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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 23:24

Mauvais rendements, baisse des surfaces, liquidation du stock canadien : l'addition de ces facteurs a participé à la chute des stocks mondiaux de blé dur qui sont aujourd'hui au plus bas.

« Il y a une chute dramatique des stocks qui intervient suite à la baisse de la production » s’alarme Xavier Rousselin de l’Onigc. En 2007, les cours du blé dur ont connu une explosion marquée, liée à des facteurs  conjoncturels et structurels.  Pour la quatrième année consécutive, la production mondiale est en diminution avec 33,1 millions de tonnes récoltées en 2007. C’est la conséquence de mauvais rendements dans des pays comme le Maroc qui a connu une année très difficile à cause de la sécheresse et de la baisse des surfaces rencontrée notamment en Europe. La faible hausse de la production américaine et canadienne n’a pas permis d’inverser la tendance. Le déstockage important réalisé par le Canada qui représente plus de la moitié des parts du marché mondial a également sa part de responsabilité. Les stocks des principaux exportateurs (Canada, Etats-Unis et Union européenne) tombent ainsi à 1,7 millions de tonnes. Dans l'Union européenne, le déficit entre production et utilisations avoisine les 2 millions de tonnes. Il a quasiment doublé au Maghreb où il atteint, tout type de blé confondu (tendre et dur), 11 millions de tonne en 2007 contre 6 millions de tonnes en 2006.

 

Où produit-on du blé dur dans le monde ?
(Chiffres 2007)

Union européenne : 7,1 millions de tonnes

Amérique du Nord et centrale : 6,8 millions de tonnes

Moyen Orient : 4,5 millions de tonnes

Maghreb : 4,3 millions de tonnes

Kazakhstan : 3 millions de tonnes

Inde : 1,1 millions de tonnes

 

Source : Terre-net

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 19:31

Le gouvernement argentin a annoncé hier la reprise partielle de ses exportations de maïs et de blé qu'elle avait interrompues depuis novembre pour enrayer une hausse des prix et assurer l'approvisionnement du marché intérieur.

 

Les quantités maximum de blé exportable ont été fixées à 400.000 tonnes par mois afin de garantir l'approvisionnement du marché intérieur. En ce qui concerne le maïs, aucune limite n'a été fixée à la reprise des exportations mais celles-ci seront étroitement contrôlées pour éviter tout dérapage, précise le ministère de l'Agriculture argentin.

L'Argentine est l'un des principaux producteurs de blé dans le monde avec
15,4 millions de tonnes attendues pour la récolte 2007/08. Elle est le sixième exportateur avec plus de six millions de tonnes vendues. La récolte de maïs avait dépassé en 2006/07 les 15 millions de tonnes dont quelque 14 millions de tonnes commercialisées à l'extérieur.

Source : AFP - 31/01/08

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28 janvier 2008 1 28 /01 /janvier /2008 17:00

En blé, du côté des fondamentaux, la demande à l'international demeure soutenue avec des besoins à couvrir notamment en Asie de la part de la Corée du sud et de Taiwan. Les chiffres hebdomadaires à l'export aux Etats Unis avec 669 500 T étaient au delà des attentes des opérateurs qui estimaient ces derniers à entre 300 et 500 000 T. A ce stade de l'année 95 % du potentiel export américain est réalisé. Les besoins du Maroc seraient selon l'ONICL de 1.4 millions de tonnes d'ici à fin mai et les opérateurs anticipent toujours des origines européennes pour alimenter ce marché, ce qui soutient les cours sur Euronext. Il faudra cependant surveiller de près les possibles exportations du Kazahkstan ou bien la réouverture du marché export de l'Argentine. 

En terme de fondamentaux, le bilan du CIC a confirmé les conclusions du rapport de l'USDA de janvier avec un stock mondial de blé à 110 MT, en révisant à la baisse les stocks mondiaux de maïs 101 MT et au global un recul des stocks mondiaux toutes céréales confondues atteignant 244 MT. Cette situation conforte ainsi toujours un contexte de fermeté avec une demande internationale toujours forte. D'ailleurs, certains importateurs semblent désormais se repositionner aux achats à l'image de l'Irak qui devrait ce week-end acheter du blé.

Les traders intègrent en revanche les perspectives d'assolement en blé en baisse par rapport au précédent rapport. Le CIC révise ainsi les surfaces en blé en moindre progression désormais avec "seulement" + 2.6% contre + 4% attendu en novembre dernier. Néanmoins, malgré cette moindre hausse des surfaces, le CIC reste toujours très optimiste en terme de volume de récolte (642 MT) intégrant toujours une hypothèse de rendement largement supérieure aux dernières années.

