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25 février 2009 3 25 /02 /février /2009 10:10
Suite à mon article " Blé : une proposition de scénario " de mercredi dernier, c'est volontairement que j'ai décidé de prendre un peu de recul sur mes analyses concernant les marchés des commodities. Car comme déjà indiqué à maintes reprises, plus aucuns analystes financiers n'est capable de prévoir le déroulement du film de la crise économique mondiale que nous sommes tous en train de vivre.
Nous concernant, les données sont maintenant bien établies avec pour la campagne 2008/2009 une production record, des cours en chute libre, des prix des intrants en hausse et une demande importante.
Pour la campagne 2009/2010 une production qui sera inférieur à celle de l'année précédente (de quel ampleur ?), des incidents climatiques qui se font jour, une demande toujours présente (mais quelle incidence de la crise ?), des stocks mondiaux n'ont reconstitué comme dans les années 1990.
Donc en clair, encore quelques semaines à quelques mois d'indécision sur les cours des commodities agricoles avant un retour des éclaircies pour la future campagne.

Vous trouverez ci-dessous une analyse sur l'avenir des sociétés de gestion ainsi que les données concernant un fond d'investissement sur les produits agricoles (engrais, phyto, semences ...) :

http://www.sicavonline.fr/popup/fiche/index.cfm?code=00000X25054&onglet=3

Les sociétés de gestion préparent le rebond


Fragilisées par leurs mauvais résultats en 2008, les sociétés de gestion commencent à adapter leur stratégie à un environnement de crise. Les pistes de réflexion diffèrent selon les institutions, mais toutes nécessitent préalablement une remise à plat des modes de fonctionnement.



Le début de l'année 2009 est marqué par une accélération de plans sociaux à la fois dans l'industrie et la banque. De grands noms de la finance en Europe continentale, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis ont annoncé des plans de licenciements ou sont en train d'examiner leur faisabilité. KBC a annoncé 500 licenciements en Pologne, le franco-belge Dexia 900, Royal Bank of Scotland, Morgan Stanley et Goldman Sachs étudieraient des réductions d'effectifs. Le Royaume-Uni, fortement spécialisé dans la finance, craint une explosion du chômage. En France, le secteur bancaire constitue l'un des plus gros employeurs. Toutefois, dans la mesure où il a été soutenu par les pouvoirs publics, les directions hésitent à annoncer des vagues de licenciements. Malgré tout, le contexte de crise est tel que tous les métiers de la finance devraient être impactés. Si la gestion d'actifs l'est moins que la banque d'investissement, elle doit tout de même entamer une restructuration pour faire face à la dégradation de son environnement. Le chiffre d'affaires des sociétés de gestion est en effet directement lié à la collecte. La baisse des encours en 2008, toutes classes d'actifs confondues, a entraîné mécaniquement une réduction de leur rentabilité. On estime ainsi que les résultats des sociétés de gestion ont diminué de 30 % à 40 % en 2008. Par ailleurs, il existe un décalage entre la baisse des encours et le calcul des commissions. Par conséquent, même si les marchés rebondissent en milieu d'année, les résultats 2009 devraient encore être largement impactés par la crise. Plus grave, cette baisse semble durable pour les actifs les plus risqués comme les actions ou la gestion alternative, c'est-à-dire sur les produits où les marges prélevées sont les plus élevées. Les demandes des clients face à la baisse des marchés sont actuellement à l'opposé de celles exprimées avant la crise, les produits sophistiqués n'ont plus aucun succès, les investisseurs préfèrent les produits simples et à faible risque.

