevoir les 20 dollars. La tendance est à la hausse et le momentum est fort. Techniquement, le RSI journalier reste supporté par une ligne de soutien ascendante et ne présente pas de signes de retournements. Au-dessus de 15.5 visez donc une hausse vers 17.55 puis 20.5 en extension.

Objectifs et niveau d'invalidation sur le turbo:

1er objectif : 0.62 (19%)

2nd objectif : 0.82 (57%)

Invalidation sous : 0.48 (-7.7%)

Cliquez ici pour accéder au turbo associé à cette recommandation.
Source : Chart's du 15/12/09 sur Boursorama
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 10:41

En rédigeant mon article hier matin, j'étais loin de me douter que de grands spécialistes (dit des "Experts") en feraient de même 24h00 plus tard. Cela est très troublant ...
Serai-je devenu un "Expert" moi-même, ou alors aurai-je le pouvoir de deviner dans les astres ce que les gourous des grandes banques payés des fortunes peuvent dire avec 24h00 d'avance ???

Rubrique à Zézette : Zézette court tout de suite me prendre un RDV chez Elisabeth Teissier pour finir mon parcours initiatique aux arts divinatoires de nos chers astres avant que le ciel me tombe sur la tête, et surtout n'oublie pas de lui demander combien elle facture ses prestations, car là je sens le filon d'Or sous mes pieds ...

Claude, il est maintenant temps que tu laisses à tes lecteurs le fait d'apprécier l'article ci-dessous fait par des professionnel dont c'est leur boulot, et pour lequel quelques billets de 10 000 $ ou € leurs sont réservés, alors place à la lecture :


Le pétrole pourrait remonter à 100 dollars le baril en 2010

 

LONDRES/NEW YORK (Reuters) - L'augmentation de la demande pourrait faire remonter le prix du pétrole à 100 dollars le baril l'année prochaine et les cours de l'or noir devraient être en moyenne supérieurs de 15 dollars en 2010 à leur niveau actuel, estiment deux grandes banques d'investissement.

Société générale et Bank of America-Merrill Lynch estiment que le rebond attendu de la croissance économique devrait soutenir la demande pétrolière, et donc les cours, qui bénéficieront sans doute aussi d'un regain d'intérêt de la part des investisseurs.

"Il y a un risque croissant de voir les prix du pétrole monter au-dessus de 100 dollars alors que nous nous rapprocherons de 2011, en raison de la combinaison de politiques monétaires assouplies et de la dépréciation du dollar en données pondérées des échanges", explique Francisco Blanch, responsable de la recherche matières premières de BofA-ML, dans les perspectives annuelles de la banque.

"Mais il est également important de souligner que le resserrement de l'offre pétrolière physique et les fondamentaux de la demande pourraient jouer un rôle important dans la hausse des cours l'an prochain."

La banque américaine prévoit pour le brut léger américain un cours moyen de 85 dollars en 2010; de son côté, Société générale anticipe un prix moyen de 88,80 dollars l'an prochain et de 101 dollars en 2011.

Le baril de brut US se traitait lundi juste en dessous de 70 dollars après avoir inscrit en octobre un plus haut de l'année à 82 dollars.

"Les fondamentaux du pétrole brut devraient s'améliorer progressivement au cours des trimestres à venir grâce à la stabilisation de la consommation américaine et à la forte croissance de la consommation chinoise, conjuguées à une offre Opep restreinte", explique Michael Wittner, directeur de la recherche Energie de la Société générale.

"Nous nous attendons aussi à une reprise des flux d'investissement vers le pétrole brut au début de l'an prochain, une fois que les craintes d'une hausse prochaine des taux de la Fed s'apaiseront. C'est pourquoi nous considérons la récente correction baissière des prix du brut US comme une opportunité d'achat", ajoute-t-il.

David Sheppard et Joshua Schneyer, version française Marc Angrand

Source : Reuters 15/12/09 à 8h49 sur le site Capital.fr

Alors Claude un peu de précision à tes visions :
- range 67 à 75 $ avec un BIG support à 65/67$
- range 75 à 83 $
- range 83 à 90 $ avec une Méga résistance à 90 $
Puis sur franchissement des 90$, les prochaines cibles sont : 100$, 110$ et 120$ CQFD.

Je sais, c'est bientôt Noël, alors je vais aller essayer de négocier un doublement voir triplement de mon salaire pour mes prestations dites "d'Expert". Ah là tu rêves tout debout claude, Noël étant le 25 décembre, je te rappelle que tu travailles dans le dur (l'Agriculture) et non dans le virtuel (la finance).
Au fait, c'est mieux ainsi, je peux continuer à vivre tout simplement au contact de la nature, que rêver de mieux.