Source : Agritel

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 11:53

Compte tenu des réévaluations de surfaces faites par les gouvernements argentin et brésilien, l’USDA (département américain de l’agriculture) a revu à la baisse ses estimations de production pour 2007/2008.

Au Brésil, les surfaces de soja ne devraient pas atteindre les 22 millions d’hectares prévus en début de campagne, selon le gouvernement brésilien. L’USDA estime que les surfaces n’atteindront finalement que 21,5 millions d’hectares, une hausse malgré tout de 3,9 % par rapport à l’an passé. La production monterait finalement à 60,5 Mt contre 62 Mt prévues un mois avant. Les rendements sont inchangés : les conditions pédo-climatiques restent favorables.

L’USDA envisage une baisse du disponible exportable brésilien. Selon l’analyse de l’organisation, l’Argentine pourrait compenser cette absence si les rendements se maintiennent. Le pays finirait toutefois la campagne avec des stocks très bas.

Côté tournesol, le gouvernement argentin a également revu les surfaces ensemencées à la baisse : elles ne dépasseraient pas 2,6 millions d’hectares. La sécheresse survenue dans la province de Buenos Aires semble avoir dissuadé certains exploitants de semer davantage. La récolte ne serait que de 4,4 Mt contre 4,6 Mt prévues précédemment.
Source : Agra Presse

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23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 22:45

Les céréales US ont le vent en poupe. Rappelez-vous : elles avaient soufflé la semaine dernière -- soufflé pour mieux rebondir cette semaine !

Le blé est reparti fortement à la hausse, poussé par une demande très forte. L'offre est trop insuffisante -- ça, on le savait. Et maintenant on se rend compte que les fermiers américains n'augmentent que très peu les terres consacrées à la culture du blé. Voilà qui est de mauvais augure pour le rééquilibrage de l'offre et de la demande.

Les exportations US de blé ont ainsi doublé sur la semaine -- tant la demande était soutenue !

Le soja et le maïs ont suivi la même tendance, affichant toutefois des hausses de cours moins significatives que celle du blé.

Reste à savoir comment le ralentissement économique pourrait impacter la demande mondiale de céréales. Il faut se poser la question.

Comme il s'agit de produits de base de l'alimentation, qui satisfont des besoins primaires, je ne pense pas que l'impact soit significatif. Il faut manger pour vivre !

En revanche, n'oubliez pas que les biocarburants participent à la définition de la tendance. De ce côté-ci, la demande pourrait s'atténuer… donc la pression sur les prix, s'alléger.

Livraison mars, le boisseau de blé cotait vendredi 9,60 $ sur le Cbot, le soja 12,54 $ et le maïs 4,98 $.

Source : L'Edito Matières Premières 21/01/08

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 20:28

Dans son dernier rapport publié le 11 janvier, le département américain de l’agriculture (USDA) a revu en légère hausse la production mondiale de blé pour la campagne 2007/2008 : celle-ci progresserait de 700 000 tonnes par rapport au mois dernier, passant à 603 Mt contre 602,31 Mt.

L’USDA a révisé en hausse les tonnages produits par la Russie (+ 1,4 Mt), tout en abaissant la production européenne de 700 000 tonnes.

Les besoins mondiaux diminueraient de manière quasi imperceptible, passant de 616,5 Mt à 616,4 Mt.

Les importations devraient s’accroître légèrement, en raison de la hausse de la demande au Pakistan, supérieure de 500 000 tonnes pour l’instant aux prévisions. A l’inverse, les disponibilités à l’export seraient plutôt inférieures aux prévisions. Les taxes instaurées par la Chine à l’export devraient réduire de 500 000 tonnes ses ventes de blé par rapport aux précédentes estimations.

La situation reste tendue. C'est ce que révèlent les prévisions concernant les stocks de fin de campagne aux Etats-Unis. Si les stocks de blé disponibles en fin de campagne 2007/2008 ont été réévalués en légère hausse fin décembre, montant à presque 8 Mt, ils resteront néanmoins au plus bas niveau enregistré depuis 60 ans.
Source : Agra Presse

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17 janvier 2008 4 17 /01 /janvier /2008 11:41

Les collecteurs vont avoir un mois et demi pour exporter du blé sur le marché mondial à partir de la fin janvier, ont indiqué les représentants de l’ONIGC (Office national interprofessionnel des grandes cultures), le 16 janvier en conférence de presse.

