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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 23:26

Les prix élevés et le manque de disponibilité en orge et en blé favorisent l’augmentation des échanges de maïs.

Le maïs est attractif dans des pays importateurs de céréales fourragères comme l’Arabie Saoudite, l’Iran, en Syrie, mais également dans l’Union Européenne et au Mexique. Ainsi, les échanges mondiaux devraient se situer vers 95 Mt, c’est à dire 7 Mt de plus qu’en 2006 et 15 Mt de plus qu’en 2005 (+ 20 % en deux ans).

Les exportations des Etats-Unis devraient représenter plus de 60 % du marché, soit près de 60 Mt. La Chine, qui a été pendant longtemps le 2ème exportateur mondial, disparaît du top trois des ventes et laisse sa place à l’Argentine (16 Mt) et au Brésil (9Mt).

Source : Perspectives Agricole n°341

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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 23:53
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Pour 2007, la production mondiale de maïs est estimée au niveau record de 767 Mt, c’est à dire 70 Mt de plus qu’en 2006. D’autre part, les emblavements n’ont jamais été aussi élevé s dans le monde. Les surfaces récoltés sont estimées à 157 Millions d’hectares, soit 10 Mha de plus qu’en 2006 (dont 6 Mha de plus aux Etats-Unis).

D’autre part, sauf dans quelques pays de l’Union Européenne (Hongrie, Roumanie), les rendements sont bons chez les principaux producteurs (Etats-Unis, Brésil, Argentine).

Pour les récoltes futures, les premières statistiques d’emblavement pour l’hémisphère Sud annoncent une hausse des surfaces en Argentine (+ 10 %), au Brésil (+ 10%) et en Afrique du Sud (+ 5 %). Cependant les chiffres sont à relativiser compte tenu du poids des Etats-Unis dans la production.

Les emblavements américains dépendront essentiellement du différentiel de prix entre soja et maïs dans un contexte de poursuite de croissance du bioéthanol et d’une forte demande en huile. A suivre …

Source : Perspectives Agricoles de Janvier 2008

 

Les Etats-Unis sont les leaders du maïs en 2007, s’affichant comme le :

-         1er producteur mondial (43 % de la production)

-         1er exportateur mondial (63 % des parts de marché)

-         1er utilisateur mondial de maïs pour l’éthanol (86 % des utilisations).

Sources : CIC et USDA

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 15:34

Les mesures de taxation à l’export prises par la Chine et la Russie devraient redynamiser le marché européen des céréales ont indiqué le 2 janvier des opérateurs du secteur.

La Chine a annoncé le 30 décembre la mise en place, dès le 1er janvier, de taxes à l’exportation pour le blé et ses produits dérivés à hauteur respectivement de 20 et 25 %. Selon des statistiques gouvernementales, la production chinoise de céréales s’est élevée à 497 millions de tonnes (Mt) en 2006 et à plus de 500 Mt en 2007.

De son côté, la Russie a annoncé le 28 décembre l’instauration de taxes à l’exportation de blé à hauteur de 40 % (au minimum 105 euros/t) dès la fin du mois de janvier, et ce jusqu’au 30 avril prochain. Cette forte limitation des exportations ne devrait laisser en compétition, comme grands exportateurs, que les Etats-Unis, dont les objectifs à l’exportation seront bientôt atteints, et l’Union européenne.

Source : Agra Presse
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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 15:14

D’après les premières estimations des Directions Régionales de l’ONIGC, les « cultures d’hiver » semées pour la récolte 2008, devraient gagner quelque 90 000 ha par rapport aux semis de la récolte 2007 (+ 1,15 %).

La surface en blé tendre augmenterait de 3,4 % pour atteindre 4,96 Mha contre 4,80 Mha en 2007. Les orges d’hiver gagneraient 40 000 ha environ (+ 3,8 %) pour couvrir 1,23 Mha contre 1,18 Mha l’an passé. A l’inverse, la surface en blé dur devrait diminuer de 1,9 % tandis que le colza reculerait de 6,7 % après plusieurs années de forte croissance.

 

Blé tendre : proche du maximum historique
La surface nationale de blé tendre devrait progresser de 3,4%, avec 4,96 Mha ensemencés contre 4,80 Mha en 2007. Un niveau proche du maximum historique observé en 1984 (4,98 Mha). Cette évolution s’explique sans doute en partie par l’évolution des cours du blé tendre depuis le printemps 2007. Cependant, les assolements en France sont moins réactifs aux variations de marché que dans d’autres pays, en raison du nombre de cultures composant les assolements.
L’augmentation des surfaces de blé tendre est variable suivant les régions: Rouen, Orléans et Rennes enregistrent les plus fortes progressions en valeur absolue (entre 21 000 et 25 000 ha).
Les régions de l’Ouest et l’Auvergne-Limousin observent, quant à elles, les plus fortes
augmentations en valeur relative (plus de 4 %).