Petrole-15-decembre-09.png 

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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 08:43
Anniversaire oblige, j'ai mis mes neurones au repos pendant ces 3 derniers jours (cela fait du bien). Et oui, je suis un foutu Sagitaire (et c'est pas toujours facile à dompter ce genre de bête ...).

Pour bien commencer la semaine, je vous mets en ligne les 2 petits articles sur le pétrole ci-dessous. Il y a une raison derrière cela, je pense qu'après avoir utiliser tout l'arsenal à disposition des grands de ce monde, il va bien falloir commencer à ralentir la rotative de la planche à billet des States à compter du mois d'Avril 2010, et là, attention les yeux, pourvu qu'un Dieu existe réellement au-dessus de nos têtes, si non cela va faire mal à la tête de nos chers dirigeants (mais enfin, ce n'est que mon avis ...). Qui vivra verra (là, c'est pas de moi).



Pétrole : l'Agence internationale de l'énergie relève ses prévisions de demande mondiale pour 2010

- L'Agence internationale de l'énergie a une nouvelle fois révisée à la hausse ses prévisions de demande mondiale de pétrole pour 2010. L'agence table désormais sur une consommation moyenne de 83,6 millions de barils par jour, soit 130.000 barils par jour de plus que lors de son estimation d'octobre. Pour l'année en cours, l'AIE a quasiment laissé inchangées ses prévisions, tablant sur une demande moyenne de 84,9 millions de barils par jour, soit une baisse de 1,6% en glissement annuel. "La croissance continue d'être alimentée par les pays non OCDE, notamment en Asie et au Moyen-Orient", indique l'AIE. "Néanmoins, les perspectives de l'OCDE se sont améliorées dans une certaine mesure, en particulier dans le Pacifique."

Source : Boursier.com 11/12/09


 

Pétrole : le baril débute la semaine sous les 70$

- Le baril de pétrole débute la semaine sous le seuil symbolique des 70$ ce lundi, à 69,55$ en Asie, au plus bas depuis le début du mois d'octobre. Le mouvement de baisse approche désormais les 15% depuis les sommets du mois de novembre atteints à plus de 80$.

La remontée du billet vert, sur fond de craintes croissantes concernant les dettes souveraines des Etats du Golfe, mais aussi des Etats Européens, a lourdement pesé sur les cours de l'or noir. Après la Grèce et l'Espagne, d'autres pays pourraient être pointés du doigt par les agences de notation à l'image du Portugal dans les prochains jours...

Source : Boursier.com du 14/12/09


Le 1er article me semble indiquer que nous allons vivre un 1er Semestre 2010 compliqué, car si je lis bien, en 2009 la Demande est de 84,9 Millions de Barils et en 2010, la Demande serait de 83,6 M. Là, je dits que nous allons avoir besoin des services du professeur Tournesol pour trouver une explication cohérente ... ou alors les mathématiques modernes ont fait des progrès fulgurant dont on aurait oublié de m'avertir !!!

La rubrique à Zézette : Zézette, ce n'est pas la peine de m'acheter un Smart phone à Noël, ce type d'appareil dit intelligent (véritable couteau Suisse des temps moderne) pour faire le calcul ci-dessus, un boulier Chinois suffira grandement.

Petrole-14-dec-09.png

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 22:41

Souvent décriée, la politique agricole commune (PAC) représente 42 % du budget de l'Union européenne (UE), soit 56 milliards d'euros. Alors que s'ouvrent les négociations sur le budget 2013-2020 de l'UE et que certains appellent à une forte réduction des dépenses liées à la PAC, la France réunit, jeudi 10 décembre à Paris, les ministres de l'agriculture des vingt-deux Etat membres appelant à une meilleure régulation des marchés agricoles. Manqueront le Royaume-Uni, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et Malte. Une réunion qui doit permettre, selon le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, de réaffirmer le caractère "stratégique" de la PAC.

Pourquoi une telle réunion ?

Il s'agit d'affirmer haut et fort que nous sommes favorables à une PAC forte. Le traité de Rome, en 1957, lui a fixé comme objectif d'assurer la sécurité alimentaire en Europe. Et ce but est encore plus stratégique aujourd'hui qu'hier. Avec 1 milliard de personnes souffrant de la faim dans le monde, ce n'est certainement pas le moment d'abandonner la sécurité alimentaire en Europe, un bien essentiel et fragile. Si jamais nous renoncions à la PAC, nous prendrions un risque majeur pour les Européens. Il faut donc reprendre le chemin de la réflexion pour redonner son sens à la PAC. Cela ne veut pas dire que la France refuse toute évolution. Nous sommes ouverts à toute proposition de refondation de la PAC, du moment qu'elle nous permette de répondre à des objectifs essentiels, notamment celui de nourrir 500 millions d'Européens.