A partir du 29 janvier, le gouvernement russe va instaurer une nouvelle taxe sur les exportations de blé qui devrait limiter drastiquement les ventes, puisqu’elle pourrait monter à 105 euros par tonne. A partir de début mars devraient arriver sur le marché le blé argentin. Une fenêtre de tir d’un mois et demi pourrait donc permettre aux céréaliers français d’exporter.

L’Office prévoit pour l’instant dans son bilan 4,75 Mt de blé exportées sur pays tiers. Pour le moment, seules un peu plus de 2 Mt ont trouvées preneur à l’étranger. Le challenge est donc de taille. « C’est un bilan volontariste », a souligné Patrice Germain, directeur adjoint de l’ONIGC.

Source : Agra Presse 16/01/08

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 23:08

Les exportations de blé n’ont toujours pas décollé avec seulement 3 millions de tonnes de certificats délivrés à l’échelle de l’UE. La France est concernée à hauteur d’1,9 millions de tonnes face à un objectif marqué à 4,8 millions de tonnes dans le bilan ONIGC pour équilibrer le bilan au niveau du stock outil.

Le taux de change euro/dollar est de plus en plus pénalisant et la concurrence russe très présente sur le pourtour méditerranéen.

Source : Réussir céréales grandpaysage-fond-ecran-champ-de-ble-06.jpges cultures Janvier 2008

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 17:22

Le riz est l'aliment de base de 50% de la population mondiale. 90% de la production mondiale de riz est consommée en Asie. Dans certaines régions d'Asie, le riz représente jusqu'à 80% de l'alimentation principale.

C'est vous dire à quel point je suis le riz de près. Et mon constat est factuel et implacable : les prix du riz grimpent en flèche depuis 6 mois. Un seul exemple : le paquet de galettes de riz que j'achetais avant l'été 1 euro en vaut 1,46 aujourd'hui. J'ai du mal à m'y faire…

Nouveau record absolu pour le riz
La dernière fois que je vous ai parlé du riz,
c'était le 14 décembre. Le contrat futur sur le riz coté aux Etats-Unis sur le Cbot venait d'atteindre un niveau record à 13,45 $ le quintal. Et ma conclusion était la suivante : nous sommes dans un grand trend haussier. Ca va continuer.

Pour l'instant, Monsieur le Marché me donne raison. Le riz a atteint l'incroyable cours de 14,69 $ le quintal sur le Cbot, livraison mars. Il est donc non seulement dans un grand trend haussier de long terme, mais en plus, il est dans un cycle court terme de très forte hausse. 


La situation côté offre est plus tendue que jamais
Conditions climatiques déplorables, attaques en règle de la vermine qui se plaît dans des conditions de réchauffement, vous imaginez le tableau. Les rendements et la production sont en fort recul. Du coup, les exportations du Vietnam, deuxième producteur mondial de riz, sont en baisse. Or c'est le plus grand exportateur de riz avec… l'Inde.

Troisième producteur mondial de riz, et second plus gros exportateur de riz, l'Inde souffre tout autant que son concurrent. La sècheresse a fait chuter ses rendements. A tel point que les pouvoirs publics ont interdit les exportations de riz, à l'exception de la variété « basmati » pour l'instant. Il faut satisfaire en priorité la demande interne ! Donc les exportations s'affichent en baisse.

La Chine aussi souffre. Mais c'est plus discret…

Le stock mondial atteint un niveau alarmant
A votre avis, que peut-il bien se passer quand les deux plus gros exportateurs mondiaux de riz (Vietnam et Inde) réduisent leur offre ? Les stocks mondiaux fondent comme neige au soleil.

Les dernières anticipations de l'USDA font froid dans le dos. A la fin de la saison 2007/2008 (fin juin prochain), le stock aura probablement atteint sont plus bas niveau depuis 1983, à 72 millions de tonnes. A rapporter à une production mondiale de quelque 600 millions de tonnes.

Qui profite de la situation ?
Les Américains et les Thaïlandais. C'est à eux qu'incombe la lourde tâche d'assurer l'approvisionnement du monde en riz, étant donné les aléas subis par leurs deux principaux concurrents. Or l'USDA a été claire sur un point : 59% de la récolte 07/08 ont déjà été exportés. Il faudra tenir avec le solde restant jusqu'à l'été prochain.