Des réactions différentes


Les projets de restructuration sur lesquels travaillent actuellement des spécialistes de la gestion d'actifs doivent donc tenir compte impérativement de ces changements de comportement. Il y a deux façons de sortir de la crise, soit par le haut, soit par le bas, indique Pierre Baillavoine, associé chez Périclès Consulting. Les sociétés de gestion peuvent considérer que la reprise va bientôt revenir. Il s'agit juste alors d'attendre le retournement de cycle. Elles peuvent aussi considérer que la crise aura des effets durables et donc mettre en place des procédures pour y faire face et se restructurer afin de se tenir prêtes pour la reprise. Même constat chez Deloitte Consulting. On peut noter trois types de réaction face à la crise, détaille Pascal Koenig, associé chez Deloitte. Certaines sociétés de gestion n'attendent que la reprise, d'autres cherchent à réduire au maximum les coûts afin d'augmenter leur rentabilité. Enfin, une troisième catégorie se positionne dès à présent sur le prochain cycle de marché : ces sociétés veulent profiter de la crise pour faire un bilan de leur force et de leur faiblesse et elles engagent des actions afin d'être prêtes pour la reprise. L'exemple le plus emblématique de la deuxième catégorie étant le rapprochement inédit entre le Crédit Agricole Asset Management et la Société Générale Asset Management. Ce dernier initié essentiellement pour des raisons de coûts et de recherche de taille critique devrait conduire, malgré les dénégations actuelles des deux groupes, à une réduction des effectifs. Les métiers de l'asset management sont très industriels. Ils reposent sur des systèmes d'information qui font du volume, avance Philippe Perriot, responsable du secteur Banque chez Towers Perrin. Le premier impact de la crise sera un mouvement de concentration.
Le rapprochement entre CAAM-SGAM permettra au nouvel ensemble d'être présent sur toutes les classes d'actifs en utilisant différentes compétences locales du groupe.

Concentration ou spécialisation


Si CAAM et SGAM ambitionnent de devenir un gérant global, beaucoup font dans le contexte actuel le pari inverse et préfèrent se spécialiser. Les sociétés de gestion ne vont plus proposer des produits sur lesquels elles ne sont pas performantes et vont au contraire se concentrer sur quelques spécialités où elles peuvent apporter de la valeur ajoutée, explique Diane Segalen, associée au cabinet CT Partners. A titre d'exemple, Natixis Asset Management envisagerait dans ce cadre de se concentrer sur la gestion des produits de taux et d'abandonner la gestion actions. OFI Asset Management a intégré ses gérants actions dans l'équipe de gestion diversifiée. Cette focalisation sur les gestions cœurs de métier s'accompagne de la mise en place d'un nouveau modèle d'organisation. Les sociétés de gestion vont devoir combiner innovation et flexibilité, prévoit Pascal Koenig. Elles devront être très réactives en matière de création de produits, tout en ayant une organisation flexible reposant sur un grand nombre de partenariats. La crise financière et les réorganisations liées à la mise en place de nouveaux modèles n'induiront pas uniquement des transferts de poste, certains devront être supprimés.

Source : 23/02/2009 - 09:52:00 - Option Finance (AOF / Funds) - http://www.sicavonline.fr/index.cfm?action=m_actu&ida=356560

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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 23:18

La production nationale est estimée à 15,7 millions de tonnes*, soit une hausse de 9 % par rapport à 2007. Celle-ci s’explique par une augmentation des surfaces (1 701000 ha) et un rendement moyen national estimé à 92,5 q/ha. Menée par ARVALIS – Institut du végétal et l’ONIGC avec le soutien d’Intercéréales, une enquête  montre que la qualité de la récolte 2008 est satisfaisante dans les principaux bassins de production.

 

La teneur moyenne en protéines de la récolte 2008 est stable par rapport à 2007 (respectivement 8,9 vs. 8,8 % MS). Comme en 2007, un tiers des échantillons affiche un taux de protéines supérieur à 9 % MS. Concernant la teneur moyenne en amidon, elle est supérieure de 0,7 point en moyenne à celle de 2007 (75,0 vs. 74,3 % MS). On observe un écart moyen de 1 point en faveur des maïs des régions Sud Loire par rapport aux régions Nord Loire (75,5 vs. 74,4 % MS). Quant à la teneur en matières grasses, elle est inférieure de 0,5 point en moyenne à celle de 2007 (4,0 vs. 4,5 % MS). On observe des teneurs un peu plus élevées sur les maïs récoltés dans les régions Nord Loire par rapport aux régions Sud Loire (respectivement 4,1 vs. 3,9 % MS). Ces écarts de composition s’expliquent principalement par le type de maïs cultivé dans ces régions (corné denté et denté respectivement pour les régions Nord Loire et Sud Loire).