Un document de travail de la Commission juge que la part du budget européen consacrée à la PAC, passée de 61 % en 1988 à 32 % en 2013, doit continuer à diminuer dans les mêmes proportions après cette date pour développer d'autres politiques.

La Commission elle-même a dit que ce document n'avait pas de caractère officiel. Il faut penser les choses dans le bon sens : se poser les questions politiques puis réfléchir aux instruments financiers nécessaires. Cette méthode a convaincu de plus en plus d'Etats : nous sommes partis à deux avec l'Allemagne en juillet et serons vingt-deux ce jeudi. C'est une très mauvaise méthode de se dire que pour faire d'autres politiques dont je reconnais le caractère stratégique - comme l'éducation ou la recherche... -, il suffit d'aller prendre de l'argent à la PAC.

Votre initiative signifie-t-elle que la PAC a pris de mauvaises orientations ?

Les défauts de la PAC, on les connaît. Ce sont d'abord des instruments de régulation trop faibles et trop peu réactifs face aux situations de crise de plus en plus fréquentes et à la volatilité extrême des prix. Autre problème : quelle légitimité y a-t-il à avoir les mêmes dotations par hectare en période de crise et en situation de prix élevés ? Enfin, le système de répartition des subventions, notamment entre nouveaux et anciens Etats membres, peut être amélioré pour aller vers davantage d'équité.

Quels instruments faut-il créer ou améliorer pour renforcer cette régulation ?

La question n'est pas qu'européenne. L'extrême volatilité des cours de certains biens agricoles, comme ceux des céréales, qui ont varié de 30 % à 50 % en douze mois, ou les achats de terres dans les pays en voie de développement par des investisseurs étrangers, montrent qu'il est indispensable de bâtir une régulation mondiale. C'est à l'Europe de montrer l'exemple. Cela passe par des contrats écrits producteurs-industriels pour que les agriculteurs aient une visibilité sur leurs revenus. Il faut ouvrir la réflexion sur la mise en place de marchés à terme : ce ne sont pas des instruments miracles mais ils permettent de lisser la spéculation. On ne doit pas s'interdire de réfléchir à la surveillance des volumes, même si on ne reviendra pas à des quotas administrés car ils figent les capacités de production des Etats.

La France a débloqué, fin octobre, 1,6 milliard d'euros d'aides à ses paysans. Est-ce que ces soutiens à répétition n'empêchent pas notre agriculture de devenir aussi compétitive que celle du Danemark ou des Pays-Bas ?

Ce n'est pas la France qui connaît des crises agricoles, mais toutes les agricultures d'Europe et du monde. Nous aurons des crises tant que nous ne serons pas capables de réguler à l'échelle européenne et mondiale.

Ce qui rend très difficile la définition de la PAC pour l'avenir, c'est que nous avons des agricultures très diverses d'un pays à l'autre. Ne cherchons pas à uniformiser artificiellement. Il n'y a pas d'agriculture plus légitime qu'une autre, je refuse un modèle unique européen.

Il y a en France un modèle différent en raison de la diversité géographique du pays : je pense en particulier aux zones de montagne qui doivent faire l'objet d'une attention particulière. Mais ce n'est pas parce qu'il y a une diversité de paysages que l'on ne peut pas essayer de gagner en efficacité. Et c'est parce que nous serons plus compétitifs que nous parviendrons à préserver la diversité agricole française.

La compétitivité passe notamment par une meilleure organisation des producteurs et un renforcement des filières. Dans la viticulture du Languedoc, il existe ainsi quatre interprofessions : est-ce qu'il ne serait pas raisonnable d'en avoir une seule, plus à même de conquérir des parts de marché à l'exportation ?

S'il aboutit, le cycle de Doha ouvert à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) amènera une nouvelle libéralisation. N'est-ce pas paradoxal alors que de plus en plus de voix réclament un renforcement des cultures vivrières plutôt que les cultures d'exportation afin de lutter contre la faim et le réchauffement climatique ?