 

Les orges d’hiver gagneraient quelque 40 000 ha
Les orges d’hiver progresseraient pour leur part de 1,19 Mha à 1,23 Mha (+ 3,8 %).
La hausse des prix des orges - fourragères comme brassicoles -, n’est sans doute pas non plus étrangère à cette évolution.
Les régions d’Orléans et de Châlons-en-Champagne enregistrent les plus fortes progressions en valeur absolue (entre 10 000 et 11 000 ha). Les régions de Rouen, Châlons-en-Champagne et Marseille, affichent, pour leur part, les plus grosses augmentations en valeur relative.
Seule la région de Nancy prévoit une diminution de sa surface en d’orges d’hiver.

 

Recul du colza attendu
Après plusieurs années de forte croissance, la sole de colza diminuerait de – 6,7 % au niveau national, avec des réductions de surfaces importantes dans les régions de Lille, Rennes, Bordeaux, Marseille et Lyon.
Cette réduction de la sole colza était attendue, vu le rapport de prix défavorable au colza, les rendements décevants dans certaines régions et la suppression de l’obligation de jachère.

Source : ONIGC 13/12/07

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3 janvier 2008 4 03 /01 /janvier /2008 23:10

La fièvre qui pousse les matières premières à la hausse ne devrait pas épargner les valeurs agricoles, dopées par la hausse des taxes à l'exportation sur les céréales en Chine et en Russie, une très forte demande mondiale, la mauvaise récolte en Australie et une intense spéculation.

La Chine a annoncé en fin de semaine dernière la mise en place effective dès le 1er janvier de taxes à l'exportation pour les céréales, le riz et le soja allant de 5% à 25%.

La Russie a annoncé au même moment le quasi-quintuplement de 22 à 105 euros la tonne des taxes à l'exportation de céréales pendant trois mois, ce qui devrait de facto la faire sortir du marché international.

Des annonces qui interviennent alors que l'Argentine vient de suspendre ses exportations de blé jusqu'à nouvel ordre, et alors que la mauvaise récolte 2007 de l'Australie pour cause de sécheresse avait déjà largement réduit l'offre.

Ne restent donc comme grands exportateurs que les Etats-Unis, le Canada ou le Kazakhstan. Dans l'Union européenne, la récolte de la France, premier producteur céréalier de l'UE, a elle aussi été mauvaise, notent les analystes.

En outre, le baril de pétrole a atteint mercredi pour la première fois 100 dollars, un niveau qui encourage le transfert vers les énergies alternatives et accroît la demande de blé et de maïs, avec lesquels sont produits le bioéthanol, ou celle de soja (biodiesel).

La répercussion de ces nouvelles sur le marché de Chicago a été immédiate: le contrat à terme sur le soja a fini mercredi à 12,3250 dollars, à moins de 60 cents de son pic historique (12,90 dollars), atteint en 1973.

Le contrat de blé pour livraison en mars a gagné 30 cents, la progression quotidienne maximum autorisée sur le Chicago Board of Trade (CBOT). Le contrat de maïs pour échéance en mars a lui aussi clôturé en forte hausse (+7,50 cents).

"La situation sur le marché est vraiment très tendue", constate Joe Victor, analyste d'Allendale.

"Les stocks sont à des planchers historiques, et toute restriction supplémentaire sur les exportations ne peut que conduire à des niveaux de prix plus élevés", remarque Abdolreza Abbassian, analyste du marché céréalier à l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et de l'agriculture (FAO).

Selon lui, l'impact sur le marché est avant tout psychologique car "la majeure partie des céréales russes qui auraient pu être exportées l'a déjà été".

Mais, si la Chine comme la Russie disposent d'assez de ressources céréalières pour leur marché intérieur, les autorités de ces pays s'inquiètent du retour de l'inflation et de la hausse du prix des denrées alimentaires.

Pour éviter une "course à l'exportation" des céréales et du soja, elles veulent faire passer le message, parfois à vocation électorale comme en Russie, que "tant que les prix augmentent, elles ne laisseront pas les ressources céréalières partir à l'exportation", souligne M. Victor.

Alors que l'indice de la FAO mesurant l'évolution des prix alimentaires dans le monde a bondi de près de 40% en 2007, M. Victor s'attend à ce que la tendance haussière persiste au moins "jusqu'au début du mois d'avril", quand les perspectives pour les récoltes 2008 seront un peu plus claires.

D'autant plus que la demande des pays émergents continue à fortement augmenter: "le 31 décembre, on a encore reçu un appel d'offre de 610.000 tonnes de blé du Pakistan et de 50.000 tonnes de plus du Bangladesh", note l'analyste d'Allendale.

Les analystes de la banque d'affaire Goldman Sachs s'attendent à ce que l'envolée des matières premières continue cette année, et en particulier dans le domaine des denrées agricoles, pour lesquelles ils ont relevé leurs perspectives de prix il y a trois semaines, notamment pour le soja (+60%).

Source : AFP le 03/01/2008 13h50

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