Une bonne digestibilité
Cette année, la valeur énergétique (EMAn) du maïs est en moyenne de 3720 kcal/kg MS. Les valeurs sont très homogènes entre les régions enquêtées puisque l’écart maximum représente moins de 1 %. La valeur énergétique (EMAn coq) du maïs de la récolte 2008 (3719 kcal/kg MS) est en légère hausse par rapport à 2007 (+ 20 kcal/kg MS). Les effets cumulés de la hausse de la teneur en amidon et d’une baisse (-0,3 point) de la teneur en fibres (parois insolubles dans l’eau) ont compensé la baisse de la teneur en matières grasses. Ainsi, le maïs de la récolte 2008 confirme sa digestibilité élevée de l’énergie chez les volailles.

Pour plus de précisions sur les résultats vous pouvez vous référer à la plaquette « Qualit@lim – Maïs grain 2008 »,
disponible en cliquant ICI ou sur www.arvalisinstitutduvegetal.fr et sur www.onigc.fr

* Source ONIGC, janvier 2009

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 22:55

Chrystel L’Herbier (Arvalis) a détaillé à l’occasion de la 11e journée nationale filière blé dur les estimations de la campagne 2008/2009.

D’après la spécialiste d’Arvalis, il faut prendre avec beaucoup de précautions les estimations fournies lors de la 11e journée nationale de la filière blé dur à Aix-en-Provence, car de nombreuses incertitudes subsistent encore, en particulier sur le bilan sortie hiver des semis 2008 en Europe et notamment en France, et sur les semis réalisés au Canada.

La France compte environ 430.000 ha de blé dur pour la campagne 2008/2009, soit environ un potentiel de production de 2 millions de tonnes (Mt) sur la base d’un rendement moyen de 4,7 t/ha. L’effet climat est évalué autour de 100 à 150. 000 t.

En Italie, les surfaces et les rendements sont très variables. La production à venir devrait se situer aux alentours de 4 Mt, dans la fourchette basse des 3 dernières années.

8,7 millions de tonnes en Europe

La production européenne est pour l’instant estimée aux alentours de 8,7 Mt avec de fortes incertitudes sur l’effet climat qui pourrait moduler à la hausse ou à la baisse cette récolte pour environ 700.000 t.

Pour les pays du Maghreb, les conditions de semis ont été très favorables ; les surfaces semées atteignent 3,2 millions d’hectares. « Il est encore trop tôt pour estimer précisément le rendement moyen. Mais la production devrait se situer approximativement autour de 4,3 millions de tonnes, avec un effet climat tournant à 700.000 t. », détaille Chrystel L'Herbier.

Au Canada, les décisions de semis devraient commencer dans les prochains jours et tiendront compte du marché, des stocks existants, des différences économiques avec les autres cultures et de l’humidité des sols. « Nous estimons toutefois que le potentiel devrait tourner autour de 4,6 millions de tonnes, auxquelles s’ajoutent 2,3 millions de tonnes des USA et 1,6 millions de tonnes du Mexique. »

Stocks reconstitués

Ainsi, bien que la production mondiale soit estimée à 37 millions de tonnes avec un effet climat important (ndlr : 2,2 Mt), la récolte 2009 devrait être inférieure de 2 Mt à la récolte 2008. L’offre serait donc en baisse, mais globalement les disponibilités restent bonnes car une partie des stocks a été reconstituée. Cette augmentation compense donc les conditions d’implantation difficiles, en particulier en France, dans le sud-est et le sud-ouest  et très variables. « Le disponible blé dur restera donc important et l’on ne connaît pas encore l’incidence sur la consommation de la crise économique, avec d’éventuels phénomènes de substitution avec d’autres céréales. Dans ces conditions, la qualité restera une des clés d’accès au marché », conclut Chrystel L’Herbier.