Sur Doha, nous sommes allés au maximum de ce que nous pouvions faire en matière de concessions. Il faut faire attention à l'idée fausse selon laquelle la concurrence par les prix réglera tous les problèmes agricoles dans le monde. Un produit agricole n'est pas un produit comme les autres, il doit remplir des objectifs alimentaires, sanitaires, de développement durable et d'aménagement du territoire. Je ne crois pas à un modèle dans lequel le libre-échange de biens permettra de garantir la sécurité alimentaire dans le monde, mais à un système où ce sont les régions qui construisent, à partir d'une régulation collective, leur sécurité alimentaire. C'est aussi le moyen de mieux lutter contre l'impact sur le climat de la production agricole. Dans un modèle de libre-échange pur, si les pommes ou la poudre de lait que nous consommons en France ne viennent plus que du bout du monde, l'impact environnemental sera bien plus important que si nous les produisons en Europe. L'Europe a fixé les règles plus strictes en matière sanitaire et environnementale. Si nous renonçons à la PAC, nous renonçons aussi à cela.
Source : Le Monde.fr du 9/12/09

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 21:44
Je sais qu'à plusieurs reprises certains mon demandé mon avis sur l'évolution de l'économie pour l'année 2010. J'ai bien un scénario en tête, d'ailleurs j'ai entendu l'économiste Elie Cohen commencer à l'explicité sur le plateau de l'émission C' dans l'air il y a une semaine. Je ne vais pas vous faire part ce soir de mon point de vue, mais je trouve que dans la dépêche de l'AFP de ce soir, vous y trouverez quelques éléments qui peuvent vous laisser entrevoir le scénario qui pourrait bien se profiler sur le 1er semestre 2010 :

L'euro reste sous 1,47 dollar, l'Espagne inquiète après la Grèce

L'euro se maintenait sous 1,47 dollar mercredi, miné par les inquiétudes concernant l'endettement des pays européens, qui se concentraient toujours sur la Grèce, mais aussi désormais sur l'Espagne.

Vers 19H00 GMT (20H00 à Paris), la monnaie européenne s'échangeait à 1,4681 dollar contre 1,4703 dollar mardi soir.

L'euro baissait face au yen à 128,94 yens contre 129,95 yens la veille.

Face à la monnaie nippone, le dollar reculait également, à 87,82 yens contre 88,38 yens mardi.

"L'euro reste en retrait (...) avec la décision de Standard & Poor's de réviser à la baisse la perspective de la note de l'Espagne, désormais négative, et d'évoquer un possible abaissement de la note de sa dette dans deux ans", a expliqué Samarjit Shankar, de BNY Mellon.

S&P, qui avait déjà retiré l'Espagne de sa liste des pays les mieux notés en janvier dernier, a ramené à "négative", au lieu de "stable", la perspective de Madrid face l'envolée de ses déficits.

Cette annonce a renforcé les inquiétudes sur l'endettement des pays européens, au lendemain de l'abaissement par l'agence Fitch de la note de la Grèce.

Mercredi, le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou, a affirmé que le gouvernement ferait "tout ce qu'il faudra pour retrouver la crédibilité qu'il a perdue, avec des mesures précises selon un plan à moyen terme: la baisse du déficit et le contrôle de la dette publique".

"Il est nécessaire que le gouvernement fasse des ajustements budgétaires, mais ceux-ci restent encore flous", a cependant jugé Jane Foley, analyste du cabinet Forex.com.

Pour Michael Hewson, de CMC Markets, "la question clé est de savoir si le reste de l'Europe va devoir venir en aide à la Grèce, et si la Grèce marquera le début d'une série de dégradation des notes d'endettement à travers l'Europe".

Plus généralement, après le net affaiblissement du dollar de ces derniers mois, les opérateurs du marché des changes "cherchent des excuses pour en acheter: cette semaine, c'est la baisse de la note de la Grèce et les inquiétudes concernant Dubaï", a relevé David Gilmore, de Foreign Exchange Analytics.

Les cambistes guetteront jeudi la décision de politique monétaire de la Banque d'Angleterre, qui devrait laisser ses taux et son programme de rachats d'actifs inchangés.

Source : AFP 9/12/09 à 20h00

Un coup d'oeil sur le pétrole agrémentara votre réflexion avec la cassure nette des 75 $ le baril (la reprise s'évaporerait-elle déjà dans l'air 2010 ?) :
Overblog ayant changé son module image, les réglages sont un peu difficile à trouver (veuillez m'en excuser pour cette différence)
 Pétrole 9 décembre 09






















Les cour du brut sur le Nymex clôture à 70,85 $, ayant largement cassé le seuil des 75 $.
Le pétrole semble toutefois trouver un appui solide sur les 70 $ puis les 67. Il faut donc attendre la réaction des Bulls pour voir ce qui va se passer par la suite.

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