Les Philippines enfoncent le clou !
Le mois dernier, ce pays a acheté plus de 420 000 tonnes de riz et ce mois-ci, il prévoit d'acheter 550 000 tonnes de riz supplémentaires. Pourquoi ? Tout simplement parce que le pays est convaincu que le prix du riz va augmenter dans les mois à venir. A l'image de l'écureuil, il remplit ses réserves avant que les prix n'explosent davantage encore.

Les Philippines devraient importer pas moins de 1,8 millions de tonnes de riz selon l'USDA ! Le stock mondial n'est pas prêt de reprendre du poil de la bête…

Les fermiers américains ne sont toujours pas enclins à produire plus de riz
A moins que les prix du riz ne grimpent davantage encore ! Ou que les cours du soja, du blé et du maïs ne se mettent à dégringoler, ce qui est à mon avis fort improbable !

Car la culture du riz est très difficile et onéreuse de surcroît, gourmande en eau et en énergie (deux postes de plus en plus chers). Cela m'étonnerait franchement que les fermiers US réduisent les terres consacrées à la culture de soja, blé ou maïs pour les consacrer au riz. N'y comptez pas trop.

La demande est de plus en plus forte
Toujours selon l'USDA, il devrait s'échanger sur les marchés 29,6 millions de tonnes de riz. Un record ! Le chiffre est en hausse de 3% sur l'année. Pourquoi ?

Parce que les pays producteurs doivent importer. Mais aussi parce que le niveau de vie des populations asiatiques s'améliore (ainsi qu'au Brésil). Leur pouvoir d'achat en hausse accroît leur capacité de consommation, et fait pression à la hausse sur les prix. Même aux Etats-Unis et en Europe, la demande est à la hausse.

S'ajoute enfin « l'effet de substitution » : le prix du blé devenant lui aussi prohibitif, les populations asiatiques se reportent davantage encore sur le riz, plus compétitif pour l'instant.

 Jusqu'où ira le cours du riz ?
Je n'en sais rien. Mais si l'on analyse les fondamentaux, le riz est parti pour être une denrée onéreuse. Comme le blé, le maïs ou l'eau. Je suis malheureusement haussière sur le riz dans les mois à venir.

Et ce n'est pas Jim Rogers qui me contredira sur ce point. Ce gourou incontesté des matières premières est lui aussi carrément haussier sur les « grains » dans les mois et années à venir.

 

Source : L'Edito Matières Premières 11/01/08

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12 janvier 2008 6 12 /01 /janvier /2008 23:39
L’OFFRE

Le maïs est la céréale la plus cultivée avec près de 40% de la production mondiale de céréale. Les trois principaux producteurs de maïs sont les Etats-Unis (avec plus de 40% de la production), la Chine (près de 20%) et le Brésil (6%) (source des chiffres : FAO).
La production mondiale de maïs est en forte progression et s’élève à plus de 700 MT.
Les stocks mondiaux de maïs entre 2006 et 2007 sont passés de 123 à 106 Mt. Cette réduction des stocks est essentiellement causée par les USA (source des chiffres : FAO).
LA DEMANDE

Près de 650 millions de tonnes sont consommés dans le monde. Les premiers consommateurs sont les Etats-Unis (plus de 30%), la Chine (20%), le Brésil (14%), le Mexique (4%) et le Japon (3%) (source des chiffres : FAO).

Il est important de distinguer trois types de consommations :
  • L’alimentation animale (consomme plus des deux tiers)

    Nous pouvons observer une corrélation négative entre le prix de l’aliment et la consommation (« le nombre de grains ») des animaux. Plus le prix du maïs augmente moins les animaux sont nourris avec cette céréale ; normal. Cependant, on constate que la dernière hausse du maïs n’entraîne pas une baisse de la consommation (perte de l’élasticité prix négative). Les agriculteurs continuent de nourrir leurs animaux avec le maïs, et ce malgré le prix élevé (il faut dire que toutes les céréales ont connu des fortes hausses de leurs cours).
  • Deuxième type de consommation : la consommation humaine. Le maïs est répandu comme nourriture essentiellement dans les pays du tiers monde, l’Afrique, l’Amérique Latine… La population de ces pays subit de plein fouet l’appréciation des cours (la tortilla, les tacos deviennent plus chers !).

  • Enfin, le dernier type de consommation : l’industrie. Le maïs riche en amidon rentre dans la composition de divers objets (sac…).
    Le Maïs intègre également une industrie très dynamique : le bioéthanol.
SYNTHESE
Source : http://www.pro-at.com/analyse-bourse/technique-Mais-la-nouvelle-pepite-1-7846.html
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