Source : Terre-net média du 19/02/09

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 22:45

Petit détour par les matières premières cette semaine. Je vous propose une analyse des cours des bovins (Live Cattle).

Le secteur de la viande bovine n'échappe pas à la crise
A l'image de l'ensemble des matières premières agricoles, les prix connaissent une longue descente aux enfers depuis l'éclatement de la crise financière mondiale.

D'autant que c'est un produit cher, donc particulièrement touché par le ralentissement économique. Bien davantage, par exemple, que les cours du porc, qui devient en temps de crise l'aliment "refuge" du fait de son prix plus accessible et qui résiste donc mieux.

Tendance franchement baissière
Sur un plan graphique, les cours évoluent au sein d'une tendance baissière depuis un an, le mouvement n'ayant été interrompu que brièvement au printemps 2008.

Depuis le début de la crise, trois vagues successives de repli ont, tour à tour, dynamisé la tendance baissière.

A plus court terme, les cours se sont retournés à la baisse de leur zone d'overlap -- ancien support franchi qui est devenu résistance -- autour du niveau des 88,9 US cents la livre et testent désormais une oblique baissière en place depuis novembre 2008.

Prix de la viande de bovin en US cents par livre

Les indicateurs techniques confirment
La moyenne mobile à 50 jours (actuellement à 88) continue de servir de bon niveau de résistance.

Le MACD, indicateur révélateur de la tendance en place, reste, quant à lui, baissier et vient de buter sur une ligne descendante.

Le RSI se retourne également à la baisse et possède un fort potentiel de dépréciation.

Nouvelle jambe de baisse en vue
Ainsi, la parité n'a validé aucune figure chartiste de retournement tant sur un horizon journalier que sur une base hebdomadaire, et aucun signal technique ne vient, en l'état actuel, remettre en cause l'imposante dynamique baissière en place depuis de nombreuses semaines. Dans ces conditions, je privilégie la mise en place d'une nouvelle jambe de repli.

La cible se situe à 77,5
Tant que le niveau des 88,9 n'est pas franchi, je privilégie la mise en place d'une correction technique vers les cibles à 82,9 (zone de projection et support horizontal) avec 76,7 et 70,5 en extension (projection de Fibonacci).

Alternativement, au-dessus de 88,9, viser 93,3 comme première cible avec les 100 en ligne de mire.

Source : l’Edito des matières premières du 20/02/09

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 22:44

Si d'une semaine à l'autre les cours n'ont que peu varié, la semaine a pourtant été très agitée pour les grains, victimes d'une très forte volatilité.

La météo sud-américaine continue de soutenir les cours du soja. Je vous rappelle que la sécheresse frappe, notamment en Argentine -- l'un des plus gros producteurs de soja au monde --, menaçant ainsi la récolte et les rendements. Selon un représentant le l'USDA présent en Argentine, la production de maïs du pays pourrait reculer de 40% par rapport à l'année dernière, et celle de soja de 25% !

Au Brésil, le gouvernement revoit une nouvelle fois les prévisions de production de soja à la baisse, à 57,2 millions de tonnes cette saison, contre 60 millions l'an passé.

Cette semaine, les yeux seront tournés vers l'USDA qui doit, à son tour, faire état de ses prévisions. Les intervenants anticipent une confirmation de leurs craintes par l'USDA.

Vendredi, livraison mars, le soja cotait 9,99 $ le boisseau sur le CBOT.

Contrairement au soja, le maïs s'est légèrement replié sur la semaine, avant d'entamer un léger rebond en fin de semaine.

