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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 21:36

Je vais commencer la série par le plus facile quoi que le colza peut toujours nous réserver des surprises et terminer par le plus difficile l'orge brassicole.

Les fondamentaux du colza sur le plan du marché mondial sont les suivants sur un historique de 3 ans :

 

- 2007/2008 une production de 47,7 Mt et une consommation de 48,6 Mt avec un stock fin de 6,3 Mt

 

- 2008/2009 une production de 48,6 Mt et une consommation de 50,7 Mt avec un stock fin de 4,3 Mt

 

- 2009/2010 une production de 58,1 Mt et une consommation de 55,5 Mt avec un stock fin de 6,9 Mt

 

et une perspective avec des niveaux de rendements prochent de ceux de l'année 2009 pour :

 

- 2010/2011 une production de 59,7 Mt et une consommation de 60,6 Mt avec un stock fin de 6,1 Mt

 

Problème en France :

- les surfaces sont en baisses de 1,2% (source Agreste) soit 1 463 000 ha

- les rendements auront du mal à atteindre les 38 qx de moyenne par hectare comme en 2009 (une baisse de 5 à 10 % ne serait pas surprenant pour la récolte 2010)

 

Problème en Ukraine :

- les colza ont souffert de l'hiver et les rendements seront sans doute décevant par rapport à 2009.

 

Si on est réaliste, la production mondiale pourrait être plus proche des 55 Mt que des 60 Mt comme comptabilisé à ce jour par les bureaux de prospections. Cela aurait pour conséquence de réduire fortement les stocks et de les tendre vers 0 du fait d'une augmentation de la consommation d'huile et de l'utilisation de cette dernière vers de nouveaux débouchés.

 

La capacité de l'export des 2 principaux acteurs dans le meilleur des cas serait estimée à 1,2 Mt pour l'Ukraine et 2,2 Mt pour le Canada.

 

Ensuite, vous me direz, il y a l'importation de produit comme le soja, mais comme ce dernier reste achetable sur le marché mondial à des cours élevés, cela ne serait guère rentable pour les triturateurs.

Alors une dernière solution est possible, celle d'importer des huiles de palme, mais là, ce n'est pas si simple qu'il y paraît car la demande se fait de plus en plus pressante de la part de l'Asie et de son utilisation dans les biocarburants.

 

Conclusion :

 

Nous assistons sur le marché du colza depuis fin janvier à une hausse lente et inéxorable des cours.

C'est pour cela qu'à CT, je suis relativement confiant pour aller chercher l'objectif des 330/335€ de la tonne avec des bases très faible car la marchandise sera recherchée. Ensuite si le climat ne permet pas d'obtenir un PMG compensateur, il sera permis de rêver à revoir des cours aller chercher l'objectif des 350€/t puis peut être aller au delà avec une cible ultime à 400€/t (mais attention car aujourd'hui c'est encore du domaine des rêves).

 

Colza-7-Juin-2010.png

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commentaires

Damien 09/06/2010 19:06


Bonsoir Claude, pensez-vous qu'un Call sur le colza pour Nov.10 avec un sticke de 350€/t est faisable ?


Claude 09/06/2010 19:13



Bonsoir Damien,


 


La mécanique est toujours la même que ce soit sur une valeur mobilière ou sur une matière première, lorsque la tendance de fond est là, la hausse se poursuit normalement mais une fois que la
principale résistance est cassée (en l'occurence les 330/335 €), la hausse devient exponentiel car le signal est donné et on a l'effet boule de neig ou démultiplicateur.



michel 08/06/2010 20:26


il ne faudrait pas que le petrole decroche !


Damien 08/06/2010 19:05


En colza le R.U. s'attend à une bonne récolte, mais dans le manitoba (province du canada avec une forte production de canola) à vu des fortes pluies fin mai empêchant ainsi les semis de continuer.
Le temps y reste mauvais jusqu'à ce week-end et il va leur faloir attendre encore de nombreux jours avant de pouvoir espérer semer les 10% qu'il reste.

Claude lorsque vous parlez des 350 à 400€/t sur le colza, à quel période pensez-vous ?


benoit 08/06/2010 18:47


Comment est justifié la production de 59.7 MT de colza ???
Comme prévu, forte attaque de sclérotinia sur de nombreuses parcelles à cause d'une re-floraison due aux pluies de mai dans le Berry...


Etienne 08/06/2010 09:50


Il faut savoir que dans l'ouest canadien , ils ont des difficultés d'ensemencement du à l'humidité , un ami agriculteur du SK me signale que dans sa région les semis de printemps sont réalisé à 30
%