Le ministre de l'Agriculture brésilien a, ici encore, revu à la baisse ses anticipations de production de maïs pour la saison en cours. Mais les intervenants estiment que l'USDA devrait annoncer une hausse des stocks de maïs en fin de saison, la demande de maïs pour le secteur de l'éthanol étant attendue en fort repli.

Vendredi, livraison mars, le maïs cotait 3,79 $ le boisseau sur le CBOT.

Le blé a été soutenu par la sécheresse qui sévit actuellement en Chine. Plus de 10 millions d'hectares ont été touchés.

Vendredi, livraison mars, le blé cotait 5,61 $ le boisseau sur le CBOT.

5. Soft commodities : sucre et cacao font la course en tête
Les cours du cacao, après leur incroyable échappée, ont marqué une pause cette semaine à Londres. Je vous rappelle que les cours du sucre ont atteint 2 045 livres sterling la tonne sur le LIFFE. Soit un pic historique, du jamais vu depuis un quart de siècle. C'est donc une pause bien méritée à laquelle nous assistons.

La production ivoirienne -- soit 40% de la production mondiale -- est attendue en net repli, ce qui pousse les cours à la hausse.

La temporisation ponctuelle est surtout le fait de la baisse des taux de la Banque centrale d'Angleterre la semaine dernière, qui renforce la livre sterling contre les autres monnaies et renchérit le coût du cacao libellé en livres, ce qui par ricochet atténue la demande.

A noter que les arrivages de cacao dans le port d'Abidjan reprennent, ce qui peut-être détendra légèrement le marché.

Le café est en léger repli sur la semaine. L'arabica cote 118 cents la livre sur le NYBOT.

Terminons par le sucre qui poursuit son ascension, touchant un plus haut de quatre mois. On s'attend toujours à un marché déficitaire pour la saison 2008/2009.

La production est attendue en repli alors que la demande risque de croître. Le cas de l'Inde, l'un des plus gros producteurs mondiaux de sucre, habituellement autosuffisant et exportateur, devrait cette année devenir importateur net de sucre.

Le Brésil peut compenser ce "manque" car il accroît sa production régulièrement ; le souci, c'est que l'essentiel de sa production (60%) va à l'éthanol et non à la consommation.

Vendredi 6 février, la livre de sucre cotait 13,17 US cents livraison mars, sur le NYBOT.

Source : L'Edito Matières Premières & Devises

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 22:53

« Aucune logique de manque en perspectives », selon l’Onigc. La campagne de céréales à paille 2009/20010 sera très vraisemblablement une campagne neutre.

 

Le niveau des stocks de céréales à la fin d’une campagne donne une idée de celui des prix au cours de la suivante. Or, l’Onigc prévoit justement que 2008/2009 va s’achever avec des niveaux de stocks de blé en France (3,5 millions de tonnes) et en Europe (22 millions de tonnes) en nette hausse. En début de campagne, ils s’établissaient respectivement à 2,5Mt et à 13Mt. Pour l’orge, les stocks annoncés sont de 2,5Mt pour la France contre 700 mille tonnes un an auparavant.

Par ailleurs, la consommation mondiale de céréales, et de blé en particulier, est en berne, que ce soit pour l’alimentation animale ou humaine. « Aussi une récolte moyenne de blé laisse augurer aucune perspective de réduction des stocks et par conséquent de tension sur les prix, assure Christian Vanier, directeur adjoint  Animation des filières.  Nous ne sommes pas dans une logique de manque de céréales dans les 18 prochaines mois. » Autrement dit, « la campagne 2009/20010 sera très vraisemblablement une campagne neutre ».

Opportunités réduites

La crise et les dévaluations monétaires en Russie et en Ukraine réduiront davantage, dans les prochains mois, les opportunités pour l’Europe, et la France en particulier, d’exporter massivement dans le bassin méditerranéen. Une concurrence accrue s'annonce. La tonne de blé en provenance de la mer Noire est d’ores et déjà inférieure de dix dollars au blé européen. Et du côté chinois, il faut s’attendre à ce que l’Empire du milieu ne fasse pas appel, comme par le passé, à des importations massives de blé pour satisfaire une demande intérieure.

 

La production chinoise pourrait être suffisante pour satisfaire la demande intérieure.

De plus, l’Europe et le marché mondial sont à la merci de toute hausse de production de céréales en Russie et en Ukraine. La Fédération de Russie ne s’étant pas reconstituée des troupeaux bovin et porcin équivalents à ceux qu’ils étaient avant la chute du mur de Berlin, inondent les marchés portuaires de leurs excédents de céréales.

La campagne 2008/2009 s’annonce déjà avec 11 millions de tonnes écoulées très bonne. Ceci dit, les importations de porcelets par la Russie laissent augurer une hausse prochaine de la production de porcs charcutiers dans des bâtiments nouvellement construits. La Russie et l’Ukraine ont des potentiels de développement en production animale qui leur permettent largement de figurer un jour en tête des plus grands producteurs et exportateurs mondiaux de viande.

Bilan de santé de la Pac : 
propos de Rémi Haquin, président du Conseil de direction plénier de l’Onigc

« Une répartition sèche des soutiens publics en grandes cultures, qui ne tiendrait pas compte des prix des intrants et des prix des marchés de céréales, serait fortement dommageable pour la filière. En 2005, 2006 et 2008, ce sont essentiellement les aides qui ont fait le revenu des céréaliers. Onigc ne s’associe pas aux revendications syndicales, quelles qu’elles soient, des syndicats. Nous observerons et nous analyserons les décisions qui seront annoncées la semaine prochaine. »

Source : Terre-net du 18/02/09

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 15:14


Cours du blé échéance mars 2009 = 141,5€ à 15 h 00 ce mercredi.

Je ferais un point ce soir avec les indicateurs techniques. En attendant j'attends vos remarques sur mon tracé que j'ai modifié pour essayer de coller au plus près aux évènements actuels. Pour vous aider, observer  l'indicateur du Stochastique.

22 h 30 : cours de clôture du Wheat sur le Cbot ce mercredi à 5,10 $ échéance mars 2009



Comme pour notre blé sur le marché à terme, le Stochastique lent pour le blé sur le Cbot est au plus bas et sur le point de se retourner à la hausse en croisant sa ligne de signal.
Le point serait à 5 $ le boisseau mais la bougie de ce soir, un doji inversé pourrait nous indiquer la fin de baisse à TCT, mais pour repasser haussier les cours devront franchir le haut du canal baissier à 5,65 $ soit une reprise de près de 10 %.

Concernant les cours du blé sur le MAT, la clôture s'est faite à 241,75 € juste sur la MM50 jours (dernier rempart pour stopper la baisse). Le Stochastique a quant à lui atteint son point bas. Et le MACD préserve de justesse sa zone positive. La finance (conjoncture économique boursière) a donc repris le dessus par rapport aux fondamentaux.
RDV donc demain et vendredi pour valider ces derniers supports avant une chute qui raurait pour objectif les points bas de début décembre.
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 11:02

La FAO confirme une baisse de la production mondiale en 2009 par rapport à 2008

« Selon les premières indications, la production céréalière mondiale en 2009 serait inférieure au niveau record atteint en 2008 du fait à la fois de la diminution des superficies ensemencées et de conditions climatiques », signale la FAO dans un rapport sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire mondiale publié le 12 février.

Sans donner de chiffres, l’organisation confirme les prévisions du CIC (Conseil international des céréales). « En Europe et aux Etats-Unis, les conditions sont en général propices pour le blé d’hiver mais les superficies ensemencées diminuent dans plusieurs grands pays producteurs en raison des moindres attentes concernant les prix et de la cherté persistante des intrants », explique-t-elle.

Dans les pays pauvres, « les indicateurs de récolte céréalière début 2009 sont à la baisse ». Les plantations de riz en Asie peuvent toutefois changer la donne et dans tous les cas, la hausse des stocks pourrait atténuer les effets d’une moindre production. Ils monteraient selon l’organisation 496 millions de tonnes en céréales, un niveau pas atteint depuis 2002.

32 pays restent en tout cas pour l'instant en situation de pénurie alimentaire.

Source : AGRA Presse du 15/02/09

En perspectives, regardant maintenant le graphe du blé sur le matif échéance mars 2009 :



Attention ! Les cours ne doivent pas franchir à la baisse le support du canal haussier ascendant à 46 €.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 11:33


Faisons un point sur les perspectives d'évolution du cours du pétrole
Actuellement, le prix du pétrole est dans un canal horizontal à court terme entre 35 et 50 $.

A court terme (un à trois mois), deux possibilités :
- rupture résistance 50 $ : signal haussier, objectif minimum 65 $ ;
- rupture support 35 $ : signal baissier, objectif 20 $.

 

A moyen terme (deux ans) :
Le prix du baril de pétrole construit un fond sur les 35 $, la solidité de ce support est donc à surveiller.

La rupture des 35 $ est "possible" et non pas "probable". La rupture des 35 $ entraînerait une baisse dans la zone des 20 $ le baril et aurait un effet dévastateur sur la production à long terme.

A long terme (cinq ans) :
La consolidation violente, que nous avons eu ces derniers mois, ne remet pas en cause la tendance haussière à long terme.

Nous avons vécu une petite baisse de la demande mondiale et un effondrement violent des prix du baril, qui détruit actuellement la création de nouveaux projets.

Ensuite, nous allons avoir le scénario inverse, une petite baisse de l'offre et la satellisation des prix du baril.

Source : L'Edito Matières Premières & Devises du 14/02/09

Maintenant regardant les cours du WTI échéance avril 2009 :


Il côte 42,5 $ à 11h30 ce matin.
On constate qu'il est venu prendre appui sur la boll inférieure mais que cette dernière s'oriente vers le bas.
Il est inférieur à ses MM7 (43,5 $), MM20 (45 $) et MM50 (47 $).
Le MACD est légèrement négatif et légèrement inférieur à sa ligne de signal.
Le RSI est dans la zone de vente à 38.
Les cours du brut évoluent donc depuis plusieurs mois sur l'échéance d'avril 2009 dans un trading range compris entre 40 et 57 $ le baril WTI côté sur le Nymex.
Tant que les nouvelles macro-économiques ne seront pas en améliorations, il n'y a rien à attendre concernant une évolution positive des cours du brut à M.T.
Mais attention ...
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 12:10
Tout d'abord, un grand merci à Laduge pour cette veille sur les articles issus de la presse économique nationale concernant les matières premières et notamment les "céréales".

INTERVIEW - Michel Portier est le directeur d'Agritel, un cabinet de conseil en gestion du risque de prix   sur les matières premières agricoles.

Lefigaro.fr/ jdf.com Quels facteurs jouent sur les cours des céréales ?
Michel Portier Le rythme de croissance de la population mondiale, qui devrait compter 9 milliards de personnes en 2050, combiné à la baisse continue du rendement des terres agricoles, constitue un facteur de hausse durable des cours des céréales. L'incertitude plane sur l'ampleur de la baisse des stocks mondiaux. Les Indiens et des Chinois diversifient leur alimentation, avec davantage de viande dans leur menu. Il faut 2,5 kg de blé pour produire 1 kg de poulet. Malgré la crise économique, chacun doit continuer à se nourrir, même si le consommateur peut se tourner vers des aliments moins chers. Les aléas climatiques, qui par définition ne peuvent pas être anticipés, impactent également les cours. Mais ces éléments fondamentaux ne suffisent plus aujourd'hui à analyser les mouvements de prix. L'intervention des fonds d'investissement influence également les cours.

Comment vont évoluer les prix par rapport à l'an dernier ?
La volatilité restera très forte sur le marché des céréales cette année. Les matières premières agricoles apparaissent comme un bon thème d'investissement. Le climat favorable en 2008 a permis une récolte exceptionnelle, de 682 millions de tonnes de blé. Avec cette production record, les stocks de blé dans le monde ont commencé à être reconstitués, mais ils restent très bas. En 2007-2008, ils n'avaient pas été aussi réduits depuis 15 ans, ce qui explique en partie l'envolée des cours. La hausse des prix en 2007 était incontestablement excessive, tout comme l'a été le repli en 2008, avec un plus bas atteint le 5 décembre. Le marché stagne depuis trois semaines, car on estime que la baisse des récoltes de blé attendues à 640 millions de tonnes va combler le repli de la demande mondiale.

Quel est le juste prix du blé ?
Le prix d'équilibre du blé se fixe aujourd'hui à 140 euros la tonne. Il correspond au coût de revient, qui a flambé de 40% en trois ans, du fait de la forte hausse du prix des engrais. Autrement dit, les producteurs ne peuvent pas dégager de marge avec un prix inférieur à 140 euros la tonne.

Quel est l'impact de la baisse des cours sur les commandes de semences ?
Malgré la chute des cours, les agriculteurs des pays matures continuent de semer. En revanche, les pays émergents ne disposeront peut-être pas suffisamment de moyens pour investir dans les semences pour la prochaine récolte. La Russie va maintenir son emblavement, mais elle utilisera des semences OGM de Moldavie. Certains pays replanteront des grains de ferme récoltés l'année précédente, qui donneront un rendement plus faible. En Ukraine, plus aucune semence de maïs ni d'orge ne se vend. Une tonne de maïs ukrainien au départ du champ rapporte 30 euros, or ce prix correspond au seul coût de séchage des grains. La production pour ce niveau de prix s'avère donc impossible. A Chicago, premier marché mondial de céréales, le boisseau de maïs se vend 3 dollars. A ce prix, les producteurs américains risquent de semer moins de cette céréale, dont ils restent les premiers producteurs au monde. Cette probable diminution devrait entraîner une hausse des cours, d'autant que la demande de maïs destiné à la fabrication d'éthanol ne fléchira pas. Le président américain Barack Obama a en effet décidé de maintenir le développement de cette filière, bien que la quasi-totalité des usines productrices de ce biocarburant soient en dépôt de bilan.

Source : Le Figaro.fr du 13/02/09


Alimentation : la production céréalière s'oriente à la baisse en 2009

Ce que l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) n'avait cessé de redouter ces derniers mois semble se réaliser. Selon les premières indications pour 2009 de la FAO, publiées jeudi 12 février, la production céréalière est orientée à la baisse. Le record enregistré en 2008, qui avait permis d'éloigner les risques de poursuite de l'envolée des prix alimentaires, ne serait donc qu'un bref répit. Selon la FAO, les surfaces ensemencées ont été réduites dans plusieurs grands pays producteurs de l'hémisphère Nord, en raison des moindres attentes concernant les prix et de la cherté des intrants. Aussi, les sécheresses en Argentine ou en Chine, et les pluies en Inde vont avoir un impact à la baisse sur les récoltes. En Argentine, la récolte de maïs va être réduite de 26 % à cause de la sécheresse qui sévit dans le centre-ouest du pays, malgré les pluies tombées ces derniers jours. La FAO pointe un danger supplémentaire : la poursuite de l'essor des agrocarburants. Durant la campagne commerciale allant de juillet 2008 à juin 2009, le volume de céréales consacrées à cet usage serait de 104 millions de tonnes, 22 % de plus que l'année précédente. "Soit encore 4,6 % de la production céréalière mondiale", commente l'organisation, qui, à l'automne 2008, avait appelé à réduire les risques en matière de sécurité alimentaire provoqués par l'essor des agrocarburants.

 

Source : Le Monde du 14/02/09

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